Nom de naissance Sarah Maldoror
Genre Femme
Profession(s) Réalisateur/Metteur en Scène
Avis

Biographie

Après des études de théâtre et la participation à la création de la première troupe noire à Paris, « les Griots », Sarah Maldoror, d'origine guadeloupéenne, part étudier le cinéma à Moscou. Ses premières réalisations l'emmène vers l'Afrique, où elle tourne des films anti-colonialistes, très représentatifs du cinéma engagé des années 1970. Elle obtient dès 1969, avec Monagambée (CM), tourné en Algérie, le prix du meilleur réalisateur aux Journées cinématographiques de Carthage. Avec son premier long métrage, Des fusils pour Banta (1970), tourné en Guinée-Bissau, Sarah Maldoror prend le chemin du maquis et s'engage dans des productions difficiles, en marge des discours et des circuits officiels. Sambizanga (1972), tourné au Congo, lui vaut le Tanit d'or aux Journées cinématographiques de Carthage. Depuis lors, elle rencontre de grandes difficultés pour monter ses projets et n'a tourné qu'un troisième long métrage, en 1985 : le Passager du Tassili, une fois encore entre Paris et Alger. Inversant le cheminement habituel de la majorité des réalisateurs, elle s'est alors tournée vers le court métrage, et depuis près de trente ans, en a réalisé un grand nombre, beaucoup d'entre eux sur des thématiques sociales, littéraires, antillaises, voire les trois à la fois. Réalisé en 1995 en Guyane, Léon Gontran Damas, consacré à l'auteur du même nom, compagnon de route de Césaire et Senghor, s'est particulièrement distingué par la qualité de sa photographie en noir et blanc.

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2005 Voisins, Voisines Acteur madame Patisson
1979 Cap-Vert, un carnaval dans le Sahel Réalisateur -
1972 Sambizanga Réalisateur -
- EIA pour Césaire Réalisateur -