Nom de naissance Ry Cooder
Genre Homme
Profession(s) Musique, Décors
Avis

Biographie

Huitième meilleur guitariste parmi les 100 qui comptent dans le monde du rock d'après Rolling Stone US, Ry Cooder a de quoi séduire, tant il a abordé son instrument de manières différentes au fil des ans. Commençant blues avec Taj Mahal, il rejoint le Magic Band du Captain Beefheart, pour ensuite collaborer avec les Stones, puis lâcher le blues pour la world multi-facettes du Mexique à Cuba, en passant par l'Afrique et l'Inde. Résumé de parcours en six cordes et quatre décennies.Electricity !!!!Repéré par Don van Vliet, le Captain Beefheart en personne, le jeune guitariste de studio californien est illico intégré à la première mouture du Magic Band. Nous sommes en 1967 et pendant que les hippies découvrent la méditation transcendantale, les vrais freaks de la côte Ouest, Zappa et son pote jouent avec ceux que les groupes psychédéliques ne satisfont pas. Ryland, déjà encyclopédiste apporte avec son jeu de slide, un son ultra-cru au blues déjanté du groupe et lui offre les plus belles parties de guitare de Safe as Milk (Buddah Records) sur Electricity et Abba Zabba en poussant le son garage à son apogée, la technique en plus. Disque culte qui le satisfait moyennement, à cause du modus operandi de Beefheart qui se contente de donner la direction musicale, pour ensuite signer les titres avec ses arrangements. Cooder se casse en claquant la porte et le traitant d'escroc et retourne cachetonner dans les studios... Les studios dont l'avait déjà sorti Taj Mahal l'année précédente, le bluesman qui relie les classiques du blues en leur offrant un son caraïbe ou carrément néo-orléanais, selon l'envie du moment avec ses Rising Sons. Adapter devient vite une fixette pour Cooder, capable de tout jouer avec un son bluesy immédiatement reconnaissable. Et en 1968, il joue sur Randy Newman et 12 Songs, les premiers dudit Randy, qui s'affiche d'entrée comme le meilleur parolier de sa génération, tout en double-sens et explosions. Joe Cocker  récupérera Mama told Me Not to Come avec le joyeux double-;sens entre venir et jouir pour faire mousser les charts US quinze ans plus tard. Love in Vain ? Répertorié dans les crédits de pochette de Leet it Bleed et Sticky Fingers, albums marquants des Stones post-Brian Jones, Cooder joue de la mandoline sur Love in Vain et de la slide sur Sister Morphine. Richards agissant comme Beefheart, Cooder claque la porte sur des royalties impayées... Dommage, le son de Sister Morphine, c'est bien lui ! Il aura quand même eu le temps d'enregistrer, en 1970, l'excellent et méconnu Jammin with Edward, sous la houlette du Stones jamais crédité, le pianiste Nicky Hopkins (homme d'affaires dans la journée !). Tous les Stones, sauf Keith Richards -; fuck you mister K. ! On ne le retrouve en session qu'en 1979 avec Van Morrisson jouant des plans fabuleux sur l'album Into the Music, sur Full force Gail. Break ? Chicken Skin MusicEn fait, les années 70 sont, pour le guitariste, celles où il défouraille, plus vite que son ombre, des albums que Warner ne sort pas tous... Et pourtant, des promos live aux albums roots avec l'accordéoniste Flaco Jimenez, voire un hawaïen au ukulélé - faut oser, mais ça se mérite, carrément que du bon, avec un gros succès pour l'album Jazz et ses relectures du pianiste Scott Joplin (Maple Leaf Rag) et son tube Little Sister, reprise r'n'b d'Elvis sur Bop til you drop. Son parcours est de trouver dans la musique populaire, les thématiques qui résonnent d'actualité, quitte à rhabiller les partitions d'autres arrangements, comme il le fera pour Wim Wenders en 1984 et la B.O. de Paris Texas, en partant de Blind Willie Johnson's et "Dark Was the Night (Cold Was the Ground)", mais en le citant comme source (Allo Keith Richards ?). Studio+ BO + bientôt direction de production et on entre dans la décennie des records et autres awards musicaux ou pas. Talking Timbuktu ? Très intéressé par les musiques ethniques qui ne font le succès des gros labels, Cooder trouve des projets annexes en regardant vers d'autres continents. Et, appelant à la rescousse son pote Wim Wenders, il part à Cuba pour enregistrer une bande de papys dont certains sont retirés de la scène depuis deux bonnes décennies. Ce sera le carton mondial du label anglais World Circuit avec Buena Vista Social Club, le disque d'abord en 1994, puis le film de l'enregistrement et de la tournée ensuite en 1999. Parfait artefact qui remet à l'honneur les son et autre montuno cubains par ceux qui les ont créés et défendus depuis les années 30 : Ibrahim Ferrer, Omara Portuondo, Compay Segundo, Eliades Ochoa, Ruben Gonzalez. Chanteurs/ses, guitaristes, pianiste et percussionniste s'en donnent à coeur joie sur un des plus poignants disques de blues cubain de 1994. Mais Cooder est déjà reparti en Afrique, sur les instances du même label, rencontrer un bluesman du delta - oui, mais du Niger : Ali Farka Touré, fermier de son état, et guitariste intuitif qui redonne au blues ses racines africaines (à l'oeuvre dans le film que  lui a consacré Martin Scorsese) Du Mississippi au Mali (WildSide). La rencontre de deux traditions fait sens, d'autant que l'année précédente, le label avait enregistrer Farka avec Taj Mahal, autre complice de Cooder. Là, On ne sait qui joue tant les guitaristes sont raccord sur Talking Timbuktu (World Circuit), fabuleuse rencontre de la tradition blues américaine jouée par un blanc et relue par un africain du Niger. Le résultat Afrique /US = 1/1, à partir des compositions de Touré. Ce que l'on sait moins, c'est que Cooder, comme John Mc Laughlin, a aussi une passion pour les draperies la musique indienne et qu'il a enregistré en 1992, avec le joueur de vina indien (la guitare du cru) Vishwa Mohan Bhatt, un album pour le label Water Lily Acoustics  A Meeting by the River, un disque tout analogique -; le procédé d'enregistrement d'avant le numérique au son chaud sans aucune compression, qui donne une aération et un son inaccoutumé à l'audition ... Chavez and Me Les Awards et Grammies tombent en pluie pour tous ces albums, jusqu'au XXIe siècle et Cooder a gagné son pari de revitaliser les musiques du monde et de les faire vendre à millions à des gens curieux qui refusent le formatage des radios et labels. Et cela continue, aujourd'hui, sur le label Nonesuch qui publie ses albums (la division aventureuse de WEA) et a sorti le troisième album de sa trilogie californienne I, Flathead  en juin dernier. Auparavant, Cooder avait joué en tournée le Wizard of Oz, pour une fondation caritative enfantine et produit le dernier album de Mavis Staples, immense chanteuse de gospel (Staples singers). Sans plus avoir besoin de jouer du rock, il prend la musique par les racines et les secoue, s'occupant d'ovnis passant dans le ciel californien, d'histoires de la grande dépression. Sur les traces du Dylan archiviste,  la slide en bandoulière et l'Amérique au bout des doigts.    

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2007 My Blueberry Nights Compositeur -
1997 Primary Colors Compositeur -
1996 Dernier recours Compositeur -
1996 The End Of Violence Compositeur -
1993 Geronimo Compositeur -

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