Robert STEPHENS

  • Profil mis à jour le 13/02/2010
  • Date de décès :

La biographie de Robert STEPHENS

Il a un temps formé avec sa seconde femme, l'actrice Maggie Smith, l'un des couples vedettes de la scène britannique. Le théâtre, où sa réputation tant comme acteur que comme metteur en scène est considérable, reste son domaine d'élection. Au cinéma, il a débuté en 1961, mais son physique élégant et sa morgue typiquement « british » n'ont pas souvent inspiré les cinéastes. On le remarque dans un petit rôle dans Un goût de miel (T. Richardson, 1962), mais il a bien plus d'allure, face à Maggie Smith, en artiste séducteur de fraîches pécores dans les Belles Années de Miss Brodie (R. Neame, 1969), ou en grandiose proxénète de haut vol dans Voyages avec ma tante (G. Cukor, 1972). Skolimowski utilise à merveille sa séduction hautaine dans le Cri du sorcier (1978). Mais il reste surtout l'admirable Sherlock Holmes de la Vie privée de Sherlock Holmes (1969) de B. Wilder : il n'avait pas son pareil pour ravaler sa mélancolie en s'injectant rageusement une dose de morphine. C'est la seule fois où Robert Stephens tient un premier rôle cinématographique : il y prouve avec grandeur qu'il avait l'étoffe des meilleurs.

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