Robert Mitchum ©ABACA

Robert Mitchum

Robert Mitchum ©ABACARobert Mitchum ©ABACA
  • Profil mis à jour le 27/01/2014
  • Nationalité :
    Américain
  • Date de naissance :
    06 août 1917
  • Date de décès :
    01 juillet 1997
  • Sexe :
    Homme
  • Profession :
    Acteur

La biographie de Robert Mitchum

Robert Charles Durman Mitchum est un acteur américain né le 6 août 1917 à Bridgeport, dans le Connecticut et décédé le 1er juillet 1997 à Santa Barbara à l'âge de 79 ans. Célèbre pour ses rôles dans les films Les Forçats de la gloireUn si doux visage, La rivière sans retour, La nuit du chasseur, Celui par qui le scandale arrive, Le jour le plus long, Deux sur une balançoire, La bataille d'Anzio, La fille de Ryan, La Bataille de Midway, Le dernier Nabab, Les nerfs à vif et Dead Man, il est l'un des acteurs majeurs des décennies 50, 60 et 70.

Né dans un foyer désuni, Robert Mitchum l'a quitté dès qu'il a pu, subsistant grâce aux emplois les plus divers : mineur, boxeur ou bien ouvrier. Après avoir eu la chance d'entrer dans les studios comme scénariste, il réalise qu'il veut en fin de compte « faire l'acteur ». En 1943, il est figurant dans une vingtaine de films. En 1944, on le remarque déjà dans un rôle notable : Étrange Mariage de William Castle tandis que l'année suivante, il connaît les prémices de la renommée avec Les Forçats de la gloire (W. Wellman), qui lui vaut une nomination aux Oscars. La RKO le prend sous contrat, décidée à en faire une star. Pour cela, on le « prête » à la MGM (Lame de fond, V. Minnelli, 1946) et à la Warner Bros (la Vallée de la peur, R. Walsh, 1947, un de ses premiers rôles en vedette et un de ses meilleurs).

En 1948, il est arrêté pour détention de marijuana. On aurait pu penser, à l'époque, que sa carrière ne s'en relèverait pas. Mais, au contraire, sa popularité se développa et il devint la plus grande vedette masculine de la RKO, qui l'associait à Jane Russell. Quand la RKO se démantela, il n'eut aucune difficulté à préserver son prestige et à continuer à jouer des grands premiers rôles.

La rencontre du succès

Aussi émouvant que Laurence Olivier (la Fille de Ryan, D. Lean, 1970) ou aussi inquiétant que Charles Laughton lorsque celui-ci lui confie, dans un film unique, un rôle exceptionnel (la Nuit du chasseur, 1955), il impose d'abord son personnage calme et nonchalant. C'était sur ce charme « cool », un rien paresseux, voire un peu veule ou un peu gouape, que Howard Hughes voulut bâtir l'alchimie du couple Mitchum-Russell : Fini de rire (J. Farrow, 1951, où Mitchum repassait ses billets de banque froissés) ou le Paradis des mauvais garçons (J. von Sternberg, 1952) attestent sinon de la réussite, du moins du caractère sympathique de l'entreprise.

Cette décontraction, idéale pour le film noir, pouvait à loisir passer pour du je-m'en-foutisme ou pour un détachement moral ; il était en fait un mélange des deux : Voyage sans retour (Farrow, 1950), Mon passé défendu (R. Stevenson, 1951) ou Racket (J. Cromwell, 1951) méritent une place très honorable dans un panorama du genre, juste au-dessous de ces classiques que sont Feux croisés (E. Dmytryk, 1947), Pendez-moi haut et court(J. Tourneur, 1947), Un si doux visage(O. Preminger, 1953) ou même Adieu ma jolie (D. Richards, 1975). Dans ces films, Mitchum dépasse subtilement la décontraction pour suggérer une certaine lassitude intérieure, une noblesse bafouée proche de la misanthropie.

En revanche, ses rôles westerniens ne dépassent que rarement le caractère superficiel de cette décontraction : Ciel rouge (R. Wise, 1948) avait annoncé la couleur que La Rivière sans retour(O.Preminger, 1954), Bandido Caballero (R. Fleischer, 1956), El Dorado (H. Hawks, 1967) ou Un homme fait la loi (B. Kennedy, 1969) n'ont fait que confirmer. Mitchum y représente, d'un côté ou de l'autre de la loi, un héros fataliste, en paix avec lui-même. Ce n'est qu'occasionnellement qu'il a fait vivre quelques personnages westerniens tourmentés : la Vallée de la peur de Walsh (1947), l'Homme au fusil de Richard Wilson (1955) ou l'Aventurier du Rio Grande de Parrish (1959).

Une star incontestable et incontestée

En un second temps, c'est la sensibilité de Robert Mitchum, véhiculée par la souplesse de son jeu et l'économie de son expressivité, que l'on remarque. Dans ce registre introspectif, trois de ses interprétations sont mémorables. Le patriarche de Celui par qui le scandale arrive (V. Minnelli, 1960), dont le bureau est aussi rouge que la blessure qu'il porte au fond de lui-même. Le GI troublé par la féminité d'une nonne avec qui il est naufragé dans une île du Pacifique, dans l'admirable Dieu seul le sait (J. Huston, 1957), qui contient sans doute la création la plus fine, la plus subtile et la plus grisante de Mitchum.

C'est dans les années 60 que Mitchum atteint le sommet de sa gloire. Comment n'aurait-il pas eu sa place dans le casting impressionnant du film Le Jour le plus long (Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck, 1962) qui comprenait notamment John Wayne, Henry Fonda, Robert Ryan, Bourvil, Arletty, Hans Christian Blech ou encore les jeunes Clint Eastwood et Sean Connery.

La même année, Mitchum se retrouve à Deux sur la balançoire aux côtés de Shirley MacLaine puis continue à enrichir sa filmographie avec Massacre pour un fauve (1963), La route de l'Ouest (1967), Cinq Cartes à Abattre (1968), La colère de Dieu (1972), Yakuza (Sidney Polack - 1974), La Bataille de Midway (1976), Le dernier Nabab (1976) ou encore Le Grand Sommeil (1978).

Dernières apparitions

Dans les années 80, il ne ralentit pas le rythme mais commence une carrière à la télévision dans des feuilletons comme Le Souffle de la Guerre (1983) ou Nord et Sud(1985). S'il se fait plus rare au cinéma, il n'est pas non plus totalement absent des salles obscures puisqu'en 1984 le public peut le retrouver à l'affiche de Maria's Lover et quatre ans plus tard, en 1988, au générique de Mr North.

En 1990, il tourne pour Georges Lautner dans Présumé Dangereux puis l'année suivante pour Martin Scorsese dans Les Nerfs à vif. Sa dernière apparition au cinéma, il la fera en 1995 dans le film Dead Man de Jim Jarmusch au côté de Johnny Depp et sur une bande son mémorable signée Neil Young. Le 1er juillet 1997, il décède à l'âge de 79 ans, victime d'un arrêt cardiaque. Il meurt la veille de son vieil ami James Stewart.

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Commentaires sur Robert Mitchum

Robert Mitchum est un très grand. Le plus grand. Et le plus beau.
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Anonyme | le 08/12/2009 à 21h42 | Signaler un abus
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