Robert Mitchum
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- Profil mis à jour le 16/02/2010
- Date de décès :
- Sexe : Homme
La biographie de Robert Mitchum
Né dans un foyer désuni, Robert Mitchum l'a quitté dès qu'il a pu, subsistant grâce aux emplois les plus divers : mineur, boxeur ou bien ouvrier. Après avoir eu la chance d'entrer dans les studios comme scénariste, il réalise qu'il veut en fin de compte « faire l'acteur ». En 1943, il est figurant dans une vingtaine de films. En 1944, on le remarque déjà dans un rôle notable : Étrange Mariage de William Castle. L'année suivante, il connaît les prémices de la renommée avec les Forçats de la gloire (W. Wellman), qui lui valent une citation à l'Oscar. La RKO le prend sous contrat, décidée à en faire une star. Pour cela, on le « prête » à la MGM (Lame de fond, V. Minnelli, 1946) et à la Warner Bros (la Vallée de la peur, R. Walsh, 1947, un de ses premiers rôles en vedette et un de ses meilleurs). En 1948, il est arrêté pour détention de marijuana. On aurait pu penser, à l'époque, que sa carrière ne s'en relèverait pas. Mais, au contraire, sa popularité se développa et il devint la plus grande vedette masculine de la RKO, qui l'associait à Jane Russell. Quand la RKO se démantela, il n'eut aucune difficulté à préserver son prestige et à continuer à jouer des grands premiers rôles.Aussi émouvant que Laurence Olivier (la Fille de Ryan, D. Lean, 1970) ou aussi inquiétant que Charles Laughton lorsque celui-ci lui confie, dans un film unique, un rôle exceptionnel (la Nuit du chasseur, 1955), il impose d'abord son personnage calme et nonchalant. C'était sur ce charme « cool », un rien paresseux, voire un peu veule ou un peu gouape, que Howard Hughes voulut bâtir l'alchimie du couple Mitchum-Russell : Fini de rire (His Kind of Woman, J. Farrow, 1951, où Mitchum repassait ses billets de banque froissés) ou le Paradis des mauvais garçons (J. von Sternberg, 1952) attestent sinon de la réussite, du moins du caractère sympathique de l'entreprise. Cette décontraction, idéale pour le film noir, pouvait à loisir passer pour du je-m'en-fichisme ou pour un détachement moral ; il était en fait un mélange des deux : Where Danger Lives (Farrow, 1950), Mon passé défendu (R. Stevenson, 1951) ou Racket (J. Cromwell, 1951) méritent une place très honorable dans un panorama du genre, juste au-dessous de ces classiques que sont Feux croisés (E. Dmytryk, 1947), la Griffe du passé / Pendez-moi haut et court (J. Tourneur, 1947), Un si doux visage (O. Preminger, 1953) ou même Adieu ma jolie (Dick Richards, 1975). Dans ces films, Mitchum dépasse subtilement la décontraction pour suggérer une certaine lassitude intérieure, une noblesse bafouée proche de la misanthropie. En revanche, ses rôles westerniens ne dépassent que rarement le caractère superficiel de cette décontraction : Ciel rouge (R. Wise, 1948) avait annoncé la couleur que la Rivière sans retour (Preminger, 1954), Bandido Caballero (R. Fleischer, 1956), El Dorado (H. Hawks, 1967) ou Un homme fait la loi (The Good Guys and the Bad Guys, B. Kennedy, 1969) n'ont fait que confirmer. Mitchum y représente, d'un côté ou de l'autre de la loi, un héros fataliste, en paix avec lui-même. Ce n'est qu'occasionnellement qu'il a fait vivre quelques personnages westerniens tourmentés : la Vallée de la peur de Walsh, l'Homme au fusil de Wilson (1955) ou l'Aventurier du Rio Grande de Parrish (1959).En un second temps, c'est la sensibilité de Robert Mitchum, véhiculée par la souplesse de son jeu et l'économie de son expressivité, que l'on remarque. Dans ce registre introspectif, trois de ses interprétations sont mémorables. Le patriarche de Celui par qui le scandale arrive (V. Minnelli, 1960), dont le bureau est aussi rouge que la blessure qu'il porte au fond de lui-même. Le GI troublé par la féminité d'une nonne avec qui il est naufragé dans une île du Pacifique, dans l'admirable Dieu seul le sait (J. Huston, 1957), qui contient sans doute la création la plus fine, la plus subtile et la plus grisante de Mitchum. Enfin, le tueur fatigué, fidèle aux vieilles amours et aux vieilles amitiés, confronté à un Japon déchiré en
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La filmographie de Robert Mitchum
- Maria's lovers ( 1984)
- Les copains d'eddie coyle ( 1973)
- Les forcats de la gloire ( 1945)
- Bandido caballero ( 1956)
- L'aventurier du kenia ( 1964)
- Madame croque maris ( 1964)

