Avis: 
Sexe: 
Femme

Biographie: 

Cet ancien garde royal londonien, qui s'est orienté vers la carrière d'acteur de manière accidentelle, a très vite quitté l'Angleterre pour Hollywood, qui devait se laisser séduire par son charme désinvolte. Nanti d'un contrat de la MGM, il orne de son élégance très britannique les films où apparaissent Kay Francis (Passion Flower, W. C. De Mille, 1930) ou Constance Bennett (Bought, A. Mayo, 1931). Après un retour infructueux en Angleterre, il tente à nouveau sa chance aux États-Unis, grâce à un contrat avec la Paramount. Après une année passée à jouer les utilités, il a suffi de le voir, soupirant effervescent et farfelu de Claudette Colbert, dans Aller et retour (W. Ruggles, 1935) pour comprendre qu'une nouvelle étoile était née. Il restera au sommet pendant une vingtaine d'années. Il excelle dans la comédie mordante (Vie facile, M. Leisen, 1937 ; l'Écurie Watson, A. Asquith, 1939 ; la Folle Alouette, M. Sandrich, 1941). Dans ce registre, sa prestation la plus remarquable est celle du Pygmalion dandy et cynique qui tire de la boue la Duchesse des bas-fonds (M. Leisen, 1946). Dans une tonalité plus sombre, il sait suggérer menace et inquiétude dans des drames d'atmosphère noire (la Falaise mystérieuse, L. Allen, 1943 ; le Poison, B. Wilder, 1945, qui lui vaut un Oscar ; la Grande Horloge, J. Farrow, 1948) jusqu'à jouer le Diable lui-même avec autorité (Un pacte avec le Diable Alias Nick Beal, Farrow, 1949).Dans les années 50, le vieillissement lui permet deux excellentes créations : le joueur de tennis assassin du Crime était presque parfait (A. Hitchcock, 1954) et le magnat pervers éperdument amoureux de Joan Collins, la Fille sur la balançoire (R. Fleischer, 1955). Ensuite, on le voit surtout dans des rôles de complément à la TV et rarement au cinéma (Love Story, A. Hiller, 1970 ; Frogs, George Mac Cowan, 1972). Ray Milland est aussi un cinéaste étrange et original qui n'a pas toujours trouvé un sujet à la hauteur de sa personnalité. On peut oublier le Perceur de coffres (The Safecracker, 1958) et Hostile Witness (1967, GB) mais pas le caractère inhabituel de son western : l'Homme traqué (A Man Alone, 1955, où son mutisme pendant la moitié du film était saisissant), quelques détails cruels du plaisant Homme de Lisbonne (Lisbon, 1957, où Claude Rains jouait au tennis avec des oiselets vivants), ainsi que Panique année zéro (Panic in Year Zero !, 1962) sur le thème de la peur atomique. Il est aussi l'auteur d'un volume de Mémoires acides et candides : Wide-Eyed in Babylon (New York, 1974).

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