Nom de naissance Paul Schrader
Naissance (72 ans)
Grand Rapids, États-Unis
Nationalité Américain
Genre Homme
Profession(s) Réalisateur, Scénariste, Scénariste
Avis

Biographie

Paul Schrader est un scénariste et réalisateur américain né le 22 juillet 1946 à Grand Rapids, dans le Michigan. On lui doit les scénarii de Taxi Driver, Raging Bull et le film American Gigolo.Ce n’est qu’à dix-huit ans, que Paul Schrader voit son premier film, Docteur Jerry & Mr Love, la comédie fantastique de Jerry Lewis. Une révélation car, jusque- là, ses parents lui avaient strictement interdit de pénétrer dans une salle de spectacle, ou même de regarder la télévision. L’application stricte du dogme d’une branche du calvinisme dans lequel père et mère l’élèvent depuis le jour de sa naissance, le 22 juillet 1946, à Grand Rapids, dans le Michigan.Diplômé du Calvin College, le jeune homme ne suit cependant pas une voie toute tracée ; il s’enflamme à ce point pour le Septième Art qu’il s’inscrit ensuite aux cours du département cinéma de l’UCLA, université d’où sont issus de nombreux réalisateurs. Fort d’un Master et du soutien de Pauline Kael (l’influente plume cinéma du New Yorker), il exprime alors toute l’étendue de sa récente passion en tant que critique dans les colonnes du Los Angeles Free Press et d’un mensuel, Cinema. Au début des années 70, Paul Schrader écrit l’ouvrage Le style transcendantal du cinéma : Ozu, Bresson, Dreyer, analyse des liens entre les trois cinéastes cités. À Robert Bresson, il rendra plus tard un vibrant hommage par le biais de Light Sleeper (1992), portrait d’un livreur de drogue en référence directe au Pickpocket du cinéaste français.La découverte du cinémaTrès vite, Paul Schrader se lance dans l’écriture de scénario. Si le premier, Pipeliner, ne sera jamais porté à l’écran, il lui sert néanmoins de carte de visite. Écrit en collaboration avec son frère Leonard, celui de Yakuza (1975) lui apporte une soudaine notoriété à Hollywood. Pour l’acquérir, les studios font monter les enchères. C’est finalement Warner Bros qui l’obtient, contre la somme alors record de 325.000 $. Sydney Pollack en assure la réalisation, avec Robert Mitchum dans le rôle d’un policier américain à la retraite qui s’envole pour le Japon rechercher la fille kidnappée de l’un de ses amis.Davantage que YakuzaTaxi Driver (1976) vaut à Paul Schrader la consécration, la reconnaissance de son talent. Écrit fébrilement en quelques jours, « comme une thérapie » et dans un état dépressif avancé, le manuscrit de Taxi Driver interpelle Martin Scorsese qui le porte à l’écran, avec Robert de Niro dans le rôle de Travis Bickle, cet anti-héros dans lequel le scénariste a tant mis de lui. Aujourd’hui encore, Martin Scorsese reconnaît que le film est autant celui de Paul Schrader que le sien.Artisans majeurs du Nouvel Hollywood, Paul Schrader et Martin Scorsese renoueront par la suite à l’occasion de Raging Bull (1980), récit de la déchéance du boxeur Jake LaMotta, La Dernière Tentation du Christ (1988) pour une relecture anticonformiste de la Bible, et À Tombeau Ouvert (1999), descente aux enfers d’un conducteur d’ambulance dans le New York du début des années 80.Dans l’écume de Taxi Driver, Paul Schrader poursuit sa carrière de scénariste avec le thriller Obsession (1976) pour Brian de Palma, le récit de vengeance Rolling Thunder (1977) pour John Flynn et le drame conjugal Old Boyfriends (1979). Il travaille même à l’une des premières moutures du script de Rencontres du Troisième Type de Steven Spielberg.Du scénario à la réalisationPlutôt que de continuer à systématiquement se mettre au service des autres, aussi talentueux soient-ils, il ambitionne rapidement de mettre en images ses propres scénarii. Chose faite, dès 1978, avec Blue Collar, tableau très réaliste de la classe ouvrière américaine. L’année suivante, il écrit et réalise Hardcore, trouvant dans la personnalité de son propre père matière au personnage de George C. Scott, un homme sur les traces de sa fille dans les milieux de la prostitution et du porno. C’est par contre de sa mère que Paul Schrader s’inspire pour Light of Day (1987), face à face d’un jeune rêvant de musique rock et de la femme très pieuse qui l’a éduqué.Si Blue Collar et Hardcore connaissent un succès d’estime, Paul Schrader conquiert un très vaste public grâce à American Gigolo (1980), portrait d’un prostitué homme suspecté du meurtre de l’une de ses riches clientes. Un succès commercial et critique, doublé de la révélation d’une star : Richard Gere. Bien des années plus tard, en 2007, il donne au film, sur un mode plus léger, une sorte de suite avec The Walker dont le héros, un « escort » homosexuel très lié aux femmes riches, se retrouve lui aussi impliqué dans une affaire de meurtre.Réalisateur reconnu, Paul Schrader écrit occasionnellement des scripts destinés à d’autres, principalement Peter Weir (Mosquito Coast) et Harold Becker (City Hall).Au lendemain d’American Gigolo, le cinéaste s’essaie au fantastique par l’intermédiaire de La Féline (1982), avec Nastassja Kinski, remake du classique éponyme de Jacques Tourneur. Au genre, il touche à nouveau avec le téléfilm Witch Hunt (1995), dans lequel Dennis Hopper incarne un détective privé nommé Phillip Lovecraft, puis Dominion : prequel to the Exorcist (2005) dont le récit présente le Père Merrin que Max Von Sydow interprète dans le film de William Friedkin. Mais, bien que le surnaturel pique parfois sa curiosité d’artiste, Paul Schrader demeure un cinéaste dont l’œuvre s’encre dans le réel, souvent même dans des histoires basées sur des faits avérés.Après La Féline, il touche avec Mishima (1985) à la psychologie et aux tourments du célèbre et controversé écrivain japonais. Un film produit par Francis Coppola et George Lucas. De même, Patty Hearst (1988) le conduit à se pencher sur le cas illustre d’une riche héritière gagnée à la cause de ses ravisseurs. Avec Auto Focus (2002), il démonte les rouages du processus d’auto destruction de Bob Crane, le héros de la série Papa Schultz. L’auto destruction, un thème cher à Paul Schrader, de même que la violence, la moralité, le sexe, la désintégration des liens familiaux, le repli paranoïaque, la notion de bien et de mal, le poids de la religion... Autant d’ingrédients qui composent le ferment d’une œuvre riche, d’un parcours à part dans le paysage du cinéma américain.Un travail d'adaptationBien, qu’en général, il travaille en tant que réalisateur sur des scripts originaux, qu’il signe, Paul Schrader collabore ou adapte d’autres auteurs. Le cas d’Auto Focus, mais également d’Étrange Séduction (1990) qui, sur un scénario d’Harold Pinter, met un couple déjà en crise sous l’emprise d’un autre, nettement plus dangereux. Avec Affliction (1997), il porte à l’écran un roman de Russell Banks, effondrement d’un homme que la recherche d’un hypothétique assassin pousse à la confrontation avec ses démons. Touch (1997) part quant à lui d’un livre d’Elmore Leonard pour pasticher le goût des Américains pour l’Évangélisme, y compris le plus excessif, dans ses prêches. Avec Adam Resurrected (2008), il relaie un roman de Yoram Kaniuk où, pendant la Seconde Guerre Mondiale, le commandant d’un camp d’extermination exige d’un ancien clown qu’il tienne compagnie à son chien.Principalement interprété par Lindsay Lohan et James Deen, The Canyons, en salles en 2014, est le dix-huitième long-métrage tourné par Paul Schrader.

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2016 Dog Eat Dog Acteur, Réalisateur, Scénariste Grecco The Greek
2015 Bait Réalisateur -
2015 The Walker Réalisateur, Scénariste -
2015 La Sentinelle Réalisateur -
2015 Les amants éternels Réalisateur -

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