Oliver Stone

Oliver Stone

Oliver StoneOliver Stone
  • Profil mis à jour le 26/09/2012
  • Nationalité :
    Américain
  • Date de naissance :
    15 septembre 1946 (âge : 66 ans)
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Oliver Stone

  • IL A DIT Oui, je me suis drogué. Oui, j'ai fumé. J'ai pris des champignons, de l'ecstasy, du LSD, mais je me suis toujours tenu à l'écart de la cocaïne. Paris Match N°3306 (26 septembre 2012)

Né de père américain, Louis Stone, un financier de Wall Street – qui lui inspirera plus tard son film Wall Street et de mère française, Oliver Stone fait ses classes dans la très prestigieuse Université de Yale aux Etats-Unis.


Doté d’un tempérament aventurier et provocateur, Oliver Stone, dont le côté critique lui vaudra d’écrire dans Wall Street « C’est quand il n’y a plus rien à gagner ou à perdre que vous avez une guerre », s’engage dans la guerre Viêt Nam en 1967. Blessé, il rentrera auréolé de l’Etoile de Bronze et la Purple Heart, mais traumatisé par l’horreur des combats. Cet événement majeur se ressentira tout au long de son orientation politique et artistique, marquant ses œuvres d’une empreinte de révolte et de dégoût face à l’état et à la violence contemporaine.

De retour au pays, il reprend ses études à l’Université de New York en 1971, pour se tourner cette fois, vers le cinéma. Il y rencontre Lloyd Kaufman, fondateur de la société Troma Entertainment, spécialisée dans le film d’horreur.


Plus tard, lorsque son professeur, Martin Scorsese, lui conseille de puiser dans son expérience personnelle et dans sa vie pour écrire, Stone, le roi de ‘l’esthétisation de la violence’, revient vers l’épisode marquant de sa jeune vie : la guerre du Viêtnam. Son diplôme en poche grâce à son très remarqué film de fin d’année, un court-métrage de 11 minutes baptisé Last Year in Vietnam. Réactionnaire dans l’âme, il n’aura de cesse de se diversifier et d’accumuler tour à tour les fonctions de réalisateur, producteur, scénariste et même acteur.

Mis à part U Turn, il écrit les scénarii de tous ses films. L’écriture de scripts stylisés qui plaisent aux producteurs, place Stone aux génériques de films des plus grands réalisateurs, comme celui de Brian de Palma avec Scarface, Alan Parker avec Midnight express et Evita, ou encore celui de Michael Cimino avec L’Année du dragon.


Artiste critique, ce n’est qu’en 1986, que sa carrière de réalisateur décolle grâce à Salvadoret Platoon, deux œuvres retentissantes et polémiques. Platoon, qui fait scandale en dévoilant la cruauté des soldats américains envers les civils vietnamiens, remporte quatre Oscars en 1987, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Il s’agit du premier opus de sa trilogie sur le Viêtnam, qui se poursuit avec Né un 4 juillet, et Entre ciel et terre, deux œuvres quasi autobiographiques. Né un 4 juillet porté par Tom Cruise, lui vaut un nouvel Oscar pour sa réalisation, ainsi que la reconnaissance de ses pairs.

Emporté par son caractère tranché, il n’hésite pas à égratigner maints éléments de la société civile et militaire, notamment avec Wall Street, emmené en 1987 par Michael Dougla, et en 1991 avec JFK, dans lequel il crée le scandale en donnant une vision de l’assassinat de Kennedy, qui remet en cause le rapport officiel de la Commission Warren et accuse la CIA de complicité.


Nouvelle controverse en 1994 avec Tueurs nés, qui retrace le portrait sanglant d’un couple de meurtriers. Accusé par la presse de faire l’apologie de la violence, cette œuvre de Stone devient culte. En comparaison Nixonréalisé en 1995, dans lequel il fait le portrait peu reluisant du président américain interprété par Anthony Hopkins, passe pour un film plus sage.

Toujours présent avec quelques longueurs d’avance et après s’être aussi consacré à des thèmes moins scandaleux, comme Talk radio en 1988, la musique dans The Doorsen 1990, ou le football dans L’Enfer du dimanche en 1999, Stone marque une pause et se dirige vers la réalisation de deux documentaires, dont l’un très controversé sur Fidel Castro en 2002 (Comandante), et un autre sur Arafat en 2003 intitulé Persona non grata.

Classé 43ème plus grand réalisateur par le magazine Entertainment Weekly, Stone, pour qui les présidents n’ont pas de secret, ne se démarque pas d’une filmographie qu’il a sciemment choisi de marquer du sceau de la critique politique.


En 2010, il réalise la suite d'un de son succès Wall Street, Wall Street - L'argent ne dort jamais, et y retrouve Michael Douglas. Son film très attendu se retrouve hors compétition au 63ème Festival de Cannes.

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Commentaires sur Oliver Stone

filmographie impressionnante. Cela dit, il ne faut sûrement pas oublier les émissions relatives aux débats télévisés en France, O. Stone et les invités nous offrent toujours une qualité d'échanges extraordinaires : bref toujours des instants précieux à savourer
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Anonyme | le 19/05/2010 à 19h46 | Signaler un abus
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