Neil Young

  • Profil mis à jour le 22/07/2013
  • Nationalité :
    Canadien
  • Date de naissance :
    12 novembre 1945 (âge : 68 ans)
  • Sexe :
    Homme
  • Professions :
    Producteur, Compositeur, Chanteur, Musicien
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La biographie de Neil Young

  • IL A DIT Je me défonçais pour oublier la réalité de ce monde. Paris Match N°3309 (18 octobre 2012)

Neil Percival Young est né le 12 novembre 1945 à Toronto, au Canada. Auteur, compositeur interprète, il est connu pour son œuvre en solo, accompagné des groupes Crazy Horse, International Harvester, Stray Gators ou Pearl Jam mais aussi grâce à son œuvre avec les groupes Buffalo Springlfield et Crosby, Stills, Nash & Young (CSNY).

Fils du journaliste Scott Young, très célèbre au Canada comme commentateur de hockey, Neil se consacre dès son plus jeune âge à la musique. Il commence sa carrière à Winnipeg, au Canada, avec le groupe The Squires qui se contente la plupart du temps de reprendre des classiques américains en instrumental. Si ce groupe ne connaîtra qu'un succès relatif, c'est à Winnipeg que Young fait une rencontre importante, celle de Stephen Stills. Les deux hommes commencent à jouer ensemble mais Young a envie de se lancer en solo. Ce qu'il fait, sans trop de réussite.

En 1965, bien décidé à percer dans l'univers musical, le canadien débarque à Los Angeles, à bord du corbillard qui lui sert de voiture et qu'il a baptisé Mort. Stills lui propose alors de former un groupe : Buffalo Springfield. Bruce Palmer, Richie Furay et Dewey Martin complètent la formation.

La folie Buffalo Springfield

Buffalo Springfield commence alors à écumer toutes les salles de Los Angeles et acquiert une sérieuse notoriété locale. Leur premier album, éponyme, sort en 1966, mais le groupe, en particulier Young, n'est pas satisfait du résultat suite au mastering effectué par la maison de disque. L'année suivante, l'album ressort mais cette fois avec leur nouveau titre : For What It's Worth, une protest-song signée Stills qui fait suite à un fait divers sanglant. Les critiques s'accorderont à dire qu'avec For What It's Worth, la magie de Buffalo Springfield est enfin immortalisée.

Seulement, si le groupe est considéré comme l'un des meilleurs du moment, si ce n'est le meilleur, les dissensions entre Young et Stills, font imploser Buffalo Springfield. Young, qui n'en fait qu'à sa tête, quitte le groupe en 1968 et se lance une nouvelle fois en solo.

Il s’entoure alors du groupe Crazy Horse avec qui il enregistre son premier disque solo, Neil Young. L'année suivante, il sort Everybody Knows This is Nowhere mais en 1969, Stephen Stills lui propose de rejoindre son supergroupe, Crosby, Stills & Nash (composé de David Crosby, ex-Byrds ; Graham Nash, ex-Hollies, et de Stills). Young accepte à condition qu'il puisse rajouter son patronyme au nom du groupe. Avec CSNY, il se rend au festival de Woodstock mais refuse d'être filmé, ne voulant pas "avoir un putain de cadreur dans les pattes". Seulement, une nouvelle fois, la concurrence entre Young et Stills, pousse Neil à quitter le groupe.

Neil commence sa moisson

Il sort en 1970 After the Gold Rush mais c'est deux ans plus tard qu'il est propulsé au rang de star internationale grâce à son album Harvest, enregistré avec les Stray Gators. Harvest se classe n°1 dans la plupart des pays occidentaux et est désormais considéré comme un album majeur de l'histoire du rock.

En 1972, Young sombre dans une dépression suite à la mort de son ami Danny Whitten (membre de Crazy Horse, avec Billy Talbot, Ralph Molina puis Frank Sampedro) et cela se ressent dans sa musique. D'autant que Young se sent responsable de la mort de son ami, le congédiant du Crazy Horse seulement quelques heures avant qu'il fasse une overdose. Ses albums suivants, Times fades away (1973), On the beach (1974) et Tonight's the night (1975) sont empreints d'une mélancolie profonde et marqués par un pessimisme sombre. Quand Neil apprend le handicap très lourd de son fils à la même période, il sombre dans la cocaïne. Avec Zuma (1975) on sent que Neil reprend du poil de la bête mais c'est surtout avec son album American Stars 'n' Bars (1977) qu'il revient à la vie.

Il prend tout le monde à contre pied en sortant cet album country-folk, ce qui provoquera l'ire de sa maison de disque. Qu'à ce la ne tienne, Young change de maison de disque pour être libre de jouer ce qu'il souhaite. En 1978 il réitère avec Comes a time mais revient aux fondamentaux avec Rust Never Sleeps l'année suivante. Fondamentaux ? Pas vraiment car si cet album est rock, il l'est beaucoup plus que les précédents. Young déchaîne sa rage et fait hurler sa guitare (une Gibson Les Paul noire survitaminée et surnommée The Old Black) à coup de rythmiques puissantes. Ce sont les prémices du grunge.

Young l’insaisissable

Comme pour beaucoup d'artistes, le virage des années 80 a été compliqué pour Neil Young. Ses albums Hawks & Dove (1980), Re-ac-tor (1981), Trans (1982), Everybody's Rockin' (1983), Old Ways (1985), Landing on Water (1986), Life (1987), This note for you (1988), Eldorado (1989) et Freedom (1989) se vendent moins bien. Il déstabilise son public en passant du rock au folk, du folk au jazz, du jazz à la country, de la country au rockabilly, sans oublier bien sûr ses albums très "80's" dans lesquels il mêle slap-bass, synthé, vocoder et toutes sortes de machines qui font alors leur apparition.

Dans les années 1990, il revient à ses classiques avec ses albums Ragged Glory (1990), Harvest Moon (1992), Sleeps With Angels (1994), Mirror Ball (1995) et Broken Arrow (1996). Il se concentre désormais sur un rock puissant et la folk, même s'il ne s'interdit pas pour autant quelques détour par la country. Car Neil Young va là où sa muse le mène et ne fait de concession à personne, surtout pas à lui-même. Le succès, l'argent, désormais il s'en fiche, ce qu'il cherche, c'est laisser une trace.

Le testament

Il commence alors son anthologie. Intitulée Archives, cette somme d'album, revient sur toute sa carrière. Young ne veut pas que quelqu'un décide pour lui après sa mort. C'est lui qui doit raconter à travers ses chansons, son histoire, comme il l'a vécu. A ces fins, il publie en 2012 une autobiographie intitulée Neil Young, une autobiographie dans laquelle il raconte sa passion pour les vieilles voitures, les trains miniatures, l'environnement et bien entendu ... la musique, à laquelle il veut donner un nouveau souffle, estimant que le CD et le MP3 lui ont ôté toute sa noblesse. Cela ne l'empêche pas de continuer à sortir des albums : Silver and Gold (2000), Are You passionate ? (2002), Greendale (2003) et Prairie Wind (2005).

Mais en 2005, Neil est victime d'une rupture d'anévrisme. Conscient qu'il peut disparaître à tout moment, il accélère son projet Archives. En parallèle, il sort en 2006 un brulot anti-Bush. Ainsi, avec Living with war (2006) il s'oppose violemment à la guerre en Irak. En 2007, il sort Chrome Dreams II (le premier n'a jamais été achevé) puis deux ans plus tard l'album Fork in the road. En 2009, il peut enfin sortir Archives Volume 1 qui revient sur le début de sa carrière (1963-1972). En 2010, il sort Le Noise, un album noir, électrique au possible et produit par le génial bidouilleur Daniel Lanois qui s'est également occupé de plusieurs albums de Bob Dylan. En 2011, il surprend une nouvelle fois avec l'album A Treasure, qui cette fois est très country et enregistré avec un autre de ses backing-band : The International Harvester. En 2012, il rend hommage à son pays d'adoption avec l'album Americana dans lequel il reprend de vieux standards folks. La même année, il sort également un album d'inédits intitulé Psychedelic Pill, une nouvelle fois enregistré avec le Crazy Horse.

Retrouvailles avec CS&N

Au cours de sa carrière, Young a rejoué plusieurs fois avec David Crosby (ex-membre des Byrds), Stephen Stills et Graham Nash (ex-Hollies), mais le groupe ne rencontrera plus le succès que leur avait apporté leur album Déjà Vu (1970) et 4 Way Street (1971). Il sortit également l'album Long May You Run en 1976, avec Stephen Stills sous le nom de Stills-Young Band.

Bref, entre Buffalo Springfield, CSNY et sa carrière solo, Neil Young est l'un des artistes les plus prolifiques de sa génération. Il est également l'un des derniers monuments du rock, à l'instar de Bob Dylan.

Auteur-compositeur-interprète et guitariste hors-pair, il continue en 2012 à mener sa barque et à influencer bon nombres d'artistes. Parmi eux, Eddie Vedder de Pearl Jam ou encore Bruce Springsteen. Kurt Cobain aussi l'admirait. Son épitaphe est d'ailleurs tirée de la chanson Hey, Hey, My, My de Young : "It's better to burn out than to fade away". Neil Young fut d'ailleurs très marqué par cet hommage macabre et s'en voudra de ne pas avoir pu rencontrer Cobain pour essayer de comprendre son mal être.

En 2013, Neil Young donne plusieurs concerts en France (notamment le 6 juin à Paris-Bercy et le 20 juillet, au  festival des Vieilles Charrues). De leur côté, Crosby, Stills & Nash donnent un concert à l'Olympia le 5 juillet 2013. Mais si les amis se croisent sur les routes de France, la reformation tant attendu du supergroupe des années 70, souhaitée par Young dans son autobiographie, n'a toujours pas eu lieu. 

Neil et le cinéma

Si Neil est un musicien hors-pair, il est également un grand passionné de cinéma. Il a d'ailleurs crée sa propre maison de production, Shakey Pictures, pour produire les films de ses concerts mais également des œuvres de fiction. Ainsi, en 1972, il réalise et produit le film documentaire Journey Through the Past, dans lequel joue son ami Dean Stockwell, puis sept ans plus tard, le concert filmé Rust Never Sleeps. Ce n'est qu'en 1982 qu'il s'attaque à la fiction avec le film Human Highway, une expérience qu'il réitère en 2003 avec Greendale. Néanmoins, ces films, inédits en salles et difficilement trouvable en DVD (du moins en France), sont surtout des projets que le Loner entreprend pour son plaisir personnel.

Mais si Young aime produire et réaliser des films, sa magnifique carrière l'a également conduit à passer devant la caméra. Jonathan Demme lui a d'ailleurs consacré un documentaire, Heart of Gold, en 2005. Jim Jarmusch, un de ses amis, lui a également consacré un documentaire, intitulé Year of the Horse. Jarmusch lui a également demandé de composer la bande originale de son film Dead Man, et la copie rendue par Young est saisissante. Elle donne toute sa profondeur au personnage de William Blake interprété par Johnny Depp.

Quant à Jonathan Demme, c'est pour son film Philadelphia qu'il a demandé à Young de signer une chanson. Ce titre, Philadelphia, est à l'époque en concurrence directe avec la chanson Street of Philadelphia de Springsteen pour le titre de meilleure chanson de film aux Golden Globes et aux Grammy Awards. C'est finalement Springsteen qui remportera les prix, mais cette concurrence amusa beaucoup les deux musiciens et amis.


Pour tout ce qui concerne le cinéma, Neil Young est crédité sous le nom de Bernard Shakey.

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Commentaires sur Neil Young

le plus grand génie musical du siècle
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Anonyme | le 05/04/2011 à 15h34 | Signaler un abus
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