Musique Garifuna
- Bio

La biographie de Musique Garifuna
Tout commence au XVIIè siècle, quand deux navires négriers font naufrage dans les Antilles. Les esclaves rescapés, issus d'Afrique occidentale et du Congo, se mêlent progressivement à la population locale, les Caribs rouges ; leurs descendants sont les Caribs noirs. Fin XVIIIème, les Anglais, luttant dans la région avec les Français, déportent les Caribs noirs au Honduras. Les Garinagu (pluriel de Garifuna) y font souche et y pratiquent, aujourd'hui encore, les rituels traditionnels liés au culte des ancêtres.
Lors de la neuvaine qui marque la levée du deuil, chants et danses se succèdent, en parallèle aux cérémonies chrétiennes. Tambours, hochets (maraga, sisiras), conques (uadabaguri) accompagnent les chants et les danses interprétées par des groupes constitués. Si les origines africaines de ces musiques sont frappantes, il n'en reste pas moins certaines influences, issues des contextes Caribs rouges où elles se sont développées.
Les principaux thèmes musicaux sont la punta, ancienne danse de fertilité, que l'on retrouve beaucoup aujourd'hui aux côtés de la salsa sur les pistes de danse ; le hunguhungu, danse de femmes sur l'histoire épique des ancêtres ; le gunchey, issu du quadrille français ; le parranda, chant de tristesse ou de joie ; le arumahani, chant d'hommes sur les travaux des champs ou les dangers en mer ; les chants du manioc, appelé yuca dans les Caraïbes ; le abaimahani, chant de femmes a cappella, lié à la transe thérapeutique.

