Mohsen MAKHMALBAF
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La biographie de Mohsen MAKHMALBAF
Abandonné par son père, il est élevé par une grand-mère très pieuse. À quinze ans, il quitte le lycée pour trouver du travail. Sous l'influence de son beau-père, il s'engage politiquement et se trouve un jour de 1974 pris dans l'attaque d'un commissariat de police. Il fera cinq ans de prison dans les geôles du Shah. Libéré lors de la révolution islamique, il commence à écrire et publie plusieurs textes au début des années 80. À la même époque, il fonde le Comité pour la propagation de la pensée islamique, puis s'oriente brusquement vers le cinéma. Scénariste, il accède à la mise en scène en 1982 avec le Repentir de Nassouh (Tobeh-Nassouh). Il enchaîne alors film sur film : Deux Yeux morts (Do Chashme Bisou, 1983), Fuite entre Diable et Dieu (Sté azeh, 1984), et surtout trois longs métrages qui vont établir sa réputation dans son pays : Boycott (1985), le Camelot (Dastforoush, 1987) et le Cycliste (Baycikelran, 1989). Il s'impose alors comme l'un des cinéastes les plus originaux d'Iran avec Kiarostami, Mehrjui, Beyzaï et Ayyari, tourne successivement la Noce des bénis (Arousi-ye Khouban, 1989), le Temps de l'amour (Nobat-e-Ashegi, 1990, qui est interdit de diffusion en Iran), la Nuit de Zayandeh Roud (Shahha-ye Zayandeh Roud, 1991), Il était une fois le cinéma / Nasseredin Shah, acteur de cinéma (Nasseredin Shah Actor-e Cinema, 1992), l'Acteur (Honarpisheh, id.), Extraits des images de la période Ghadjar (CM, id.), la Pierre et le Verre (CM, 1993), Ezatollah Entezami (CM, id.), Salam Cinema (id.). Dans ce dernier film, à la fois drôle et cruel, Makhmalbaf démontre que le cinéma en Iran n'a pas perdu son pouvoir hypnotisant d'usine à rêves le sujet est en effet la fascination exercée sur toute la population, hommes et femmes, jeunes et vieux, par une petite annonce cherchant à recruter cent comédiens pour le tournage d'un film. Makhmalbaf, célèbre désormais dans son pays, nous renvoie le miroir d'une société régie à la fois par des tabous et des mirages. En 1992, sa notoriété fit de lui le héros d'un fait-divers, base du film Close-up de Kiarostami : un chômeur se fait passer pour le cinéaste et réussit à s'introduire dans une famille bourgeoise de Téhéran sous le prétexte de faire un film. Il réalise ensuite le Temps de l'amour (Nobât e Ashéghi, 1994), Gabbeh (1996), Un instant d'innocence (Nun va goldoon, id.), le Silence (Sokout, 1998), coproduction irano-franco-tadjike, tournée avec des acteurs locaux dans un village du Tadjikistan, l'une (la Porte) des trois parties qui constituent les Contes de Kish (Ghesse Hayé Kish, 1999) et Kandahar (Safar e Gandehar, 2001) sur la situation des femmes afghanes.Il est le père de la cinéaste Samira Makhmalbaf, auteur de la Pomme (Sib,1998) et du Tableau noir (Takhté Siah, 2000).
Dernières news sur Mohsen MAKHMALBAF
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28/04/2010 - 12h06
Cannes classics : le programme
Qu’y aura-t-il au menu 2010 de la section cannoise dévouée aux films restaurés ?
La filmographie de Mohsen MAKHMALBAF
- Un instant d'innocence ( 1996)
- Le pain et la fleur ( 1996)
- Amnesie ( 2004)
- Le Silence ( 1997)
- Salam Cinéma ( 1995)

