Michel Aumont
Avis: 
Date de naissance: 
14 octobre 1936 (âge : 81 ans)
Nationalité: 
Français
Sexe: 
Homme

Biographie: 

Il est des choses qui ne s’expliquent pas. Michel Aumont, immense acteur, est l’éternel second rôle du cinéma français. Pas star du tout, lui-même s’y refuse, Michel Aumont a pourtant une filmographie et une carrière au théâtre à en faire pâlir plus d’un. Il a joué sous la direction des plus grands réalisateurs mais c’est sur la scène qu’il goûte à ses plus grands instants de gloire. Le théâtre, justement, Michel Aumont qui est né à Paris le 15 octobre 1936, en prend le chemin dès son plus jeune âge, puisqu’il intègre à 18 ans le Conservatoire National Supérieur d’Art dramatique. A peine deux ans plus tard, Michel reçoit sa première distinction pour sa participation à la pièce d’Anton Tchekhov Le Tragique malgré lui. On lui décerne en effet le Premier Prix de Comédie Moderne, en juillet 1956,La même année il entre à la Comédie-Française et décide de se consacrer alors uniquement au théâtre. Il triomphe notamment en jouant dans la pièce Richard III de William Shakespeare, à Avignon au début des années soixante-dix. En 1972, Michel Aumont fait ses premiers pas au cinéma dans la comédie sentimentale La Femme en bleu, de Michel Deville ; il joue le rôle d’un commissaire, personnage qu’il se verra d’ailleurs attribuer dans plusieurs autres films. En fait, Michel n’a ni le physique d’un jeune premier, ni le comique très marqué d’un De Funès… il est apparemment si « banal » et discret qu’on l’imagine volontiers en père, en fonctionnaire, en homme de loi… à l’instar d’un Bourvil. Modeste, sensible et fragile, Michel Aumont incarne ses personnages avec justesse et une grande finesse.Sa carrière, essentiellement composée de seconds rôles, certes, est cependant très riche. Il n’affiche pas moins d’une trentaine de films et continue d’être sollicité très régulièrement.Son nom apparaît sur les distributions de plusieurs films des années soixante-dix et de la décennie suivante, parmi lesquels Le Futur aux trousses 1975, de Dolores Grasjean, La Course à l’échalote de Claude Zidi (1976), Mort d’un pourri signé Georges Lautner en 1977, Courage, fuyons d’Yves Robert 1979, Un dimanche à la campagne 1983, de Bertrand Tavernier, Le Mariage du siècle 1985, de Philippe Galland, Sales destins ! de Sylvain Madigan(1987), ou encore Un Tour de manège sous la direction de Pierre Pradinas en 1989.Dès le début des années quatre-vingt dix, sa carrière d’acteur prend un sérieux coup d’accélération , se dotant d’une liste impressionnante de films où il incarne encore le plus souvent des personnages d’hommes politiques ou d’inspecteurs grisonnants sévères ou blasés qui collent parfaitement à son physique à la Gabin, en moins imposant. Il joue le commissaire Bloret dans Ripoux contre ripoux de Claude Zidi. Et cela ne l’empêche pas pour autant de se voir confier des rôles plus amusants comme dans Le Placard de Francis Veber, car Michel Aumont est un pince-sans-rire. Son humour est présent par petites touches, empreint d’une naïveté qu’il revendique. S’il n’est pas triste, on sent néanmoins chez lui une fêlure inexpliquée, et dit-il, « qu’il ne comprend pas lui-même … puisqu’il a tout ce qu’un homme peut désirer ». Son talent reconnu et son professionnalisme l’amènent à jouer pour les plus grands metteurs en scène. De Claude Chabrol à Claude Sautet, de Jean-Jacques Annaud à Coline Serreau en passant par Claude Zidi, Francis Veber, Lelouch, Losey, Tavernier, Pascal Thomas et Pierre Boutron…Michel Aumont fait l’unanimité, réunissant autour de lui toutes des générations de réalisateurs et des cinémas complètement différents.Le début des années 2000 n’est pas non plus avare en sollicitations pour le discret parisien, bien au contraire. Il se retrouve, en effet, à l’affiche de nombreux succès cinématographiques et de téléfilms : chef du protocole dans Palais Royal ! en 2005 de et avec Valérie Lemercier, Catherine Deneuve et Lambert Wilson, médecin dans La Doublure de Francis Veber en 2006 aux côtés de Daniel Auteuil, Alice Taglioni et Gad Elmaleh, et directeur des RG dans Qui perd gagne, réalisé par Laurent Bénégui en 2004.A la ville, Michel Aumont est le même homme discret, calme, souvent en proie au doute. Son activité favorite ? La répétition d’une pièce…mais Il aime aussi lire, notamment des classiques, Marcel Proust, Gustave Flaubert, Dostoïevski, Joyce, avec un faible pour Arthur Miller dont il garde les mémoires « Au fil du temps» comme livre de chevet.Amoureux des mots, il aime Jacques Brel, Georges Brassens et Barbara qu’il écoute souvent. Serait-ce pour la couleur bleue, les fleurs des jardins, les touches délicates que Michel Aumont apprécie la peinture de Monet ? Ou pour l’intensité de ses clairs/obscurs, la vibration de ses couleurs qu’il affectionne un Vermeer...Le vélo qu’il pratique régulièrement lui fournit certainement des occasions d’observer la nature. D’ailleurs dans la liste des personnes qu’il admire le plus, outre les grands créateurs, on trouve Jean Vilar, Gérard Philippe et… le champion piémontais de cyclisme Fausto Coppi.Si Michel Aumont présente une filmographie impressionnante, c’est sur les planches qu’il s’amuse le plus, et là encore il alterne pièces de boulevard parfois désopilantes et œuvres classiques, voire les plus grandes tragédies du répertoire. Son aisance naturelle pour le Quatrième Art s’exprime avec un franc succès à travers son interprétation de pièces écrites par Robert Pinget, William Shakespeare, Samuel Beckett ou Fedor Dostoïevski.Le monde du théâtre ne s’y trompe d’ailleurs pas en lui décernant le prestigieux « Molière du meilleur comédien » à deux reprises. La première fois, en 1993, pour sa performance dans Macbett d’Eugène Ionesco. La seconde, récompense, en 2000, sa prestation dans la pièce de Sacha Guitry, Un sujet de roman. Autre consécration pour ce comédien qui avoue manquer cruellement de confiance en lui, il reçoit en 2000 le titre d’Officier de la Légion d’Honneur.En 2008, il est à l’affiche de L’empreinte de l’ange de Saffy Nebou, prépare déjà un rôle dans une prochaine aventure du célèbre OSS 117, et joue Emma le clown et son orchestre au théâtre de Châtillon. Car à l’instar d’un Monsieur Loyal, il est à la fois drôle et mélancolique, sérieux et bourré de fantaisie… et si on vous dit que son film préféré est Amarcord de l’immense Fellini, cela vous étonne -t-il ?

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