Marco Bellocchio ©VISUAL

Marco Bellocchio

Marco Bellocchio ©VISUALMarco Bellocchio ©VISUAL
  • Profil mis à jour le 16/04/2013
  • Nationalité :
    Italien
  • Date de naissance :
    09 novembre 1939 (âge : 75 ans)
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Marco Bellocchio

Marco Bellocchio est un cinéaste italien né à Bobbio le 9 novembre 1939 et célèbre pour ses filmsLe saut dans le vide, Le Diable au corps, Buongiorno, Notte, Vincere etLa Belle endormie.

Durant son enfance et son adolescence, il est inscrit dans des écoles et collèges religieux. Il entame des études de lettres et de philosophie à l’université catholique de Milan mais en 1959 il arrête et s’inscrit au Centro Sperimentale di Cinematografia à Rome où il écrit une thèse sur le cinéma d’Antonioni, réalisateur de cinéma italien et adepte du néoréalisme mais aussi du cinéaste Robert Bresson.

Dans un premier temps, il veut devenir acteur mais vite déçu, il opte pour la réalisation. Entre 1961 et 1962, il réalise ses premiers courts métrages Abbasso Lo zio, La Colpa e la Pena et Ginepro fatto uomo, il sort diplômé à 23 ans. Puis, grâce à une bourse d’études, il part à Londres et s’inscrit à la Slade School of Fine Arts. Là-bas, il fait la connaissance du jeune producteur Enzo Doria qui l’aide pour son premier film.

Premières réalisations

Avec la sortie de son premier long métrage Les Poings Dans Les Poches en 1965, Marco Bellocchio secoue les valeurs du néoréalisme, met à mal les conventions et se voit intronisé comme le dernier représentant de la Nouvelle Vague italienne du cinéma. Le film, de surcroît présenté au Festival de Locarno, met le jeune réalisateur sur le devant de la scène cinématographique.

Dans la deuxième partie des années soixante, Bellocchio s’attaque dans chacun de ses films à une valeur fondamentale de la société italienne mise à mal. Cela commence avec le film La Chine est Proche (1967) dans lequel il n’hésite pas à montrer sa sympathie pour l’extrême gauche. Puis il écorche la religion dans Au Nom du Père (1971), film sous forme de pamphlet rempli de souvenirs personnels.

Un grand succès puis des échecs

Avec Le Saut Dans le Vide (1980), Bellocchio s’en prend à la famille et s’entoure d’Anouk Aimée et Michel Piccoli pour les rôles principaux qui, de surcroît décrochent tous deux le prix d’interprétation au Festival de Cannes. Ce film reste à ce jour l’un de ses films les plus appréciés. Il n’oublie pas de s’attaquer à l’armée dans son film La Marche Triomphale en 1976 en présentant l’intérieur des casernes.

Cependant, Marco Bellocchio ne suscite pas l’unanimité tant son anticonformisme est grand. Par la suite, il subit quelques échecs en fustigeant le monde des journalistes avec Viol en Première Page en 1972. Il tente une nouvelle approche en tournant un documentaire sur le système psychiatrique en Italie dans Fous à Délier en 1973 qui se teinte de pudeur et de respect.

Retour aux sources

Au début des années 1980, Bellocchio reprend son thème de prédilection, la famille, avec une approche plus psychologique et moins sulfureuse que dans ses films précédents. Il aborde avec plus de nuances les thèmes du suicide, de la culpabilité ou encore de l’inceste et donne plus d’importance à la profondeur de ses personnages. Ce sera le cas de La Mouette (1976), d’Henri IV Le roi fou (1984) et de La Sorcière (1987).

Toutefois, il continue à laisser filtrer un parfum de scandale lorsqu’il décide de présenter le film tiré du roman sulfureux de Raymond Radiguet Le Diable Au Corps au Festival de Cannes en 1986, tout comme il soulève la polémique avec Le Sourire de Ma Mère (2002) qui reçoit le prix œcuménique avec mention spéciale au Festival de Cannes en 2002 mais qui provoquera la colère du Vatican.

Bellocchio s'attaque au régime italien

Marco Bellocchio n’hésite pas à épingler le régime italien lorsqu’il réalise Buongiorno, Notte en 1984 qui revient sur l’enlèvement et l’assassinat du premier ministre italien Aldo Moro par les Brigades Rouges. Le film, malgré tout, reçoit plusieurs prix et est présenté dans de nombreux festivals dont celui de la Mostra de Venise.

Par la suite, Bellocchio revient en 2006 avec Le metteur en scène de mariages dans lequel il dirige Sergio Castellitto, Donatella Finocchiaro et Sami Frey. Membre du jury lors du Festival de Cannes en 2007, il retrouve la Croisette en 2009 avec son film Vincere dans lequel il revient sur la vie de la maîtresse et du fils illégitime du Duce Benito Mussolini.

En 2012, toujours aussi engagé, Bellocchio, avec La Belle endormie, s'attaque au débat sur l'euthanasie. Présenté à la Mostra de Venise 2012, le film concourt pour le Lion d'Or du meilleur film finalement remporté par le Pietà de Kim Ki-Duk.

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