Louise Bourgeois

  • Bio
  • Profil mis à jour le 01/03/2012
  • Date de naissance :
    25 décembre 1911
  • Date de décès :
    31 mai 2010
  • Sexe :
    Femme

La biographie de Louise Bourgeois

 

Louise Bourgeois nait dans une famille de tapissiers. Elle commence par des études de mathématiques à la Sorbonne, puis opère un tournant en 1936 et rentre aux Beaux-Arts, où elle est l'élève de Fernand Léger. Elle enrichit sa pratique par des cours d'histoire de l'art à l'Ecole du Louvre.

 

En 1938, elle épouse l'historien d'art Robert Goldwater qu'elle suit à New York. Là, Louise Bourgeois fréquente les surréalistes qui ont fuit le nazisme, et expose pour la première fois en 1945. Elle se consacre tout d'abord à la peinture, dans une mouvance proche de l'Ecole de New York, puis en 1949 se concentre sur la sculpture. Elle tend alors à exprimer « le drame d'être un au milieu du monde ».

 

A partir de 1960, elle affirme une démarche de plus en plus singulière et personnelle en explorant des matériaux comme le latex et le caoutchouc. Louise Bourgeois est alors l'une des premières artistes à concevoir des installations, assemblant des totems de bois peint, et créant des « paysages-tanières » de latex et de plâtre. Elle obtient la nationalité américaine en 1951. L'artiste ne connaît réellement le succès que dans les années 1970, après la mort de son mari et de son père. En 1982 une rétrospective de son oeuvre lui confère une dimension internationale. Au début des années 1990, alors âgée de plus de quatre-vingts ans, elle exprime la complexité et la permanence du désir dans des sculptures au format de plus en plus important. En 1993 elle a représenté les Etats-Unis à la Biennale de Venise. Louise Bourgeois est représentée à Paris par les galeries Karsten Greve et Pièce Unique.

Plusieurs thèmes sont récurrents dans l'oeuvre de Louise Bourgeois. L'enfance tout d'abord, la naïveté et l'innocence de celui qui observe de loin sans toujours comprendre ce qui se passe de près. Dans les années 1980, la violence de ce positionnement s'exprimera notamment dans des installations où l'artiste mettra le spectateur en position de voyeur (les Cells). Dans son sillage cette notion entraine une deuxième thématique : la sexualité. Sexualité et promiscuité, pour une enfant qui fut marqué par la relation de son père aux femmes. Enfin, une exploration de la chair et du corps prolonge ces questionnements.

 

Elle dira « pour moi, la sculpture est le corps, mon corps est ma sculpture ». Elle imagine des êtres hybrides composés de phallus, de poches et de mamelons, au sens plus ou moins explicite (Cumul I, 1968).

 

Louise Bourgeois tisse des chemins de significations nombreux autours du rapport homme femme ou du rapport de chacun à son propre corps.Elle creuse ainsi un sillon d'interprétations complexes dans des matériaux très expressifs. La profondeur psychanalytique de son oeuvre est très riche et ne se satisfait jamais d'une approche en surface.Quelques oeuvres majeures : * The Wonged Figure (1948) * Cumul I (1968, Paris, musée national d'Art moderne) * Nature Study (1984, New York, Whitney Museum) * Precious Liquids (1992, Paris, musée national d'Art moderne) * Topiary (1998) * Maman (1999, Ottawa, National Gallery of Canada)

 

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