Nom de naissance Louis Delluc
Profession(s) Réalisateur/Metteur en Scène, Scénariste
Avis

Biographie

Comme les Goncourt, Delluc est surtout connu par le prix qui porte son nom, décerné annuellement par un jury de critiques au film jugé le meilleur de la saison ( PRIX LOUIS-DELLUC). Mais il fut avant tout l'un des premiers critiques français de cinéma qui ait pris le 7 art au sérieux et présenté des films dans des cénacles qu'il baptisa du nom de ciné-clubs. « Par ses articles, par son talent, par son exemple et par sa parole, écrivent Bardèche et Brasillach dans leur Histoire du cinéma, il fit plus que personne pour créer un art du film. On peut dire que, sans Delluc, nous ne saurions pas aimer le cinéma. » On sait moins qu'il écrivit de nombreux romans, et même des pièces en vers. Son uvre de cinéaste, enfin, quoique faible en quantité (7 films, tous tournés entre 1920 et 1923) mérite quelque considération.C'est surtout par la plume que Delluc s'affirma. Des études secondaires brillantes le destinent à la carrière littéraire. De santé fragile, il consacre ses loisirs à la lecture et au théâtre, publie à l'âge de quinze ans une plaquette de poèmes, les Chansons du jeune temps, collabore à la rubrique théâtrale du magazine Comdia illustré. Délaissant l'université, il écrit des romans, dont certains ne seront publiés qu'après sa mort (Monsieur de Berlin ; le Train sans yeux, que portera à l'écran Alberto Cavalcanti ; la Danse du scalp ; le Roman de la manucure), des nouvelles (l'Homme des bars), des pièces de théâtre (Francesca ; la Vivante), des souvenirs (Chez De Max). Son style alerte et incisif le fait situer par Jean Mitry « entre Blaise Cendrars et Paul Morand ». Le cinéma ne l'intéresse guère (il a vu, dit-il, « trop d'horreurs pour être indulgent et affectueux à cette triste mécanique »), jusqu'à la révélation de Forfaiture, de Cecil B. De Mille, en 1915. Dès lors, il abandonne tout pour la défense de cet « art nouveau ». Le 27 juin 1917 paraît sa première critique dans l'hebdomadaire de Diamant-Berger le Film. Il tient ensuite une chronique cinématographique régulière à Paris-Midi, avant de créer, en janvier 1920, son propre magazine, le Journal du ciné-club. Insatisfait de la formule, il lance en 1921 Cinéa, publication de haut niveau qu'il ouvre aux meilleures plumes de l'époque : Émile Vuillermoz, Lucien Wahl, Jean Epstein, etc. Ce sera la première revue française de cinéma témoignant d'une certaine exigence intellectuelle. Delluc y écrira sans relâche jusqu'à début 1923, après quoi il passera à Bonsoir, où son dernier article paraîtra un mois avant sa mort. Dans ces écrits, ou dans les volumes qui ont été publiés de son vivant (Cinéma et C, Photogénie, Charlot, la Jungle du cinéma), c'est l'amour du cinéma américain qui éclate : Thomas Ince, Griffith, Douglas Fairbanks, Chaplin surtout. Au contraire, il n'a que mépris pour les cinéastes français, ces « aveugles-nés », et pour les « abominations feuilletonnesques » d'un Louis Feuillade. Sont exceptés du discrédit Gance, L'Herbier, Germaine Dulac. C'est à cette dernière qu'il confie son premier scénario : celui de la Fête espagnole, qu'elle tournera en 1920. Dans ce film comme dans ceux qu'il dirigera lui-même par la suite, l'action ne compte pas. Il n'y a (ou il ne devrait y avoir) que « la poussière des faits », une mosaïque de détails enregistrés « au hasard de la caméra » (ainsi qu'il devait le déclarer à Henri Fescourt). Le cinéma, selon Delluc, doit viser non à une narration de type romanesque, à grand renfort de péripéties, mais à l'instauration d'un climat, d'une atmosphère. Il doit être fait de notations fragmentaires, d'une myriade d'impressions, que le spectateur aura à assembler. C'est l'amorce d'un courant nouveau dans le cinéma français, qui sera appelé, par référence à la peinture, « impressionniste ».Pour affirmer ces audacieuses conceptions, dans la voie ouverte par Germaine Dulac, Delluc passe donc à la mise en scène. Dans Fumée noire (1920), il tente d'opposer des événements réels à des images mentales. Mécontent du résultat, il reprend et déve

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 Fièvre Réalisateur -
2015 La Femme De Nulle Part Réalisateur -
2015 L'Inondation Réalisateur -
1993 Le silence Réalisateur -
1922 La Femme de nulle part Réalisateur, Scénariste -

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