Ligue communiste révolutionnaire

  • Bio
  • Profil mis à jour le 01/03/2012

La biographie de Ligue communiste révolutionnaire

Aborder la LCR nécessite qu'on oublie le discours séduisant d'Olivier Besancenot pour se pencher sur le parti tel qu'il est. LCR est un acronyme pour Ligue communiste révolutionnaire bien trouvé, puisque ces mots forment la définition parfaite de ce parti à la marge du PCF et de LO. Ligue ne signifie pas parti. D'inspiration trotskiste, la LCR est le résultat de la fusion entre le Parti communiste internationaliste et la Jeunesse communiste révolutionnaire. Une formation menée en 1973 par Alain Krivine, qui fait de l'entrisme une philosophie, à la différence des autres partis. La LCR s'insère donc dans les associations, les syndicats, les établissements scolaires. Et même au sein du PCF. La LCR est bien communiste et adhère à la Quatrième internationale, même si elle a toujours été anti-stalinienne. Son idéologie trotskiste s'appuie plus sur les intellectuels, les artistes et les étudiants que les ouvriers. Elle se dit aujourd'hui similaire aux mouvements contre la mondialisation, mais la LCR reste persuadée, depuis la mort de l'Union soviétique, que la société capitaliste n'a pas aboli la lutte des classes. L'histoire n'est pas finie, le pouvoir doit revenir aux travailleurs, même s'il faut pour cela fonder une nouvelle République et un socialisme de transition, en attendant le communisme épanoui. Surtout, la Ligue est révolutionnaire dans l'âme. Mai 68 a été pour la ligue le moment ultime où la France abordait enfin le socialisme à la sauce Krivine. La Jeunesse communiste révolutionnaire joue un rôle capital dans l'élévation des barricades et la grève générale des usines. Pour le leader, la France est prête à faire la révolution. Se présentant aux élections présidentielles de 1969 et 1974, il obtient des scores extrêmement faibles. Pendant ce temps, le « service d'ordre » de la LCR s'occupe de casser du facho dans les meetings d'extrême droite. La période gauchiste du parti s'arrête en 1973 avec l'interdiction décidée par Pierre Marcellin, ministre de l'intérieur sous Valéry Giscard d'Estaing. Les extrêmistes de gauche modèrent leurs actions mais pas leurs paroles. Les années 80 voient les communistes s'allier à la gauche mitterrandienne : pour la LCR, ce ne sont que de vulgaires traîtres à la cause révolutionnaire. Mais la ligue vit ses années noires, avec le départ de nombreux militants et la cohabitation au pouvoir. La chute du mur de Berlin oblige la LCR à réviser son dogme. Les trotskistes acceptent l'idée d'une nouvelle époque, même si la donne ne change pas. L'injustice existe toujours ainsi que la lutte des classes. La réponse est donc la même : la révolution. La mondialisation et le néo-libéralisme deviennent les nouveaux démons, qu'il soit à Seattle, Gênes ou même dans la IIIe partie de la constitution européenne. Tout combat reste capital, dans les rues de Paris en 1995 ou pour défendre les sans-papiers menacés d'expulsion.Olivier Besancenot devient le porte-parole et la LCR renaît de ses cendres. Le petit protégé de Krivine présente bien et son discours séduit les déçus du PCF et de LO. La Ligue communiste révolutionnaire : trois mots qui, bout à bout, peuvent prendre de l'importance dans le paysage politique français.

  • Date de fondation : 1973
  • Fondateur : Alain Krivine
  • Porte-parole : Olivier Besancenot
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