Ken Loach ©E-Press

Ken Loach

Ken Loach ©E-PressKen Loach ©E-Press
  • Profil mis à jour le 22/04/2014
  • Nationalité :
    Britannique
  • Date de naissance :
    17 juin 1936 (âge : 78 ans)
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Ken Loach

  • IL A DIT "Staline est la personne qui a causé le plus de tort au socialisme". Fluctuat

Kenneth Loach, dit Ken Loach, est un réalisateur britannique né le 17 juin 1936 à Nuneaton. Il est célèbre pour ses films engagés qui dépeignent la société britannique telle qu'il la perçoit, s’intéressant en particuliers aux conflits sociaux, aux heures sombres de l'histoire britannique mais également aux problèmes d'intégration. Avec ses films Kes, Family Life, Riff-Raff, Ladybird, Land and Freedom, Sweet Sixteen, Le Vent se lève, Looking for Eric ou encore La Part des anges, Ken Loach décrit l'Angleterre d'aujourd'hui avec la précision du naturaliste.

Issu du milieu ouvrier - son père était électricien en usine - Ken loach suit des études de droit au St Peter's College d'Oxford après avoir effectué son service militaire dans la Royal Air Force. Seulement, très vite, Ken se passionne plus pour la Oxford revue (troupe de théâtre de l'Université) que pour ses études. Avec la troupe, il monte à plusieurs reprises sur scène puis commence à se produire dans les différents théâtre de la ville. 

Seulement, en 1961, Ken amorce un virage dans sa carrière lorsqu'il est engagé comme assistant-metteur en scène au Northampton Repertory Theatre. Deux ans plus tard, Ken Loach devient le réalisateur de téléfilms pour la BBC : Diary of a Young Man (1964), Up the junction (1965), ou encore Cathy Come Home (1966), dans lequel il fait un tableau corrosif de la politique sociale en Angleterre, et pour lequel il reçoit le Prix Italia. Il jette ainsi les bases de son œuvre.

Loach se lance au cinéma

En 1967, il signe son premier long-métrage Pas de larmes pour Joy avec Carol White. Mais c’est avec son deuxième opus, Kes (1969), qu’il se fait connaître du grand public. Adapté d’un roman de Barry Hines et présenté au Festival de Cannes, le film raconte l’histoire d’un jeune garçon en difficulté sociale qui arrive à se changer les idées grâce à un faucon qu’il a apprivoisé. Le réalisateur utilise l’image du petit garçon pour mettre en exergue les conditions pénibles des travailleurs anglais.

En 1971, il réalise The Save the Children Fund Film sur commande de la fondation Save the Children qui, par ailleurs, n’apprécie pas la qualité du film. Il tourne Family Life en 1972. Récompensé au Festival de Berlin, le long-métrage fait une peinture des conflits des générations.

Après quelques années de silence pour cause de censure principalement - il ne fait bon être communiste à l'époque-, Ken Loach revient en 1978 avec Black Jack qui fustige la répression, aussi bien à l'école, dans les familles que dans les institutions. Au cours de cette décennie, il est beaucoup plus présent sur le petit écran. Il met en scène entre autres After a Lifetime, The Rank and the File, A Misfortune, The Price of Coal, ou la série sur la classe ouvrière Days of Hope.

Le come-back

A partir des années quatre-vingt, il marque son retour au cinéma avec une série de films qui traitent plusieurs sujets tels que le chômage (Regards et Sourires, 1981), la discrimination (Singing the Blues in Red, 1986), l’Irlande (Hidden Agenda, 1990), la précarité (Riff Raff, 1991), les politiques face à la violence domestique (Ladybird, 1994), la dépendance à l’alcool (My Name is Joe, 1998), la privatisation d’une compagnie de chemins de fer (The Navigators, 2002), les difficultés financières (Raining stones, Prix du Jury à la Croisette en 1993, et Sweet Sixteen, Prix du Meilleur Scénario à Cannes, 2002), etc.

L’actualité et les problèmes à l’échelle internationale ne le laissent pas non plus indifférent. Il parle de la guerre d’Espagne ainsi que de luttes politiques qui s’en sont suivies dans Land and Freedom (1995). Il évoque le conflit entre les sandinistes et les contras au Nicaragua dans Carla’s Song (1996). En collaboration avec Claude Lelouch, Sean Penn, Youssef Chahine, ou Amos Gitai, il compare les attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et le coup d’État du 11 septembre 1973 au Chili dans 11’09’’01- September 11. En 2004, il revient encore sur les attentats du 11 septembre sur fond d’histoire d’amour entre un Pakistanais musulman et une Écossaise catholique dans Just A Kiss. Deux ans plus tard, il aborde le thème de la guerre d'indépendance irlandaise dans Le Vent se lève, Palme d’or au Festival de Cannes.

Pas de star chez Ken Loach

En 2007, il réalise Tickets et Chacun son cinéma. Le cinéaste britannique joue la même année dans Je t’aime… moi non plus de Maria de Medeiros. En 2008, il passe derrière la caméra pour traiter le thème de l’immigration dans It’s a Free World. Le film suit les péripéties de deux jeunes femmes qui se retrouvent subitement au chômage et qui font alors preuve de détermination et d’ingéniosité. En 2009, il change de registre et tourne la comédie romantique Looking for Eric.

Ken Loach est connu également pour sa méthode de travail très particulière. En effet, il fait appel à des acteurs dont l’expérience de la vie est en adéquation avec les rôles qu’ils interprètent pour avoir plus d’émotions. C’est pour cela qu’il collabore parfois avec des acteurs inconnus au détriment des vedettes. En 2011, Ken Loach présente son nouveau film, Route Irish, un drame présenté au Festival de Cannes 2010.

Un réalisateur intègre

En 2012, c'est la comédie La part des angesqu'il présente au Festival de Cannes, film pour lequel il recevra le Prix du Jury. Seulement, a Turin, il refuse le prix pour l'ensemble de son oeuvre que le jury du festival voulait lui décerner. Il explique refuser ce prix en soutien aux salariés du musée national du cinéma (organisateur du festival) qui ont récemment été licenciés après avoir refusé une baisse de salaire. "C’est avec grand regret que je suis contraint de refuser le prix que m’a accordé le festival du film de Turin [...] les moins bien payés et donc les plus vulnérables ont perdu leur boulot parce qu’ils s’opposaient à des réductions de salaires [...] Il est injuste que les plus pauvres payent pour une crise économique dont ils ne sont pas responsables [...] Comment pouvais-je ne pas répondre à une demande de solidarité de la part de travailleurs qui ont été licenciés pour avoir défendu leurs droits? Accepter le prix en faisant juste quelques commentaires critiques aurait été faible et hypocrite" explique-t-il dans une lettre envoyée au comité d'organisation du festival. En réponse à cette lettre, le festival a décidé d'annuler la projection de La Part des Anges.

Cet épisode oublié, Ken Loach a retrouvé les plateaux de cinéma pour réaliser Jimmy's Hall, sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2014.

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