Kathleen Turner

  • Profil mis à jour le 16/02/2010
  • Sexe :
    Femme

La biographie de Kathleen Turner

Cette fille d'ambassadeur mène une vie itinérante avant de débuter dans des pièces d'avant-garde. En 1981, Lawrence Kasdan lui confie dans la Fièvre au corps, un rôle de séductrice ambiguë inspirée de la mythologie érotique du film noir. Kathleen Turner s'y affirme, d'emblée, comme une virtuose du simulacre et confirmera fréquemment son goût pour les héroïnes à double face, ballottées entre deux mondes : romancière timide/intrépide aventurière d'À la poursuite du diamant vert (R. Zemeckis, 1984), styliste frigide/prostituée des Jours et les nuits de China Blue (K. Russell, id.), ou deux époques : Peggye Sue s'est mariée (F. F. Coppola, 1986). Son dynamisme et son humour sophistiqué s'accommodent mal de la grisaille quotidienne (Voyageur malgré lui, L. Kasdan, 1989 ; la première partie de la Guerre des Rose, Danny De Vitto, 1990), tant ses personnages procèdent de stéréotypes habilement amalgamés et font la part belle à l'autoparodie et au clin d'il cinéphile (la garce féroce de l'Homme aux deux cerveaux de Carl Reiner, 1983 ; la tueuse d'élite de l'Honneur des Prizzi de John Huston, 1985, ou Jessica, la supervamp de dessin animé de Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, R. Zemeckis, 1988, à laquelle elle prête sa voix). Dans Julia et Julia (P. Del Monte, 1987), elle est écorchée vive aux prises avec l'irrationnel et en tout cas plus à l'aise qu'en journaliste vedette de l'information télévisée (Scoop, T. Kotcheff, id.) où elle affronte les pièges de la comédie sophistiquée. Ses dernières prestations sont d'ailleurs dans ce registre, que la comédie devienne grinçante (la Guerre des Rose), macabre (Serial Mother, John Waters, 1994) ou simplement policière (V. I. Warshawski, un privé en escarpins, Jeff Kanew, 1991 ; Pas de vacances pour les Blues, H. Ross, 1993). C'est pourtant dans le plus modeste Naked in New York (Daniel Algrant, 1993), où sa prestation est brève, que l'on retrouve son abattage. Elle semble désormais se spécialiser dans les compositions souvent mordantes comme dans Moonlight et Valentino (Moonlight and Valentino, David Anspaugh, 1995) ou Une vraie blonde (A True Blonde, Tom Di Cillo, 1997).

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