Jules Supervielle

  • Bio
  • Profil mis à jour le 01/03/2012
  • Date de naissance :
    16 janvier 1884
  • Date de décès :
    17 juin 1960
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Jules Supervielle

Né à Montevideo (en Uruguay) le 16 janvier 1884 Jules Supervielle perd accidentellement ses parents à l'âge de huit mois. D'origine basque, il partage sa vie entre la France et l'Amérique du Sud. La pampa, les grands espaces et l'océan lui donnent très vite une impression de vide et d'isolement. De 1902 à 1906, Jules poursuit des études jusqu'à la licence de lettres. Il fait aussi son service militaire mais sa santé est fragile et le jeune homme supporte mal la vie de caserne. Il s'installe à Paris après la première guerre mondiale et devient ami avec Michaux et Paulhan. Cette période est particulièrement riche en terme de création et d'inspiration poétique. Durant la seconde guerre, Supervielle retourne en Uruguay. De retour en France à nouveau, il continue à écrire mais la fin de sa vie est marquée par des problèmes de santé. Le grand prix de l'Académie française lui est attribué en 1955. L'auteur décède cinq ans après, le 17 mai 1960.

 

 

Le poète de l'intimité

 

Contemporain des Surréalistes, Supervielle n'a jamais été influencé par leurs productions, préférant suivre sa propre voie. L'écrivain fait très vite le choix d'un vocabulaire simple et clair. Sa poésie se veut transparente, comparable à un « chant chuchoté ». Le thème de ses romans s'oriente autour de l'enfance. Ses premières publications, les Poèmes de l'humour triste (1919) et L'homme de la pampa (1925), un roman désinvolte et fantaisiste, masquent encore les angoisses du poète. Une caractéristique de son oeuvre consiste à conjuguer l'immensité de l'espace à l'intériorité de sa personne. Le dehors et l'intimité du moi de l'écrivain s'accordent. Mais c'est avec , paru en 1925, que l'auteur révèle son style et son originalité. « Les souvenirs sont du vent, ils inventent les nuages », écrit-il. Dès lors, l'auteur développe ce qu'il nommera le « surnaturel naturel » et introduit une forme de sacré, sans toutefois lui associer une forme neuve de langage. Il définit ainsi son art poétique : « Faire en sorte que l'ineffable nous devienne familier tout en gardant ses racines fabuleuses ». Il publie plusieurs recueils de poésie, dont Le forçat innocent (1930), Les Amis inconnus (1934), (1936), Oublieuse Mémoire (1949), Naissances (1951, Le corps tragique (1959) ainsi qu'un roman : (1926), des contes : (1931), Le Jeune Homme du dimanche et des autres jours (1952) et des pièces de théâtre, dont La Belle au bois (1932), Bolivar (1936) et Schéhérazade (1949). Parmi ses successeurs spirituels, on compte René-Guy Cadou, Claude Roy ou encore Jacques Réda.

 

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