Jules Supervielle
Avis: 
Date de naissance: 
15 janvier 1884 (âge : 76 ans)
Date de décès: 
16 juin 1960
Sexe: 
Homme

Biographie: 

 Le poète de l'intimité Contemporain des Surréalistes, Supervielle n'a jamais été influencé par leurs productions, préférant suivre sa propre voie. L'écrivain fait très vite le choix d'un vocabulaire simple et clair. Sa poésie se veut transparente, comparable à un « chant chuchoté ». Le thème de ses romans s'oriente autour de l'enfance. Ses premières publications, les Poèmes de l'humour triste (1919) et L'homme de la pampa (1925), un roman désinvolte et fantaisiste, masquent encore les angoisses du poète. Une caractéristique de son oeuvre consiste à conjuguer l'immensité de l'espace à l'intériorité de sa personne. Le dehors et l'intimité du moi de l'écrivain s'accordent. Mais c'est avec Gravitations, paru en 1925, que l'auteur révèle son style et son originalité. « Les souvenirs sont du vent, ils inventent les nuages », écrit-il. Dès lors, l'auteur développe ce qu'il nommera le « surnaturel naturel » et introduit une forme de sacré, sans toutefois lui associer une forme neuve de langage. Il définit ainsi son art poétique : « Faire en sorte que l'ineffable nous devienne familier tout en gardant ses racines fabuleuses ». Il publie plusieurs recueils de poésie, dont Le forçat innocent (1930), Les Amis inconnus (1934), La fable du monde (1936), Oublieuse Mémoire (1949), Naissances (1951, Le corps tragique (1959) ainsi qu'un roman : Le voleur d'enfants (1926), des contes : L'enfant de la haute mer (1931), Le Jeune Homme du dimanche et des autres jours (1952) et des pièces de théâtre, dont La Belle au bois (1932), Bolivar (1936) et Schéhérazade (1949). Parmi ses successeurs spirituels, on compte René-Guy Cadou, Claude Roy ou encore Jacques Réda.

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