
- Profil mis à jour le 01/03/2012
- Date de naissance : 17 septembre 1959
- Sexe : Homme
La biographie de Jonathan Franzen
- IL A DIT « La situation s'est beaucoup détendue dans ce pays en cinquante ans, et les gens veulent pouvoir « casser les règles », comme toutes les pubs à la télé vous pressent de le faire. » Fluctuat
Jonathan Franzen naît près de Chicago en 1959. Il grandit dans la banlieue de Saint Louis, Missouri et étudie à Berlin avant de venir s'établir à New York. Outre ses articles pour le New York Times, il écrit deux premiers romans peu connus, The Twenty-seventh City et Strong Motion en 1998 et 1992, puis un essai en 1996, « Perchance to Dream. In the Age of Images, a Reason to Write Novels. », portant la théorie de son troisième roman. En 2001, il explose avec , énorme livre, 700 pages entrant dans la catégorie des romans-monde. Franzen y pose des histoires qui s'entrecoupent, des trajectoires individuelles cahoteuses qui à force de se rencontrer forment l'histoire d'une famille américaine mainstream, trois générations et des barjots typiquement américains qui gravitent autour. Les Corrections est distingué par le National Book Award en 2002, tandis que le New Yorker voit en Franzen un des écrivains voués à marquer le XXIe siècle. Il publie en 2002 un essai, How to be Alone. The Twenty-seventh City, traduit en français en 2004. Il écrit son quatrième roman, The Discomfort Zone (), en 2006. Les Corrections sera adapté au cinéma par Robert Zemeckis en 2007. Franzen, par l'ambition et les thématiques des Corrections, peut être rapproché de Don DeLillo, bien que les Corrections n'arrivent pas à atteindre l'ampleur théorique d'un Outre-Monde. Beaucoup le rattachent au courant postmoderne de la littérature américaine, initié par thomas pynchon et DeLillo, poursuivi par David Foster Wallace ou encore Zadie Smith. Cette littérature ambitieuse est parfois acidement critiquée, notamment par James Wood qui, dans son essai sur Zadie Smith, la qualifie de « réalisme hystérique » et reproche à ces auteurs de vouloir faire de la littérature une critique sociale et de plus s'attacher à la marche du monde qu'aux sentiments des acteurs. Critique certainement injuste, au regard des personnages de Wallace ou du Body Art de DeLillo. Jonathan Franzen, qui écrit dans un « frigo », petite pièce sombre de la 2e avenue, est maintenant un romancier star, avec toute la pression, l'attention et les attentes que cela implique.
En 2010, son roman reçoit les éloges d'une critique quasi-unanime, et lui vaut de figurer sur la couverture du magazine Time en tant que grand romancier américain (après des auteurs James Joyce, william faulkner, ou Stephen King). Freedom est traduit en français en 2011 aux éditions de L'Olivier.


