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Joachim Lafosse
Avis: 
Date de naissance: 
17 janvier 1975 (âge : 41 ans)
Nationalité: 
Belge
Sexe: 
Homme
Profession: 
Réalisateur

Biographie: 

Joachim Lafosse est un réalisateur né le18 janvier 1975 à Uccle en Belgique.

Ses parents lui transmettent leur passion du cinéma en l'accompagnant toutes les semaines pour voir un film dans les salles obscures. Joachim rêve d'être acteur avant de s'intéresser à la réalisation. Très vite, il décide de suivre une formation et s'inscrit à l'Institut des Arts de Diffusion à Bruxelles.En 2001, il obtient son diplôme et fait le tour des festivals avec son court-métrage d'une vingtaine de minutes, Tribu, réalisé comme projet de fin d'études. Le film se fait distinguer de plusieurs prix, dont celui du Meilleur Court-métrage au Festival de Namur permettant à Joachim de se faire connaître du public et surtout des gens de la profession.Il est alors sollicité pour participer à plusieurs projets, aussi bien au théâtre qu'au cinéma. Il livre son premier documentaire, Strip-tease : Scarface sur un jeune ‘gangster’ balafré du nom de Raphaël en 2001.En 2004, il est scénariste et metteur en scène du film, Folie privée, une vision très personnelle de la famille belge contemporaine. Tourné en dix jours avec des moyens très limités (10 000 euros), le film se fait particulièrement remarquer dans les festivals, mais le succès commercial n'est pas au rendez-vous.Tout en restant dans la sphère de l'intimité, Joachim Lafosse prend part à l’Atelier du Festival de Cannes, avec un projet intitulé, Révolte Intime en 2005.

Les premiers longs

En 2007, il réalise un long-métrage intitulé, Ça rend heureux, où il fait tourner Fabrizio Rongione et Kris Cuppens, son ami depuis son tout premier court-métrage, Tribu. Souhaitant rendre compte du « Bruxelles que nous connaissons, et pas celui des médias » comme précise le réalisateur, le film est tourné en Flamand et en Wallon.Il sera récompensé du Grand Prix au Festival Premiers Plans d'Angers. Joachim se base sur sa propre expérience pour écrire l'histoire de ce cinéaste au chômage, Fabrizio, qui décide de réaliser un nouveau film malgré une vie personnelle difficile et une situation financière compliquée.La même année, quelques mois après la sortie de Ca rend heureux, Nue propriété, son troisième long métrage, est retenu dans les sélections officielles de la 63ème édition de la Mostra de Venise avant d'être projeté dans les salles de cinéma.Avec ce drame sombre et puissant, Joachim montre véritablement son talent d'écriture avec un thème, auquel il est particulièrement attaché, le thème de la séparation douloureuse. Il réunit alors les frères Jérémie et Yannick Renier pour interpréter les enfants de la talentueuse Isabelle Huppert, laquelle signe avec ce film sa première participation au cinéma belge. Ayant lui-même un frère jumeau, Joachim Lafosse est bien placé pour aborder le thème de la gémellité. Dans le film, la relation fraternelle et fusionnelle se transforme très rapidement en une relation conflictuelle, dès que la mère prend la décision de vendre la maison, seul lien que partage chacun des membres de la famille.Joachim Lafosse nous invite à réfléchir sur la propriété et sur la jouissance de celle-ci - qui relève finalement de l'illusion plus que de la réalité – à laquelle il trouve une correspondance dans le processus cinématographique.

En route pour les festivals

En 2008, il fait tourner Jonas Bloquet, Jonathan Zaccaï et Yannick Renier dans Élève libre ou l’itinéraire d’un adolescent en prise avec des difficultés familiales et scolaires, et qui se retrouve plongé dans une relation fusionnelle et trouble avec un ami de ses parents. Le film, présenté à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2008 - où il se fait remarquer - sort en salles en 2009.En 2012, il revient à Cannes avec son film Aimer à perdre la raison dans la catégorie Un Certain Regard.

Films réalisés par Joachim Lafosse

Commentaires sur Joachim Lafosse

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Les Chevaliers Blancs
23/01/2016 - 11:15

Pendant longtemps, Joachim Lafosse a été un cinéaste de festival, un chouchou de la critique intelligente biberonné au cinéma clinique d’Haneke ou des Dardennes. Et puis, ses films ont perdu un peu de leur implacable rigidité tragique pour laisser respirer une plus grande émotivité. Alors que Chevaliers blancs est sorti retour sur la mue d’un cinéaste qui cherche non plus les dogmes, mais le public et le plaisir.

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