Jean-Pierre Mocky

  • Profil mis à jour le 25/03/2011
  • Nationalité :
    Français
  • Date de naissance :
    06 juillet 1933 (âge : 79 ans)
  • Sexe :
    Homme
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La biographie de Jean-Pierre Mocky

Au théâtre et au cinéma, il est à ses débuts un des jeunes comédiens français les plus remarqués (sur scène, dans le Roi pêcheur, de Julien Gracq ; à l'écran, dans l'épisode français de I Vinti, d'Antonioni, et dans Gli sbandati, de Francesco Maselli, en 1955). Il cherche à réaliser son premier long métrage : ce devrait être la Tête contre les murs, d'après Hervé Bazin, dont il écrit l'adaptation. Mais les producteurs ne lui font pas confiance, et c'est finalement G. Franju qui réalise en 1959 le film dont Mocky est cependant l'interprète principal.En 1959, il signe lui-même les Dragueurs et renonce à sa carrière d'acteur (il ne la reprendra qu'en 1970, avec Solo et, par la suite, uniquement dans certains des films qu'il réalise lui-même). Dès lors, il va tourner à peu près un film par an. Un couple (1960), écrit en collaboration avec Raymond Queneau, est un échec commercial malgré son originalité. Snobs (1961) est un film particulièrement grinçant : l'humour fort noir du cinéaste ne sera compris et apprécié qu'une dizaine d'années plus tard. Sa rencontre avec Bourvil lui permet de signer coup sur coup plusieurs comédies curieuses : Un drôle de paroissien (1963) ; la Grande Frousse/la Cité de l'indicible peur (1964, d'après Jean Ray) ; la Grande Lessive (1968) et l'Étalon (1969). Mocky est un excellent directeur d'acteurs : Fernandel lui doit un de ses derniers bons films (la Bourse et la Vie, 1965) ainsi que Michel Simon (l'Ibis rouge, 1975). Des comédiens comme Francis Blanche, qu'il a utilisé à plusieurs reprises (les Compagnons de la Marguerite, 1967), Roland Dubillard ou Jean Poiret lui doivent des rôles très supérieurs à leurs emplois habituels. À partir de 1970, Mocky s'est lancé dans une série de films assez ambitieux, fort loin de ses comédies habituelles, où il se confie généralement le rôle principal : Solo (1970) ; l'Albatros (1972) ; l'Ombre d'une chance (1974) ; Un linceul n'a pas de poches, d'après Horace McCoy (1975) ; le Piège à cons (1979). Ses comédies se font plus rares (Chut !, 1972 ; le Roi des bricoleurs, 1977). Il réalise ensuite un film fantastique (Litan, 1982), puis Y a-t-il un Français dans la salle ? (id., d'après Frédéric Dard) et À mort l'arbitre (1984). Après ces derniers films, sa virulence, son anarchisme et son originalité semblent s'être émoussés ; il tourne paresseusement avec des budgets le plus souvent très limités, et le public le suit de moins en moins, ce qui ne l'empêche pas de parvenir à tourner au moins un film par an.

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