Jean-Pierre MELVILLE
Avis: 
Date de naissance: 
19 octobre 1917 (âge : 55 ans)
Date de décès: 
01 août 1973
Nationalité: 
Français
Sexe: 
Homme

Biographie: 

De son vrai nom Jean-Pierre Grumbach, Melville apprend le cinéma en autodidacte fortuné. A l’âge de six ans, il reçoit une caméra Pathé Baby en cadeau et s’amuse à tourner plusieurs films à l’aide d’un projecteur miniature.Atteint de cinéphilie boulimique, il passe la plus grande partie de son enfance et de son adolescence dans les salles de cinéma, il y admire principalement les productions américaines et décide de devenir cinéaste après avoir assisté à la projection du film épique de Frank Lloyd, Cavalcade en 1932, mais il doit attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour s’y adonner.Appelé sous les drapeaux après de brèves études et une jeunesse aventureuse à Montmartre, il est aussitôt pris dans les tourments de la guerre. Il participe à la guerre de 1939-1940 dans la cavalerie française. C’est en 1942, alors qu’il gagne Londres, qu’il prend le nom de Melville en hommage à Herman Melville, l’écrivain de Moby Dick, avec lequel il se trouve de nombreux points communs.Après la guerre, il revient à son aspiration première : le cinéma. Devenu son propre producteur après s’être vu refuser une carte d’assistant metteur en scène, Melville produit et tourne son premier court métrage sur le clown Beby, Vingt-quatre heures de la vie d’un clown (1946). Plus tard, il économise et réalise, dans des conditions très précaires, son premier film Le silence de la mer, d’après le roman paru dans la clandestinité de Vercors. Impressionné par son innovation, Jean Cocteau lui confie en 1949, l’adaptation des Enfants terribles. Indépendant et marginal, mais reconnu par la critique et la profession, Melville s’affranchit des règles cinématographiques de l’époque et réalise en 1953 Quand tu liras cette lettre, puis décide de ne plus jamais tourner que ses propres projets et crée en 1955, ses propres studios, les Studios Jenner. Il y produira une grande partie de ses films.Avec son film Bob le flambeur en 1955, il inaugure une ligne de films de gangsters. Il est follement épris par le mythe américain qui l’a façonné, notamment les univers d'Howard Hawks et John Huston, mais il n'est jamais tombé dans le complexe de l’imitation et le trop référentiel. Il a su devenir un modèle inspirateur en conservant son identité de créateur.Deux hommes dans Manhattan (1959), lui permet de tenir lui-même un des premiers rôles de ce film noir dans lequel il scrute les rues sombres de New York, mais le film est un échec. Jean-Pierre Melville décide alors de ne réaliser que des films plus commerciaux.Cependant, ses films marquent profondément les cinéastes qui deviendront les grands auteurs de la Nouvelle Vague, dont François Truffaut et Jean-Luc Godard. Ce dernier lui confie d’ailleurs un rôle dans son film A bout de souffle en 1960.Sa rencontre avec Jean-Paul Belmondo en 1961 est le début d’une fructueuse entente. Après Léon Morin prêtre, qui reçoit un excellent accueil, il revient au policier avec les deux films Le Doulos et L’Aîné des Ferchaux, adaptation de l’œuvre de Georges Simenon.En 1966, il réalise Le deuxième Souffle avec Lino Ventura et Le Samouraï avec Alain Delon, l’un de ses plus grands succès. Durant le tournage du film, un incendie détruit les Studios Jenner. Obsessionnel, il persistera à rester dans ses studios où il montera L’Armée des ombres, un bel hommage à la Résistance et au combat clandestin, inspiré du roman de Joseph Kessel.A la fois jovial et frigorifique, Jean-Pierre Melville se disputait avec tous ses collaborateurs. Anecdote célèbre : Lino Ventura ne lui adressa plus la parole durant tout le tournage de L’Armée des ombres. Melville avait déclaré à la presse que Ventura avait eu des difficultés à monter dans le wagon au début du film Le deuxième Souffle. Le cinéaste avait caché à son acteur qu’il avait ordonné d’augmenter la vitesse du train…Il a également demandé à une scripte sur un autre film de porter une perruque, car il n’aimait pas sa couleur de cheveux.L’homme au Stetson aux larges bords, imperméable, cigare et lunettes noires, renoue avec les films policiers, avec son plus grand succès public, Le cercle rouge en 1970, qui réunit Alain Delon, Yves Montand et Bourvil. Il tourne son dernier film Un flic, mais son échec le touchera considérablement. Peu de temps après, il meurt des suites d’une attaque cérébrale. En vingt-cinq ans de carrière et treize longs métrages, ses œuvres ont influencé plusieurs générations de cinéastes, dont Martin Scorsese, John Woo et Quentin Tarantino. De tous ces illustres suiveurs est née une expression ; « melvillien ». Aujourd’hui encore, plus de trente ans après sa disparition, Melville est le symbole du réalisateur accompli, indépendant et moderne, à la fois encensé et craint pour son professionnalisme.

Films réalisés par Jean-Pierre MELVILLE

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