Jean-Pierre Léaud

Jean-Pierre Léaud

Jean-Pierre LéaudJean-Pierre Léaud
  • Profil mis à jour le 01/03/2012
  • Nationalité :
    Français
  • Date de naissance :
    05 mai 1944
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Jean-Pierre Léaud

  • IL A DIT « Ma mère est morte. » Réplique des Quatre cents coups. Fluctuat

Il est le fils du scénariste Pierre Léaud et de l'actrice Jacqueline Pierreux. Son premier vrai rôle, c'est Truffaut qui le lui donne dans les Quatre Cents Coups (1959), où apparaît le personnage du jeune Antoine Doinel. « Double » mimétique, on le retrouve dans quatre uvres de Truffaut : l'Amour à 20 ans (1962), Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) et l'Amour en fuite (1979), ce qui nous vaut une suite biographique de l'adolescence à l'âge adulte. On voit Léaud dans d'autres films de Truffaut (les Deux Anglaises et le continent, 1971 ; la Nuit américaine, 1973), mais aussi chez Jean-Luc Godard (Masculin féminin, 1966 ; Made in USA, 1967 ; la Chinoise, id. ; Week-End, id.). Il est également l'assistant de ces cinéastes sur diverses productions. Vers la fin des années 60, le mélange de pudeur issue des films de Truffaut et d'apparente froideur voulue par ceux de Godard enferme Léaud dans une espèce de masque schizophrène qui le rend étranger, comme déphasé, à son environnement. Ce style de jeu marque, hélas, toute la future carrière de l'acteur. S'il s'avère bon porteur d'une mythologie d'époque lorsqu'il est utilisé par des auteurs dont la démarche se fonde sur une certaine distanciation (Godard, la Chinoise ; Glauber Rocha, Le lion a sept têtes, 1970 ; Rivette, Out One : spectre, 1974 ; Eustache, la Maman et la Putain, 1973), il devient gênant dans les uvres plus classiques (Aidez-moi à rêver Aiutami a sognare, Pupi Avati, 1980), ou même dans les derniers films de Truffaut où il apparaît... Ce jeu maniaque s'exacerbe encore lorsqu'il interprète les films de Bernard Dubois : les Lolos de Lola (1976) et Parano (1981). Léaud impose à nouveau sa présence dans Rebelote (Jacques Richard, 1984), Détective (J. -L. Godard, 1985), Ce n'est que du cinéma ! (P. Sándor, id.), Corps et biens (B. Jacquot, 1986), les Keufs (J. Balasko, 1987), la Couleur du vent (P. Granier-Deferre, 1988), Jane B. par Agnès V. (A. Varda, id.), Trente-six fillette (Catherine Breillat, id.), Bunker Palace Hôtel (Enki Bilal, 1989), J'ai engagé un tueur (A. Kaurismäki, 1990), Paris s'éveille (O. Assayas, 1991), Pour rire (Lucas Belvaux, 1997), le Pornographe (Bertrand Bonello, 2000).

Dernières news sur Jean-Pierre Léaud

Photos et vidéos de Jean-Pierre Léaud

> Toutes les photos> Toutes les vidéos
0
La vidéo du jour
  • Mr Nice VOST Mr Nice VOST
> Toutes les bandes-annonces