Jean Lods
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La biographie de Jean Lods
Beau-frère de Léon Moussinac, ami de Vertov et de Vigo, il étudie au conservatoire de Strasbourg, et aide à la naissance des premiers ciné-clubs. En 1928, il fonde, avec Moussinac et Francis Jourdain, les Amis de Spartacus, club qui se consacrera pendant deux ans à faire connaître les films soviétiques en France. Dans le cadre de l'avant-garde, il réalise des essais esthétiques (24 Heures en 30 minutes, 1928 ; Champs-Élysées, 1929) et un reportage politique (la Marche de la faim, id.). Il consacre son seul long métrage, l'Équipe (1930), aux travailleurs des Chemins de fer du Nord.Généralement considéré comme son chef-d'uvre, le Mile (1932) s'inspire vraisemblablement du Taris de Vigo pour brosser le portrait du célèbre coureur Jules Ladoumègue. Il reste fidèle à la veine impressionniste pour décrire la Vie d'un fleuve (id.), en l'occurrence la Seine, avec une vive sensibilité plastique. Au cours d'un séjour en URSS, il réalise, sur une idée d'Isaac Babel, un documentaire aujourd'hui perdu, Histoire d'une ville, Odessa (1934). Puis il se consacre à des portraits de personnalités de la culture et de la politique : Aristide Maillol (1943) ; Aubusson et Jean Lurçat (1946) ; Hommage à Albert Einstein (1955) ; Henri Barbusse (1958) ; Jean Jaurès (1959) ; Stéphane Mallarmé (1960) ; Romain Rolland (1970). Il a été cofondateur et directeur des études de l'IDHEC (1943-1952).

