Jean Lefebvre ©VISUAL

Jean Lefebvre

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  • Profil mis à jour le 28/05/2013
  • Nationalité :
    Français
  • Date de naissance :
    03 octobre 1919
  • Date de décès :
    09 juillet 2004
  • Sexe :
    Homme
  • Profession :
    Acteur

La biographie de Jean Lefebvre

Jean Lefebvre est un acteur français né le 3 octobre 1919 à Valenciennes et décédé le 9 juillet 2004 à l'âge de 84 ans à Marrakech, au Maroc. Il est connu principalement pour ses rôles dans des comédies à succès comme la série des Gendarmes et celle de La 7ème compagnie.

L'enfance de Jean Lefebvre est relativement méconnue. D'ailleurs, rien que les sources concernant sa date de naissance divergent. Si certains le voient naître le 3 octobre 1919, certains le font naître 3 années plus tard, soit le 3 octobre 1922. Néanmoins, la date du 3 octobre 1919 est plus largement admise.

En 1939, alors âgé de 20 ans, Jean Lefebvre est appelé sous les drapeaux et tente de rejoindre le corps de Spahis Marocains. Il est alors envoyé au camp de Satory près de Versailles mais comme la quasi totalité de l'armée française, il sera fait prisonniers par les allemands dès l'offensive de juin 1940. Il est alors conduit au camp de prisonniers de Voves en Eure-et-Loire où les allemands regroupent une partie des prisonniers de guerre français. Réservé ensuite aux prisonniers politique - les prisonniers de guerre ayant été transférés en Allemagne - il est étonnant de voir qu'en 1944, le prisonnier Jean Lefebvre est quant à lui toujours à Voves. Il fait d'ailleurs parti dans la nuit du 5 au 6 mai 1944 de l'équipée de 42 hommes qui parviennent à s'évader du camp en passant par un tunnel creusé à partir de la baraque des douches.

Lefebvre reprend les armes

Il tente alors de rejoindre la zone sud (occupée par les allemands depuis fin 1942) mais le débarquement allié en Normandie le conduit dans les rangs des FFI (Forces Françaises de l'Intérieur). Il participera dès lors à la libération de la France. A la fin de la guerre, il retourne chez lui, à Valenciennes, et travaille quelque temps avec son père, maréchal-ferrant, avant d'intégrer le Conservatoire de Paris en 1948.

Il se consacre à une carrière de chanteur d'opéra mais c'est sans compter sur René Simon, un professeur d'art dramatique réputé qui l'a repéré. René Simon le fait entrer au sein de la troupe des Branquignols où il mêle chant et comédie. Il décroche dès lors quelques petits rôles au cinéma dans les années 50.

Il tourne alors pour Henri-Georges Clouzot dans Les Diaboliques (1955) puis pour Gilles Grangier dans Gas-Oil (1955). L'année suivante on le retrouve dans Et Dieu ... créa la femme de Roger Vadim. Pendant les années 50, il enchaîne une multitude de petits rôles dans des films plus ou moins remarqués. Il tourne dans plus de 30 films durant cette décennie. S'il ne décroche pas de rôle majeur, ces multiples tournages lui permettent de se faire connaitre du public et de tourner auprès de Simone Signoret, Paul Meurisse, Michel Serrault, Jeanne Moreau, Jean-Louis Trintignant ou encore Brigitte Bardot.

Flingueur pour Lautner

Au début des années 60, il continue d'enchaîner les rôles pour des réalisateurs comme Jean Girault, Yves Allegret ou encore Édouard Molinaro, se spécialisant notamment dans les comédies potaches. Il devient dès lors un second rôle incontournable.

En 1962 on le retrouve notamment aux côtés de Jean Gabin dans Le Gentleman d'Epsom puis à l'affiche de Faites sauter la banque l'année suivante. En 1963, on le retrouve pourtant là où on ne l'attendait pas, à l'affiche du film Les Tontons Flingueurs de Georges Lautner. Il donne alors la réplique aux plus grands acteurs français du moment comme Jean Gabin, Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche et le jeune mais très prometteur Claude Rich. Ce film, devenu culte, lui permet de s'imposer définitivement dans le paysage cinématographique français.

Seulement, si Jean Lefebvre est aimé et salué par le public, ses films sont rarement bien accueillis par la critique. En 1964, à l'affiche du Gendarme de Saint-Tropez aux côtés de Louis de Funès et Michel Galabru, il excelle dans le rôle du maréchal des logis Lucien Fougasse, un gendarme franchouillard complétement benêt. En 1965, il reprend son rôle de Fougasse pour Le Gendarme à New-York puis en 1968 pour Le Gendarme se marie et en 1970 pour Le Gendarme en Balade. Néanmoins il ne sera pas à l'affiche des deux autres suites : Le Gendarme et les extra-terrestres (1979) et Le Gendarme et les Gendarmettes (1982).

Lefebvre devient Pithivier

Entre temps, Jean Lefebvre a décroché pour la première fois un premier rôle dans le film Un idiot à Paris réalisé par Serge Korber et sorti en 1967. En 1973 il décroche le rôle du soldat Pithivier dans le film Mais où est donc passé la 7ème compagnie ? réalisé par Robert Lamoureux. Pithivier est un soldat français pris dans la débâcle de l'armée française. Avec le sergent-chef Chaudard (Pierre Mondy) et le soldat Tassin (Aldo Maccione), il tente d'échapper à la captivité. Le film, à l'humour potache et très franchouillard, fut un tel succès lors de sa sortie qu'il donna suite à deux autres films : On a retrouvé la 7ème compagnie (1975) et La 7ème compagnie au clair de lune (1977). Pour les deux derniers volets de la trilogie, Aldo Maccione sera remplacé par Henri Guybet pour le rôle de Tassin. Son rôle de Pithivier, ses répliques cultes comme "J'ai glissé chef" ou "Qu'est-ce que vous nagez bien chef", lui colleront longtemps à la peau.

A la fin des années 1970, il continue de tourner pour les plus grands réalisateurs du moment avec les plus grands acteurs du moment mais toujours dans des seconds rôles. On le retrouve notamment dans le film C'est pas parce qu'on a rien a dire qu'il faut fermer sa gueule (1975), La situation est grave ... mais pas désespérée (1976) ou encore Plein les poches pour pas un rond (1978).

Des navets à la pelle

Seulement, en parallèle, Jean Lefebvre qui tourne beaucoup, tourne également de mauvais films. Il déclara d'ailleurs : "J'ai fait tellement de navets dans ma carrière que je pourrais faire un potager". Car Jean Lefebvre a un vice : le jeu. Dans les années 1980, il est contraint d'accepter une multitude de rôles dans des films qu'il sait lui même mauvais, pour pouvoir rembourser des dettes de jeu. Dès lors, il devient has-been aux yeux du public et les réalisateurs l'oublient. Même comme second rôle !

Il décroche pourtant des rôles au théâtre. Il n'a d'ailleurs jamais autant foulé les planches que durant les années 80 et 90. A partir de 1990, le cinéma continuant de le bouder, il s'oriente vers la télévision, conscient que les portes du cinéma se sont définitivement refermés.

Pourtant, en 2001, il connaîtra un dernier succès, mais au théâtre, dans la pièce Les Jumeaux de Jean Barbier. Il interprète alors le double rôle principal de la pièce.

Vie privée

Côté vie privée, Jean Lefebvre se maria 4 fois. La première en 1950, avec Micheline Reine Grasser, mariage qui se terminera en 1962. La seconde, en 1967, avec Catherine Chassin-Briault. Le couple, qui divorce en 1973, se remariera l'année suivante avant de divorcer une nouvelle fois en 1977. Enfin, il épouse en 1994 Brigitte Lerebours. Il est père de cinq enfants : Bernard Catherine, Marie-Christine, Carole et Pascal.

Jean Lefebvre est décédé le 9 juillet 2004 à Marrakech au Maroc, des suites d'un arrêt cardiaque. Si malheureusement Jean Lefebvre restera toujours dans l'ombre de Louis de Funès ou de Bourvil, il fût sans nulle doute un des acteurs comiques les plus doués de sa génération. Ses films, devenus cultes, sont encore 50 ans après leur sortie en salles multi-diffusés à la télévision.

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