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Biographie

L'apparatchik, c'est son sobriquet. Un peu moqueur mais mérité. Après des études de sciences économiques et sociales, Jean-Claude Mailly entre à la Caisse Nationale de l'Assurance Maladie (CNAM) comme chargé d'études en 1978. Il a 25 ans, et son premier réflexe, c'est de rejoindre FO, comme son père et son grand-père. Apparatchik car il a connu toutes les strates de l'organigramme syndical avant d'en prendre la tête. Délégué du personnel puis délégué syndical à la CNAM, il a ensuite été l'assistant du secrétaire général de FO. Puis entre 1994 et 1999, il devient membre du Conseil Economique et Social. S'ensuit un court passage comme chargé de la presse, le temps d'apprendre à manier l'arme du communiqué. Bref, un parcours sans faute et complet qui lui permet en févier 2004 c'est la de remplacer Marc Blondel à la tête du syndicat.Réélu en 2007, il engage FO dans la lutte intersyndicale pour le pouvoir d'achat. Une manifestation d'envergure est organisée le 29 janvier 2009. Nicolas Sarkozy répond par une émission spéciale "face à la crise", mais l'absence de propositions concrètes du président renforce le mouvement intersyndical. Le 18 février, les syndicats rencontrent le président et lui soumettent leurs solutions face à la crise. Une nouvelle fois insatisfaits, et décidés à maintenir la pression, ils mobilisent une nouvelle fois les français le 19 mars "contre la précarité, pour défendre l'emploi, le pouvoir d'achat et les retraites". Les syndicats prévoyaient 2,5 millions de manifestants, 3 millions sont descendus dans les rues. Pour Jean-Claude Mailly, pas question de s'arrêter là: "Il va falloir maintenir la mobilisation et le 1er mai est déjà acté par définition".