
- Profil mis à jour le 01/03/2012
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La biographie de Jam
Le son de Paul Weller, Bruce Foxton et Rick Buckler doit plus à la scène pub rock qu'au punk. D'où une relative absence des Jam de toutes les encyclopédies ou dictionnaires punks. Leur premier album, In The City, sort en 1977. Paul Weller y fait preuve d'un jeu nerveux, qui n'est pas sans évoquer Wilko Johnson ou les premiers singles des the who. Ils sortent un deuxième album la même année, This is the Modern World. Le titre est prometteur, la pochette aussi (on y voit une cité HLM anglaise mais sous un angle décalé), cependant la musique souffre toujours d'un certain classicisme. Le groupe se fait alors remarquer par ses prises de position nationalistes et conservatrices : Weller appelant à voter Conservateur, et ses disputes avec les autres groupes et les journalistes : Weller, dans le plus pur style du « Klan », qui brûle sur la scène du Marquee un magazine défavorable aux Jam. En 78, le groupe publie l'album All Mods Cons (abréviation de l'expression : « tout le confort moderne » et jeu de mot sur le second sens, en Anglais, de « mods » et « cons »). Ils tournent aux Etats Unis, en première partie de Blue Öyster Cult, une formation de heavy metal à cent lieues de l'esprit punk rock que les Jam sont censés incarner ! La tournée se passe mal. A partir de ce moment, il devient évident que les Jam sont une exception anglaise difficilement exportable. En revanche, sur le marché domestique, leurs singles trustent les charts et les albums se vendent confortablement. Avec le morceau Down in the Tube Station at Midnight, Weller met la barre à gauche, rompant avec ses prises de position passées. Il s'affirme maintenant comme un détracteur du National Front et s'engage dans les mouvements antiracistes (il rejoindra également le Red Wedge, en 86, une association d'artistes qui militent pour faire battre Thatcher aux élections). Les Jam terminent la décennie avec l'album Setting Sons et commencent la suivante avec un numéro un : le single Going Underground. Fin 80, sort l'album Sound Affects, contenant la grande chanson : That's Untertainment. En 1981, Jam ne met pas de nouvel album sur le marché, se contentant de singles. En 1982, The Gift montre un Paul Weller désireux de rendre hommage à ses influences soul (un héritage de sa culture mod). L'album est suivi d'une tournée, à l'issue de laquelle Paul Weller annonce son attention de dissoudre le groupe, alors au faîte de sa popularité. Il entame une carrière qui le verra passer des ultra mode Style Council, dans les années 80, à des albums de « pop classique », dans les années 90. Ce, toujours avec succès, au moins en Angleterre. Bruce Foxton, le bassiste, après un album solo, rejoindra Stiff Little Fingers, une formation punk de la dernière heure, avec laquelle il tourne toujours.


