- Profil mis à jour le 01/03/2012
- Date de naissance : 26 février 1808
- Date de décès : 10 février 1879
- Sexe : Homme
La biographie de Honoré Daumier
- IL A DIT Les femmes supportent des fardeaux qu'aucun homme ne pourrait supporter. Fluctuat
Honoré Daumier arrive enfant à Paris et apprend très jeunes les rudiments de la peinture, dans l'amour de l'antique, du Titien et de Pierre-Paul Rubens. Il apprend la lithographie et est engagé par Philipon, fondateur du journal satirique La Caricature : le dessin Gargantua (1831) raillant Louis-Philippe lui vaut six mois de prison et la célébrité, réaffirmée en 1834 avec des lithographies, où il emploie un trait cursif, avec une science de la composition par masses due à son instinct de sculpteur, et une grande intelligence du grotesque.Malgré la loi de censure de 1835, Daumier poursuit son immense oeuvre de lithographe : ses séries (Robert Macaire, 1836-1838 ; Les Gens de justice, 1845-1848), parues surtout dans Le Charivari, stigmatisent les voleurs et les bourgeois, et taquine les humbles avec bonhomie.Le premier tableau où se révèle son génie de peintre est La République (1848), esquisse non exécutée. Mais Daumier préfère à l'allégorie la réalité, pour pénétrer l'homme et sa condition : il dépeints les avocats, les saltimbanques, les amateurs et les artistes, mais aussi des scènes de rue et de chemin de fer, ou des scènes religieuses.Classique par leur retenue, ses toiles adoptent une mise en page ordonnée, souvent composée en frise, mais où surgit parfois le baroque et l'héritage de Rubens, par le sens de la couleur et le rythme endiablé, le goût des contrastes lumineux et des oppositions de volumes, la pâte généreuse aux tons sourds se détachant sur fond clair, la puissance plastique des figures, qui assimile parfois sa peinture à la sculpture, également pratiquée.Admiré par les romantiques comme par les peintres de Barbizon, loué par la critique, notamment par Charles Baudelaire, Daumier est de son vivant méconnu du public, vit sans gloire et meurt dans la misère en 1879. Il eut pourtant une influence immense sur les peintres impressionnistes, Henri de Toulouse-Lautrec, Vincent Van Gogh et des dessinateurs comme Steinlen. Quelques oeuvres majeures :
- Lithographies Gargantua (1831), Le Ventre législatif et La Rue Transnonain (1834)
- Série de terres crues caricaturant les célébrités du « Juste Milieu » (1832, Paris, musée d'Orsay)
- Séries de lithographies : Robert Macaire (1836-1838) ; Les Gens de justice (1845-1848)
- La République (1848, Paris, musée d'Orsay)
- L'Homme à la corde (1860, Boston, Museum of Fine Arts)
- Le Wagon de troisième classe (1862, New York, Metropolitan Museum)

