Henri Roger-Viollet

Henri Roger-Viollet

  • Bio
Henri Roger-Viollet
  • Profil mis à jour le 01/03/2012
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Henri Roger-Viollet

 

En 1881, le jeune Henri Roger prend sa première photographie et note dans son carnet intime « cliché n°1 : Henri chambre (dev. Armoire) ». Passionné de chimie, il décide, une fois adulte, de se lancer dans la photographie avec son frère aîné Ernest Roger (tout comme les Lumière ou les Nobel, les deux frères s'illustrent par leurs inventions). En mai 1900, il épouse Jeanne Viollet, la fille de l'historien Paul Viollet (un catholique, dreyfusard, essentiellement connu comme cofondateur de la Ligue des droits de l'Homme) et prend le nom de Roger-Viollet.

 

Au début du millénaire, Henri Roger-Viollet rachète et dirige une manufacture de bronzes d'éclairage à Paris. Ce travail, qui lui permet de combiner ses savoirs d'ingénieur et de chimiste, lui fait réaliser des transmutations pétrole-gaz et gaz-électricité. Malheureusement peu doué en gestion, son entreprise décline financièrement et il est obligé de la vendre.

 

Henri Roger-Viollet se fait particulièrement reconnaître dans deux secteurs : l'astronomie (il est l'un des découvreurs de la supernova du 18 juin 1918) et la photographie. Dans ce dernier domaine, il met au point divers procédés : la photographie stéréoscopique, en bilocation, trilocation (sur certains clichés, il se représente en train de jouer aux échecs contre lui-même tout en assurant l'arbitrage)... Il est également fort habile dans avec la trichromie et parvient à réaliser, au début du vingtième siècle, des clichés en couleurs, d'une qualité remarquable.

 

Henri Roger-Viollet aime photographier des choses simples comme des déjeuners en famille, fixer des étapes (comme celles de construction de la tour Eiffel), mais également réaliser des clichés lors de ses voyages (il fait quasiment le tour du monde). Tous ces clichés sont consignés par ses soins, avec méthode.

 

Le photographe réussit à transmettre sa passion à sa fille Hélène. Avec son mari, Jean Fischer, celle-ci couvre la guerre d'Espagne, puis achète une boutique de documentation photographique riche de trente mille clichés et cinquante milles épreuves, située dans le quartier Latin (celle de Léopold Mercier et Laurent Ollivier). Elle acquiert alors des vues de rues parisiennes sous le Second Empire, des funérailles de Victor Hugo

 

Le 25 janvier 1985, Jean Fischer tue à coups de barre de ferre Hélène Roger-Viollet, son épouse de 83 ans, et rate sa première tentative de suicide (il y parvient, plus tard, en prison). L'agence est léguée à la Ville de Paris ; elle conserve un impressionnant fonds de cent vingt mille photos et de près de six millions de négatifs, développe des partenariats avec les plus grandes agences d'archives mondiales et assure la diffusion des photos des treize musées de la ville de Paris.

 

 

 

Quelques oeuvres majeures :

  • Vue générale de Sain-Malo, 1892
  • Sortie de l'Usine Edison d'Ivry-sur-Seine, 1893
  • Donjon du Coucy-le-Château, 1898
  • Fabrication de bronzes d'éclairage, vers 1900
  • Famille de fermiers à Champigny, 1908
  • Etable et boeufs au pied du Plomb du Cantal, 1912
  • Guerre 1914-1918. Militaire français en permission dans sa famille, 1915
  • Henri-Marie Lafontaine, 1924
  • Francis Poulenc, Roger Desornière, Charles Koechlin, Yvonne de Casa Fuerte..., 1932
  • Colette schreibt, Paris, Palais Royal , 1940. 21,7 x 27,9 cm

[Illustration : Henri Roger-Viollet, Famille de fermiers à Champigny, 1908]

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