François Morellet
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La biographie de François Morellet
- IL A DIT J'ai toujours été passionné par le mariage de l'ordre et du désordre, que ce soit l'un qui produise ou perturbe l'autre, ou l'autre qui produise ou perturbe l'un. Fluctuat
François Morellet commence à peindre des toiles figuratives, avant de se tourner résolument vers l'abstraction dans les années 1950, à rebours des tendances contemporaines à l'abstraction lyrique ou expressionniste. La découverte en 1952 à l'Alhambra de Grenade de l'art islamique, « l'art le plus intelligent, le plus précis, le plus raffiné, le plus systématique qui ait jamais existé », joue un grand rôle dans ce revirement vers une abstraction géométrique objective. Parallèlement, ses maîtres occidentaux sont Piet Mondrian, Paul Klee, Marcel Duchamp, et ses amis Ellsworth Kelly ou Pierre Dac.Morellet rejoint en 1960 le GRAV (Groupe de Recherche d'Art Visuel), qui souhaite « donner un sens social à la géométrie ». Le groupe se dissout en 1968, mais aura apporté beaucoup à l'art minimal. Morellet crée alors un art expérimental qui s'appuie sur les connaissances scientifiques de la perception visuelle, et commence en 1963 à intégrer à ses oeuvres des néons.Après 1970 débute pour Morellet une période marquée par la création d'oeuvres de plus en plus dépouillées, qui jouent avec leur support et l'espace qui les environne. Il réalise alors un grand nombre d'intégrations architecturales, qui attestent de sa parfaite maîtrise dans le maniement des formes et leur adéquation parfaite avec l'architecture. Irrespectueux des préceptes constructivistes, Morellet s'amuse dans ses oeuvres à inventer des règles absurdes, où parfois intervient le hasard, et d'où le sentiment est absent, apportant ainsi un peu d'humour dans le terne monde de l'abstraction géométrique !Ill. : Après réflexion n°7 (2003, Rennes, galerie Oniris)Quelques oeuvres majeures :
- Répartitions aléatoires (depuis les années 1950)
- Trames (depuis les années 1950)
- Désintégrations architecturales (depuis 1971)
- Géométrées (depuis 1983)
- Défigurations (depuis 1988)
- Déclinaisons de pi (depuis 1998)

