Nom de naissance Marinetti
Genre Homme
Avis

Biographie

Issu d’une richissime famille italienne, Angelo Carlo Emilio alias Filippo Tommaso Marinetti est né le 22 décembre 1876 à Alexandrie. Il passe toute sa scolarité chez les jésuites français, jusqu’à ce que son père l’envoie passer son bac à Paris. Une fois son diplôme en poche, il part en 1893 en Italie s’inscrire à la faculté de droit à Gênes où il obtient son doctorat. Le droit n’étant pas sa véritable vocation, il abandonne ce domaine pour se consacrer entièrement à sa véritable passion, la littérature dans toutes ses formes, aussi bien la poésie que le théâtre ou les romans.Maîtrisant aussi bien le français que l’italien et ayant toujours vécu entre la France et l’Italie, Angelo Carlo Emilio se lance dans la poésie sous le pseudonyme de Filippo Tommaso Marinetti et dès 1898 les poètes français Catulle Mendès et Gustave Kahn sont impressionnés par le poème Les Vieux Marins et vont s’empresser de le dévoiler au public. Ses premiers poèmes, écrits en français, sont alors publiés dans plusieurs revues symbolistes telles que La Vogue, La Plume ou encore La Revue Blanche ce qui l’entraine à publier en 1904 sa propre revue, Poesia. Filippo Tommaso Marinetti écrit un certain nombre de recueils de poésies, souvent influencés par Stéphane Mallarmé et Gabriele D’Annunzio, tels que La Conquête des Etoiles en 1902, Gabriele D’Annuzio Intime en 1903, Destruction en 1904 et La Momie sanglante en 1904, La Ville Charnelle en 1905 ou encore Les Dieux s’en vont, D’Annunzio reste en 1908.Après avoir vécu à l'ombre des pyramides où son père lui a laissé une fortune confortable, Filippo Tommaso Marinetti rêve de l’avenir. Fatigué des vieilles pierres, déçu par le monde des lettres qui n'arrive pas à se dégager d'un symbolisme dépassé, il sent en lui l'appel de la modernité. C’est ainsi qu’une nuit d'octobre 1908, il jette sur le papier les onze points du Manifeste du Futurisme, et fait publier ce texte prophétique en première page du Figaro. Les années suivantes voient naître près de trente manifestes futuristes et se réaliser les promesses d'un art nouveau qu'ils annoncent. Pour Filippo Tommaso Marinetti, ces différents manifestes sont de véritables « manifestes d’école, aussi bien dans la peinture que dans l’écriture », qui reflètent des éléments nouveaux dans la vision futuriste et avant-gardiste de l’homme. Il est donné en exemple la vitesse qui va jouer un rôle prédominant dans la construction de l’avenir, ou encore l’homme qui va petit à petit se substituer à la machine mais surtout les découvertes scientifiques à venir qui vont totalement bouleverser et changer la sensibilité humaine. Ces thèmes vont être repris par Filippo Tommaso Marinetti en 1910 dans son roman Mafarka le Futuriste. Le mouvement futuriste continue à faire des adeptes mais vers 1915 une scission commence à s’observer. Filippo Tommaso Marinetti commence à se rapprocher des milieux nationalistes italiens et commence à militer et à prendre des positions radicales quant à l’entrée en guerre de son pays. En 1915, il publie un recueil de poèmes intitulé La Guerre comme Hygiène du Monde, qui, accompagné de l’enrôlement important des adeptes dans les troupes italiennes, perturbe le mouvement futuriste. Blessé pendant la guerre, il fera partie en 1919, accompagné de Mussolini et du futuriste Mario Carli, du parti fasciste, les Faisceaux italiens de combat. Marinetti considère en effet que le fascisme est la concrétisation des idéaux futuristes, pensée qu’il affirme en 1924 dans son roman Fascisme et Futurisme en considérant que le régime de Mussolini n’est autre qu’une incarnation politique du futurisme. Ce soutient au régime lui vaut son élection à l’Académie d’Italie en 1929 ainsi que le titre de chevalier de la légion d’honneur en France en 1930.Pendant la Seconde Guerre mondiale, Filippo Tommaso Marinetti veut à tout prix s’engager mais, trop malade, il finit par se retirer. Il rejoint Venise et meurt finalement d’une crise cardiaque le 2 décembre 1944.