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Biographie

Diaporama foot : visionner les photos de la Finale France Italie 2006  S'il est un joueur qui vit par et pour le but, c'est bien Filippo Inzaghi. La carrière de l'attaquant baroudeur débute en deuxième division italienne, la Série B, à Piacenza. Après une escale en C1 (équivalent de notre National), à Leffe, et deux nouvelles saisons dans l'antichambre de l'élite, à Verone puis de nouveau à Piacenza, Pippo découvre la Série A en 1995 avec Parme. Si le petit avant-centre commençait à planter dans la division inférieure, il doit se contenter de 2 petits buts en 15 matches et doit une nouvelle fois changer de club.  En arrivant à l'Atalanta Bergame, le natif de Plaisance trouve enfin ses marques et réalise sa meilleure saison en club. En 33 matches, il fait trembler les filets 24 fois, s'adjugeant son seul et unique titre de "capo canoniere" (meilleur buteur du championnat italien). Inzaghi ne va pas particulièrement vite, n'a pas une frappe de balle exceptionnelle et n'est pas non plus un expert en dribble. Qui plus est, ses détracteurs raillent ses provocations incessantes et ses plongeons dans la surface.  Mais les statistiques parlent pour lui. L'attaquant mythique de la Squadra Azzurra, Paolo Rossi, en fait son descendant : "C'est l'attaquant qui me ressemble le plus. Parfois vous ne le voyez pas de tout le match et au moment où vous vous y attendez le moins, il change le cours de la rencontre."  Pippo se voit donc courtisé par des clubs plus huppés et c'est la Juve qui décroche le pompon. Pour la première fois de sa carrière, Inzaghi porte les mêmes couleurs deux saisons de suite, et même quatre, empilant 57 buts en championnat pour les noirs et blanc. L'arrivée de david Trezeguet lors de la saison 2000/01 le pousse malgré lui vers la sortie. Le grand rival de la Juve, Milan, récupère donc la terreur des surfaces.  Après une saison moyenne, Pippo revient sur un nuage en 2002/03, avec 17 buts en Série A et surtout 12 en 16 matches de Ligue des Champions. Car c'est avant tout lors des joutes européennes que le phénomène "Super Pippo" se révèle. En dix saisons, il va totaliser 52 buts dans les diverses compétitions continentales. Un chiffre que le hisse au quatrième rang des plus grands réalisateurs en coupes d'Europe de l'histoire, ex aequo avec le Madrilène Raul.  On crut pourtant que Inzaghi était perdu pour le football suite à la cascade de blessures qui est venu briser son élan. En octobre 2003, il est victime d'un traumatisme crânien, puis subit un claquage au mollet en janvier 2004, une double opération de la cheville gauche en avril et en novembre, avant de se fracturer la main. Une dernière tendinite au genou perturbe son retour en 2005, mais Inzaghi est déterminé à revenir, coûte que coûte, au plus haut niveau. C'est chose faite au cours de la saison 2005/06. Pippo joue à nouveau régulièrement et retrouve son ratio d'un but tous les deux matches.  Encore une fois, c'est en Ligue des champions que le tueur à gage sort le grand jeu. En huitièmes de finale, face au Bayern Munich, puis en quarts contre Lyon, "Super Pippo" signe deux doublés décisifs, renvoyant à ses chères études la recrue alberto Gilardino qui ne parvient à marquer qu'en championnat. Diminué par une inflammation des amygdales, Inzaghi manque la demi-finale aller contre Barcelone et ne peut faire la différence au retour.  Ses prestations lui offrent toutefois une place pour la Coupe du Monde allemande. Mais l'Italien n'est pas titulaire, Donadoni préférant faire confiance à la jeunesse. Cependant, pour son seul match en tant que titulaire, Super Pippo refait parler de lui face aux Tchèques pour une victoire 2-0. Sans trop jouer, Inzaghi s'octroie ainsi une Coupe du Monde à son palmarès. En 2006-07, Inzaghi ne joue plus beaucoup, souvent remplaçant de Gilardino, Kakà ou Gourcuff. Il ne plante que deux buts en vingt matches de championnat mais va à nouveau devenir l'âme de Milan en Champions League. Il plante tout d'abord quatre buts en 11 matches puis en rajoute deux...en finale et face à Liverpool. Tout comme Solskjaer à MU, Inzaghi est devenu le joker de choc, continue d'épater pour son sens du but et d'énerver pour sa comedia dell'arte.