Genre Homme
Avis

Biographie

Après une carrière dans le conseil en entreprise, où il s'est spécialisé dans l'audit, Eric Woerth se consacre pleinement à la vie politique à partir de 2002.  Ancien conseiller parlementaire d'Alain Juppé, impliqué dans la campagne de Jacques Chirac à la présidentielle 1995 (il est même fondateur et premier président du Club de la boussole), Eric Woerth commence à se rapprocher de Nicolas Sarkozy à partir de 2002.  Trésorier de Sarko et ministre du Budget Trésorier de l'UMP, il préside l'Association de financement de la campagne de Sarkozy en 2007 et hérite logiquement d'un maroquin au sein du gouvernent Fillon suite au succès du candidat UMP face à Ségolène Royal. Ce sera celui de ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique, qui lui va comme un gant.  Comme différents ministres, il part à la bataille des législatives 2007 et est réélu sans peine dans l'Oise dès le premier tour. Pièce maitresse du gouvernement Fillon, Woerth monte régulièrement au créneau. En 2009, il prend à bras le corps la question des évadés fiscaux, affirmant avoir une liste de 3000 contribuables français titulaires d'un compte en Suisse, qu'ils invitent à rentrer au bercail en leur promettant l'indulgence. Son objectif de réduire la dette de l'Etat est toutefois mis entre parenthèse, entre les cadeaux fiscaux liés à la loi TEPA et la conjoncture économique qui plombe la déjà fragile croissance française.  Mars 2010, c'est la soupe à la grimace pour la majorité présidentielle qui prend une sévère claque aux élections régionales. Eric Woerth quitte le Budget pour devenir ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique en remplacement de Xavier Darcos. A lui la lourde responsabilité de mener la réforme des retraites.  L'affaire Woerth-BettencourtA partir de juin 2010, le débat sur le prolongement de l'âge légal de départ à la retraite passe cependant au second plan avec l'apparition de ce qu'on appelle rapidement l'affaire Woerth-Bettencourt. En effet, on apprend grâce à des écoutes révélées par le site mediapart que Liliane Bettencourt, héritière du groupe l'Oréal, aurait fraudée le fisc. De graves soupçons de conflits d'intérêts tombent alors sur Eric Woerth et son épouse Florence, directrice des investissements de Clymène, société gérant la fortune Bettencourt. On apprend que Liliane Bettencourt avait récupéré 30 millions d'euros dans le cadre du bouclier fiscal en 2008, peu de temps après avoir diner avec le ministre du Budget. Et que ce dernier a décerné la légion d'honneur à Patrick Maistre, gestionnaire de la femme la plus riche de France. On évoque aussi des versements de sommes d'argent à Eric Woerth, Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy.  De nombreuses personnalités politiques réclament la démission du ministre. Eric Woerth assure sa bonne foi et nie avoir donné son aval pour le remboursement des 30 millions d'euros à Mme Bettencourt, effectué alors qu'elle possédait deux comptes en Suisse. Toujours selon Mediapart, l'héritière n'aurait pas été l'objet d'enquête fiscale depuis 15 ans.