Nom de naissance Edward G Robinson
Naissance
Bucarest (Roumanie)
Décès
Profession(s) Interprète
Avis

Biographie

Ayant débuté au théâtre en 1913, Edward G. Robinson a vite acquis une excellente réputation d'acteur et d'écrivain, grâce à sa pièce The Kibitzer, qu'il conçut avec Jo Swerling. Il fait quelques essais cinématographiques au muet, mais c'est au parlant qu'il s'affirme. Après plusieurs films dans les années 20, il trouve la consécration en 1931 avec le Petit César (M. LeRoy). Ce ne fut certainement pas la première « laideur » de l'histoire d'Hollywood. Avant lui, Lon Chaney et Louis Wolheim et, en même temps que lui, Wallace Beery s'étaient imposés par la fascination/répulsion qu'ils exerçaient sur le spectateur. Mais on ne trouve chez lui ni la recherche plastique chère à Lon Chaney ni la chaleur tendre qui émanait de la trogne de Wallace Beery. Robinson impose sa laideur avec force, presque agressivité, sans apprêts ni alibis. Sa création du Petit César, qu'il a peaufinée au fil des années, est celle d'un être fruste, brutal et stupide, sans qu'aucun trait ne vienne adoucir le personnage. Surgi au milieu des visages lisses et délicats hérités du muet, il fut peut-être le premier acteur engendré par le krach de Wall Street et le visage le plus fort et le plus nu de la grande dépression. Il offrait, sinon à l'admiration, du moins au goût du public un personnage trouble, à la fois haïssable et proche de lui. Si datée que paraisse maintenant sa création du caïd Rico Bandello dans le film de LeRoy, elle garde une importance sociologique qu'on ne saurait sous-estimer.Il allait appartenir à James Cagney d'affiner le personnage pour créer le mythe ambigu du gangster, celui que l'Amérique en crise s'était choisi. Robinson n'était pas un mythe, mais un acteur de composition, un des plus grands, qui a déployé son art dans une série de rôles très divers. Dans les années 30, il est, surtout à la Warner Bros, le dur à la parole crépitante et à la grimace de crapaud de beaucoup de films pleins de charme et d'inventions (Silver Dollar, Alfred E. Green, 1932 ; The Little Giant, R. Del Ruth, 1933 ; Un meurtre sans importance, L. Bacon, 1938). Mais la composition le tente. Il est un étrange et savoureux gangster chinois (le Bourreau, W. A. Wellman, 1932), et Howard Hawks lui offre deux rôles magnifiques qu'il interprète avec sa fougue habituelle, sa laideur étrangement féminisée par une boucle d'oreille : le chasseur de requins manchot du Harpon rouge (1932) et le patron de saloon onctueux de Ville sans loi (1935). Parallèlement, il introduit à l'occasion une nuance de sympathie et de générosité dans son image de dur (Guerre au crime, W. Keighley, 1936).Sa trajectoire était désormais fixée. Il revient périodiquement à son rôle de gangster intégralement mauvais, parfois de manière routinière (Un pruneau pour Joe, L. Allen, 1955), parfois avec éclat, le portant même à la perfection (Key Largo, J. Huston, 1948). Dans cette uvre, sa première apparition, suant dans un bain chaud, le cigare au coin des lèvres, a un impact inégalé. Il adoucit son image en interprétant bon nombre de représentants de la loi et de l'ordre : policier (Investigations criminelles, A. Laven, 1953), inspecteur d'assurance (Assurance sur la mort, B. Wilder, 1944) ou autre. Enfin, il semble s'être délecté dans ses rôles d'homme du commun dont le destin bouleverse la vie, compositions attentives, rehaussées de petites touches réalistes délicieuses. On n'oubliera pas ses créations exemplaires de criminologue prudent (la Femme au portrait, F. Lang, 1944) ou d'employé de banque /peintre du dimanche (la Rue rouge, id., 1945), poussés au crime par la sémillante Joan Bennett. Plus étranges sont ses rôles de médium petit-bourgeois effrayé de ses propres pouvoirs dans Obsessions (J. Duvivier, 1943) et dans les Yeux de la nuit (The Night Has a Thousand Eyes, J. Farrow, 1948). Plus humain était le personnage du médecin qui découvrait un remède contre la syphilis (Dr. Erlich's Magic Bullet, W. Dieterle, 1940) et le père italien autoritaire, respecté et haï (la Maison des étrangers, J. L. 

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 Coincée Acteur Lloyd Hallett
2015 Nightmare Acteur René Bressard
2015 Les Aveux D'Un Espion Nazi Acteur Edward «Ed» Renard
2015 Brother Orchid Acteur Little John Sarto
2015 Le Mysterieux Docteur Clitterhouse Acteur le docteur Clitterhouse

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