Edgar REITZ

  • Profil mis à jour le 22/04/2009

La biographie de Edgar REITZ

Après des études de lettres, de théâtre et de journalisme, il est opérateur et monteur pour le cinéma. Producteur et réalisateur de courts métrages et de documentaires à partir de 1957, il devient le spécialiste du film industriel (ou film de commande de grandes entreprises). Plusieurs de ses films expérimentaux, des documentaires et même quelques films de commande le font connaître en Allemagne et à l'étranger : Recherche expérimentale sur le cancer (Experimentelle Krebsforschung, 1959), la Laine (Baumwolle, 1960), Moltopren (série de quatre films, 1960-61), Communication (Kommunication, 1961), Vitesse (Geschwindigkeit, 1963). Il fait des films publicitaires, des émissions de télévision et poursuit ses recherches en matière d'audiovisuel, qui le conduisent en 1965 à la mise au point d'un procédé de projection simultané sur 120 écrans mobiles.Il est, depuis 1962, de tous les combats du jeune cinéma allemand et collabore aux entreprises d'Alexander Kluge, dont il est l'opérateur en 1965 pour Anita G. Il réalise son premier long métrage en 1967, les Repas/l'Insatiable (Mahlzeiten), qui est bientôt suivi d'une adaptation d'un texte d'Hoffmann, Cardillac (id., 1968). Il participe à plusieurs uvres collectives ambitieuses : l'Enfant de la poubelle (Geschichten vom Kubelkind, 1963-1970), écrit et réalisé avec Ula Stöckl, la Toison d'or (Das goldene Ding, 1971), écrit et réalisé avec Ula Stöckl, Alf Brustellin et Nicos Perakis, et coréalise avec Kluge Dans le danger et la plus grande détresse, le juste milieu apporte la mort (In Gefahr und grosster Not bringt der Mittelweg den Tod, 1974). Il collaborera en 1977-78 au fameux film collectif l'Allemagne en automne (Deutschland im Herbst), avec l'épisode la Frontière.Au cours des années 70, il produit et réalise également trois longs métrages portant sur des périodes clés de l'histoire allemande : le Voyage à Vienne (Der Reise nach Wien, 1973) et Point zéro (Stunde null, 1976), situés sous le III Reich, et le Tailleur d'Ulm (Der Schneider von Ulm, 1978), qui se déroule à la fin du XVIII siècle. Il quitte alors Munich, se retire dans un village de Rhénanie, et se consacre à un vaste projet dont le premier état est un documentaire en forme d'enquête : Histoires des villages du Hunsrück (Geschichten aus den Hunsrückdörfern, 1981). Enfin, il présente en 1984 le résultat de plusieurs années de travail, Heimat. Dans ce film-monument de plus de quinze heures diffusé à la télévision puis dans les salles de cinéma, Edgar Reitz emprunte les formes narratives de la saga familiale pour évoquer l'histoire de l'Allemagne tout en évitant les pièges de la fresque emphatique. Il aborde la période 1919-1982 du seul point de vue d'un humble village du Hunsrück, et son approche purement réaliste exclut pratiquement toute construction dramatique au profit d'une attention sans failles vis-à-vis des objets et des individus. De 1988 à 1992, il aborde le deuxième volet d'Heimat : Die Zweite Heimat, portrait de la jeunesse intellectuelle des années 60 et 70 en Allemagne ; ce film, d'une durée de 26 heures, a été diffusé en 1994. En 1995, il présente la Nuit des réalisateurs (Die Nacht der Regisseure), une réflexion sur l'histoire du cinéma allemand. 

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