Genre Homme
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Biographie

Formé dans la meilleure école du pays, le Stade Toulousain, en compagnie de son pote de toujours Frédéric Michalak, il ne tarde pas à éclore au plus haut niveau.A peine arrivé en équipe première, il glane le Bouclier de Brennus (2001). Sélectionné dans la foulée en Equipe de France pour un test-match face à l'Afrique du Sud en 2001, il y étale ses qualités de pur Toulousain - technique au poil mise au service du collectif, goût de la relance et du jeu offensif - mais aussi quelques lacunes : un physique encore frêle et un jeu au pied encore déficient.Mis en concurrence avec Nicolas Brusque et Pépito Elhorga, il s'envole pour la Coupe du Monde 2003 avec ses deux compagnons dans la foulée d'une victoire en Coupe d'Europe avec le Stade. Lors du Mondial, il est titulaire en demies mais subit avec ses coéquipiers une déculottée face à des Anglais en route pour un sacre attendu.Jusqu'alors en progression constante, la carrière de Poitrenaud subit ensuite un sérieux coup d'arrêt l'année suivante. Point culminant de cette baisse de régime, son hallucinante erreur d'appréciation dans les arrêts de jeu de la finale de la Coupe d'Europe face aux Wasps qui coûte le titre à son club.Forcé de se remettre en question sous le feu des critiques, Poitrenaud se met durement au travail. Et ça paye : Après avoir pris sa revanche sur le destin en remportant à nouveau la Coupe d'Europe en 2005, il revient en grâce aux yeux du sélectionneur en 2006.Titulaire pendant tout le Tournoi 2007, que la France remporte, il éclipse toute la concurrence à l'arrière. Tant et si bien que l'impensable arrive : Poitrenaud est bien le seul arrière de métier retenu pour la Coupe du Monde. Exit donc les Brusque, Elhorga ou autres Laharrague, et bienvenue au Poitrenaud nouveau.Arrivé à maturité à 25 ans, la France compte plus que jamais sur son immense talent pour enfin conquérir le trophée William Webb Ellis. Une mission à sa mesure.