Claude Chabrol © Visual

Claude Chabrol

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  • Profil mis à jour le 21/03/2014
  • Nationalité :
    Français
  • Date de naissance :
    24 juin 1930
  • Date de décès :
    12 septembre 2010
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Claude Chabrol

Cinéaste, producteur et scénariste français, Claude Chabrol est né à Paris, d’un père et d’une mère tous deux pharmaciens. Il passe son enfance dans la Creuse, où il est projectionniste dans un ciné-club, pendant la Seconde Guerre mondiale. De retour dans la capitale française, il étudie le droit, les lettres et la pharmacie, tout en écumant les salles de cinéma. Ensuite, en tant que critique de cinéma, il prend une part active à la déferlante de la Nouvelle Vague. Entre 1952 et 1957, Claude Chabrol travaille aux Cahiers du cinéma, aux côtés de François Truffaut et Jacques Rivette.

Il rencontre le romancier et scénariste Paul Gégauff, qui lui fait découvrir un univers différent de celui de la bourgeoisie, dont il est issu. Il convole en justes noces avec une riche héritière, nommée Agnès, et devient attaché de presse à la Fox. Peu après, la mort de son épouse lui permet de bénéficier de l’héritage, avec lequel il monte une maison de production, qui signe en 1957 Le Coup du berger, court-métrage réalisé par Rivette.


L’année suivante, il passe derrière la caméra pour les besoins de son premier long-métrage Le Beau Serge, avec en têtes d’affiche, Jean-Claude Brialy et Bernadette Lafont. Le film - bien accueilli par le public et la critique - inaugure la vision de la Nouvelle Vague.

Il entame, dans Les Cousins (1959), une collaboration, qui durera une vingtaine d’années, avec sa nouvelle femme l’actrice Stéphane Audran. Pour cet opus, qu’il coécrit avec Gégauff, le réalisateur français reçoit l’Ours d’or à Berlin. Durant la première moitié de la décennie suivante, il met en scène plusieurs films à succès comme le drame Landru (1963), avec Stephane Audran, Michèle Morgan et Charles Denner, ou encore le film d’espionnage Le Tigre aime la chair fraîche(1964), avec Maria Mauban et Roger Hanin. Cependant, cette période est également marquée par le flop retentissant de deux comédies dramatiques, à savoir : Les Bonnes femmes (1960), avec notamment Bernadette Lafont et Clotilde Joano, et L’œil du malin (1962), avec Jacques Charrier et Walter Reyer.

Vers la fin des années soixante, il commence à travailler avec le producteur et réalisateur André Génovès, ce qui contribue à la réussite de Les Biches (1968), La Femme infidèle (1969), Que la bête meure(1969) et Le Boucher (1969). Ces oeuvres font une peinture corrosive de la bourgeoisie française, où pullulent toutes sortes de vices, meurtres, infidélités, etc.


D’autres longs-métrages, s’inscrivant dans ce même registre, suivront : Juste avant la nuit (1971), La Décade prodigieuse(1971), Les Noces rouges(1973), ou Docteur Popaul (1971). Cette dernière comédie dramatique, où Jean-Paul Belmondo incarne le docteur Paul Simay ayant un faible pour les femmes laides, demeure l’un des succès les plus populaires de Claude Chabrol.

Malgré le fait qu’il soit connu pour la qualité de ses adaptations de faits divers, il explore aussi d’autres genres cinématographiques. Il s’essaye ainsi au fantastique avec Alice ou la dernière fugue (1977), dans lequel son fils Thomas (qu’il a eu avec Stephane Audran) joue aux côtés de Sylvia Kristel, Charles Vanel et André Dussollier. Il tâte également du polar avec Nada (1974) et Violette Noziere (1978), grâce auquel il révèle Isabelle Huppert, une de ses futures actrices fétiches.

Au courant des années quatre-vingt, il réalise une série des polars dressant des portraits caustiques et cyniques interprétés par des acteurs de renom au sein du septième art français : Michel Serrault dans Les Fantômes du chapelier (1982) d’après Georges Simenon, Jean Poiret dans Poulet au vinaigre (1985), Jean-Pierre Kalfon dans Le cri du Hibou (1988) et Philippe Noiret dans Masques (1987).

Pour donner ensuite un notable coup de pouce à son parcours, le réalisateur français suit une seule recette. Il met en scène des films dans lesquels les femmes campent des rôles importants, qu’il attribue à des actrices de talent. Il confie à Marie Trintignant le rôle-titre dans Betty(1992), tiré d’un roman de Simenon. Néanmoins, c’est à Isabelle Huppert qu’il offre la plupart de ses grands rôles féminins. Elle est une avorteuse dans Une affaire de femmes (1989), une infidèle dans Madame Bovary (1991) et une meurtrière dans Merci pour le chocolat (2000).


En 1995, il réalise La Cérémonie, qui est considéré comme un de ses chefs d’œuvres, et qui lui a valu une nomination aux Césars. Adapté d’un livre de Ruth Rendell, le long-métrage raconte l’histoire de deux bonnes Sophie et Jeanne (incarnées respectivement par Sandrine Bonnaire et Isabelle Huppert) qui vont plonger la famille bourgeoise qui les emploie dans une série de drames. Deux ans plus tard, il dirige Michel Serrault, François Cluzet, Thomas Chabrol et Jean Benguigui dans Rien ne va plus. Il y met en scène un couple de malfaiteurs multipliant des exactions de tous genres sans se faire arrêter, jusqu’à ce qu’ils s’aventurent dans le domaine du blanchiment d’argent sale.

En 2003, il tourne La Fleur du mal, avec Nathalie Baye et Benoît Magimel. L’année suivante, il réalise La Demoiselle d’honneur avant d’aborder les thèmes de la politique et de la manipulation dans L’Ivresse du pouvoir, en 2006. Il reprend sa casquette d’acteur et joue également dans Lucifer et moi (2005) de Jean-Jacques Grand-Jouan.

En 2007, il fait encore appel à Benoît Magimel pour s’attaquer une fois de plus à la bourgeoisie provinciale dans La Fille coupée en deux. La même année, il met en scène le téléfilm La Parure de la série Chez Maupassant diffusée sur France 2, puis en 2008 Le Petit fût, toujours inspiré des contes du célèbre écrivain.

En 2009, Claude Chabrol réalise Bellamy, avec Gérard Depardieu, François Cluzet, Clovis Cornillacet Jacques Gamblin.

Il a reçu le Prix Réné Clair de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre cinématographique, en 2005.

Claude Chabrol décède à l'âge de 80ans le 12 septembre 2010.

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Commentaires sur Claude Chabrol

Un Oeil cinématographique qui a toujours su par sa précision fasciner le mien !
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Anonyme | le 15/09/2010 à 21h11 | Signaler un abus
nous perdons un artiste de talent qui a su ,avec son humour bien particulier,nous divertir et nous faire aimer le vrai cinéma.mes sincères condoléances à sa famille et à ses amis acteurs. francis81100
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Anonyme | le 12/09/2010 à 17h40 | Signaler un abus
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