Avis: 
Date de naissance: 
05 septembre 2015 (âge : 45 ans)
Date de décès: 
01 janvier 1970

Biographie: 

Ses études le font pénétrer comme affichiste dans des maisons de production ; puis, épaulé par le metteur en scène Henry Roussell, il travaille sur les décors de Une java (1927). Hugon et Duvivier l'emploient ensuite, alors qu'il s'essaie au journalisme. Le Bidon d'or (1932), pochade sportive, est son premier long métrage. Il va tourner alors des drames et surtout des vaudevilles qui obtiennent la faveur populaire. Sa cadence de travail est étourdissante : cinq à six films par an, dont Fernandel et Armand Bernard se partagent les titres. Le premier anime Un de la Légion (1936), François I (1937), Ernest le rebelle (1938) ; le second s'ébat dans la Famille Pont-Biquet (1935) et Sacré Léonce (id.) ; tous deux se retrouvent dans Raphaël le tatoué / C'était moi (1939), conclusion des farces d'avant-guerre. Devenu un parfait technicien, Christian-Jaque adapte de façon remarquable les Disparus de Saint-Agil (1938) et s'attendrit sur l'enfance malheureuse dans l'Enfer des anges (1939). Pendant l'Occupation, il fait preuve de son éclectisme et de son brio : aventures poétiques (l'Assassinat du Père Noël, 1941) ; comédie sentimentale (Premier Bal, id.) ; biographie romantique (la Symphonie fantastique, 1942) ; échappée littéraire (Carmen, 1945 RÉ 1943) ; nostalgie des ports et des départs manqués (Voyage sans espoir, 1943) ; résurrection d'une Auvergne âpre et maléfique (Sortilèges, 1945). À la Libération, il proclame avec verve le patriotisme de Boule de suif (1945) et donne un tableau haut en couleur de la bourgeoisie lyonnaise vue par Henri Jeanson (Un revenant, 1946). L'accueil mitigé que l'on réserve à la Chartreuse de Parme (1948) et à Singoalla (1950) n'atténue pas la truculence de Barbe-Bleue (1951), premier essai en couleurs, ni l'allégresse de Fanfan la Tulipe (1952), qui remporte un succès triomphal. Précédemment marié à Simone Renant, puis à Renée Faure, il épouse ensuite Martine Carol. Adorables Créatures (1952), Lucrèce Borgia (1953), Madame du Barry (1954), Nana (1955) et Nathalie (1957) sont surtout une célébration de l'actrice... Tous ces films, ainsi que ceux qui vont suivre, n'attestent plus qu'un incontestable savoir-faire, qui lui permet de raconter brillamment Si tous les gars du monde (1956). Sa bonne humeur et sa désinvolture éclatent jusque dans ses réalisations les plus discutables : les Pétroleuses (1971), la Vie parisienne (1977).

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