Nom de naissance GALLONE
Avis

Biographie

Solide artisan du cinéma italien (on l'a parfois comparé à Cecil B. De Mille), Gallone, au long de sa carrière de près de cinquante ans, a exercé son métier dans les genres les plus divers avec une prédilection pour les films musicaux et les reconstitutions historiques. Il fait ses débuts dans la mise en scène en 1919 avec Il bacio di Cirano et entame une carrière italienne qui durera sans interruption jusqu'en 1927. Durant ces années, il dirige principalement Lyda Borelli (La Donna nuda, 1914 ; Marcia nuziale, 1915 ; La Falena, 1916 ; Malombra, id.) et sa propre épouse, Soava Gallone (Senza colpa, 1915 ; Maman Poupée, 1917 ; Nemesis, 1920 ; I Volti dell'amore, 1924 ; La cavalcata ardente, 1925). En 1926, il participe à la réalisation (Amleto Palermi ayant mis en scène la moitié du film) du dernier « colossal » italien, une uvre démesurée, véritable champ du cygne de la cinématographie muette, les Derniers Jours de Pompéi (Gli ultimi giorni di Pompei). À la fin des années 20, la crise le conduit à aller travailler en Allemagne ; de là, il passe en Angleterre, puis en France, où il réalise trois films, Un soir de rafle (1931), le Chant du marin (id.), Un fils d'Amérique (1932). Après un nouveau séjour dans les studios allemands, Gallone rentre en Italie, où il devient rapidement un des piliers de la reprise cinématographique (16 films de 1935 à 1943). Dans cette abondante production, on peut relever des films musicaux (Casta diva, 1935 ; Solo per te, 1937, avec Beniamino Gigli ; Giuseppe Verdi, 1938 ; Il sogno di Butterfly, 1939 ; Melodie eterne, 1940), des adaptations de textes célèbres (Manon Lescaut, 1940 ; Oltre l'amore, id., d'après Stendhal ; les Deux Orphelines Le due orfanelle, 1942 ; Tristi amori, 1943, d'après Giuseppe Giacosa), des films de propagande (Scipion l'Africain Scipione l'Africano, 1937 ; Odessa in fiamme, 1942 ; Knock-out Harlem, 1943). Scipion l'Africain, son film le plus célèbre, est une reconstitution historique dont les moyens n'ont pas été comptés mais qui n'évite pas le piège de la boursouflure. Après la guerre, Gallone réalise encore une vingtaine de films dans les genres les plus divers. Il signe des films musicaux : Rigoletto (1947) ; la Traviata (la Signora dalle camelie, 1948) ; le Trouvère (Il Trovatore, 1949) ; la Forza del destino (1950) ; Puccini (1953) ; Duel en Sicile (Cavalleria rusticana, id.) ; la Maison du souvenir (Casa Ricordi, 1954, le meilleur film de cette série) ; À toi... toujours (Casta diva, 1955) ; Madame Butterfly (id.) ; Tosca (1956). Il tourne des péplums : Messaline (Messalina, 1951) ; Carthage en flammes (Cartagine in fiamme, 1959). On lui doit des films d'aventures, tel Michel Strogoff (Michele Strogoff, 1956), et des comédies : la Grande Bagarre de Don Camillo (Don Camillo e l'onorevole Peppone, 1955) ; Don Camillo Monseigneur (Don Camillo monsignore... ma non troppo, 1961). Dans une carrière bien remplie, Gallone n'a que rarement dépassé le niveau moyen de la production la plus commerciale ; son éclectisme lui a permis de s'adapter à tous les genres et à toutes les époques.

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 La Maison Du Souvenir Réalisateur -
2015 Die Grausame Schöne, Messalina Réalisateur -
2015 Madama Butterfly Réalisateur -
2015 Das Konklave Réalisateur -
2015 Puccini Réalisateur -

Stars associées