Vous êtes ici

Bill PLYMPTON
Avis: 
Date de naissance: 
29 avril 1946 (âge : 70 ans)
Sexe: 
Homme

Biographie: 

Né le 30 avril 1946 en Oregon d’un père banquier et d’une mère au foyer, Bill Plympton grandit dans une famille nombreuse de six frères et sœurs. Loin d’avoir inhibé l’énergie artistique de Plympton, le climat rude et hostile de l’Oregon (pluvieux et froid) aurait au contraire, selon l’artiste lui-même, alimenté son imagination et développé ses dons. Privé des jeux extérieurs, il s’inspirera de l’effet morose du climat sur son environnement (les rues, les paysages, les gens…) pour commencer à construire un univers artistique obscur, gothique et surréaliste. Un don précoce et constamment enrichi dont il décide, dès ses 14 ans, de faire profiter les studios Walt Disney puisqu’il leur envoie certains de ses dessins, leur offrant ainsi ses services. La maison de production lui répondra qu’en dépit du don évident qui transparait dans son travail, il était trop jeune pour intégrer leur équipe.Après avoir obtenu son diplôme de l’Oregon City High School en 1964, il s’engage dans la garde nationale de 1967 à 1972 afin d’éviter la guerre du Vietnam.Il déménage en 1968 à New York où il poursuit des études d’art visuel à la School of Visual Arts, menant en parallèle une carrière de cartooniste et illustrateur qui durera 15 ans. Il travaille notamment pour les magazines Filmmakers Newsletter, The New York Times, Vogue, Rolling Stones et Glamour. L’année 1975 lui donnera un avant goût du véritable succès quand la Soho Weekly News publie le strip-cartoon (BD) politique qui porte son nom Plympton. La popularité de son travail lui vaudra d’être publié, en 1981, dans plus de vingt journaux.Mais ce n’est qu’en 1983 que Plympton accède enfin au titre de réalisateur quand il est appelé à faire son tout premier film d’animation, Boomtown. C'est Valeria Wasilewski qui le contacte et lui propose d'animer une chanson de Jules Feiffer. Ce premier projet est à peine terminé que le dessinateur en démarre déjà un nouveau, Drawing Lesson #2, bien à lui, en 1987. Mais la lenteur de la production ne lui sied pas et il décide de mener en parallèle une autre production. Celle de Your Face. Pour cela, il fait appelle à une vieille amie, Maureen McElheron, avec laquelle il jouait de la guitare dans un groupe de musique country. Elle sera à l'origine de la bande originale du film qui vaudra à Plympton sa toute première nomination aux Oscars et au Festival de Cannes (pour la Palme d'Or du Meilleur court métrage) en 1988. Le succès aidant, les offres fusent de toutes parts et Plympton réalise des spots publicitaires pour de très gros clients, comme Trivial Pursuit, Nike et Mercedes. Ses animations connaissent également une popularité grimpante tant sur un plan audio-visuel (la chaîne MTV) que commercial (participation active aux différents festivals spécialisés). Plympton continue à enchaîner les projets: One of Those Days (1988), How to Kiss (1989), 25 Ways to Quit Smoking (1989), Plymptoons (1990), etc. Ces court-métrages remportent de nombreux prix, mais Plympton a besoin de défi et rêve, depuis son enfance, de réaliser un long métrage. C'est chose faite en 1990. Il réalise The Tune, projet entièrement autofinancé, qu'il diffuse d'abord sous la forme de plusieurs court-métrages. La créativité de Plympton sera récompensée en 1991 quand Push comes to shove, l’un des extraits de The Tune, lui offre la consécration artistique : le Prix du Jury du Festival de Cannes dans la catégorie court-métrage. Grâce à l'argent récolté des extraits, il peut enfin enfin réaliser son film dans son intégralité, en 1992. Pour l'anecdote, il colorisa à lui tout seul, 30 000 cellules du film. C'est également en 1992 qu'il refuse de dessiner 7 des personnages d'Aladdin pour la Compagnie Disney, car chacune de ses oeuvres deviendrait la propriété de Disney et l'artiste perdrait ainsi tout droit d'auteur. Plympton consacrera les six années suivantes à une expérience inédite : la réalisation de fictions. Deux films verront alors le jour, J. Lyle et Guns on the Clackamas. Les idées donnant naissance au premier lui sont venues sur le tournage de The Tune, mais elles ne pouvaient pas être réalisées en animation. Le choix de la comédie s'imposa donc. "De plus, ajoute-t-il, ma main avait besoin de repos !" Le second se veut un désastreux western imaginaire, tourné entre New York et l'Orégon, inspiré du film Saratoga, datant de 1937. Ces deux fictions ne seront distribuées que dans un nombre restreint de cinéma. Mais c’est finalement son retour à sa passion d’origine, le dessin, qui lui vaut la reconnaissance de ses pairs puisqu’il obtient le Grand Prix à Annecy à deux reprises : la première en 1998 pour L’Impitoyable lune de miel puis en 2001 pour Les Mutants de l’espace. Ce dernier fait l'ouverture du Festival de Sundance et réalise un grand nombre d'entrées dans les cinémas du monde entier. En 2004, il signe Hair High, conte gothique et romantique, selon son auteur. Il s'offre les voix de Sarah Silverman, David Carradine et Dermot Mulroney. Grande nouveauté pour Plympton, il décide de diffuser l'intégralité de ses dessins sur un site web dédié. Une fois terminé, Hair High était projeté dans 50 cinémas à travers les Etats-Unis. Guard Dog, court-métrage réalisé en 2004, est nommé aux Oscars en 2005. Deux suites suivront : Guide Dog en 2006 et Hot Dog en 2008.Il revient au long en 2008 avec Des idiots et des anges, comédie plus noire et mystérieuse que les précédentes, donc la musique est assurée par Moby, Pink Martini et Tom Waits.Avec un style sarcastique et brutal, Plympton puise son inspiration partout, ses rêves, une chanson, etc. Il qualifie lui-même son travail de sexy et violent. Ses références vont de Chaplin à Buster Keaton. Selon lui, « le corps humain est vraiment la chose la plus facile et la plus amusante à dessiner » et il déclare trouver ses meilleurs effets comiques dans ce qui horrifie les autres. Plusieurs de ses personnages principaux masculins serait des autoportraits. Esprit libre, farouchement indépendant et artiste irréductible et indomptable, Plympton avoue tout de même être prêt à faire une concession : travailler pour une durée maximale de deux ans dans un grand studio (Dreamworks ou Walt Disney) dans le seul et unique but d’avoir un peu d'argent en poche et pouvoir réaliser un nouveau film . Motivation assez compréhensible puisque Plympton produit et finance lui-même ses opus depuis 1985.

Films réalisés par Bill PLYMPTON

Commentaires sur Bill PLYMPTON

Les plus vues