Bandulu
- Bio
- Citations
La biographie de Bandulu
- ELLE A DIT Better Nation Fluctuat
Le choix du mot "bandulu" comme pseudo réunissant Jamie Bissmire, John O'Connell et Lucien Thompson est assez pertinent. Tiré de l'argot jamaïcain, il désigne les mauvais garçons (bad boys). Les vrais. Ceux qui se livrent au racket (bandulu bizness). Et en un sens, dans les années 90s, ce trio anglais a littéralement fait main basse sur la techno et le dub.Une précision s'impose. Beaucoup de formations ont, à cette période, opérées une fusion entre les rythmiques frénétiques de la techno et le dub, galvanisant ainsi les effets, les basses fréquences et le skank qui caractérisent ce courant musical né trente ans plus tôt. Un métissage d'autant plus évident pour les musiciens anglais qui ont été, de génération en génération, influencés par le reggae-dub. Et ce, quel que soit leur domaine de prédilection (punk, pop, electro, post-rock, trance, etc.).Mais c'est la manière de gérer cette influence qui surprend chez Bandulu. En effet, ce trio est capable de produire de la techno très virulente puis de passer brutalement à une cadence inférieure en nous entraînant dans les méandres d'une basse hypnotique enrobée de nappes synthétiques sur lesquelles peuvent surnager des bribes de vocaux métamorphosés par de l'écho. Le tempo fut donné dès leur premier maxi, Better Nation, paru en 1992 sur le label Infonet. Une sous-division de Creation Records (feat. Primal Scream, Oasis, My Bloody Valentine, etc.) dédié aux nouvelles formes de musiques électroniques alors émergentes et sur laquelle on les retrouve dans des projets annexes (New Adult, Space DJz, Thunderground).Cette alternance est ensuite accentuée : on passe d'un titre tek-house à une reprise de Lee scratch Perry en passant par un remix de Carl Craig sur Guidance, leur 1er album publié en 1993. Mais aussi modulée grâce à des variantes ragga-dub, trance-dub, ethnico-dub, ambient-dub, tribal-dub, etc L'album Antimatters qui s'ouvre sur un titre assez roots ("Agent Jah") et culmine sur un tempo narcotique ("Run run") étant révélateur de cette démarche "explosée" qui ira crescendo sur les opus suivants aux intitulés très "conscious sounds" : Conerstone, Guidance, New Foundations et Redemption en 2002.

