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Asphalt Jungle

Asphalt Jungle

Asphalt Jungle
  • Profil mis à jour le 01/03/2012
  • Date de décès :

La biographie de Asphalt Jungle

  • ELLE A DIT « Asphalt Jungle, bébé, là où tous les coups sont permis ! » Fluctuat

Le nom du groupe vient à la fois d'un roman noir de William R. Burnett et de l'un des premiers chefs d'oeuvre de John Houston (d'après le bouquin de Burnett). La « signature » Asphalt Jungle est facilement identifiable. Les chansons sonnent comme du Bo Diddley produit par Phil Spector (beaucoup de reverb...).En 1976, Patrick Eudeline écrit déjà pour la revue Best depuis plusieurs années. Il s'est forgé une réputation de dandy rock, nostalgique d'une magie perdue des débuts du rock'n'roll (Vince Taylor, early-Stones, Troggs, Flamin' Groovies...). Il parle déjà de punk rock et de punkitude à longueur d'articles, mais cela ne désigne encore que les groupes garage de la compilation Nuggetts ou les groupes de Detroit (MC5, The Stooges, Frost...).Il a fait quelques tentatives pour incorporer ses écrits à des groupes sans lendemain, mais, cette fois, grâce à cette nouvelle scène du CBGB, apparue en 75 - que des journalistes américains ont baptisée « punk » -, il sent que le moment est venu de recruter trois ou quatre mercenaires et de renforcer les rangs de la toute jeune scène parisienne.Comme les trois ou quatre autres groupes qui sévissent alors à paris (Stinky Toys, Metal Urbain, Angel Face...), Asphalt possède son univers esthétique, qui se traduit par un sorte de look « commando bubblegum », c'est à dire un amalgame de vêtements récupérés dans les surplus de l'armée et de gadgets de toutes provenances (blousons de la RAF, lunettes noires, fines cravates sixties, boots, badges...). Les textes parlent d'une ville imaginaire, d'un fantasme urbain qui doit plus à Kenneth Anger (le cinéaste warholien) et William Burroughs qu'à la réalité parisienne de ces années de plomb et d'ennui.Asphalt Jungle signe un premier contrat discographique en 77, avec Cobra, un label plutôt spécialisé dans le rock progressif et le folk, deux genres alors en vogue. Le 45 T. qui en résulte est mal diffusé et ne bénéficie pratiquement d'aucune promo. La même année, Skydog Records accueille Asphalt et leur permet d'enregistrer un deuxième simple, Planté comme un privé. Mais désormais, après deux tentatives sur des labels indépendants, Asphalt doit impérativement signer sur une major, qui seule leur donnera les moyens de leurs ambitions. Cette « course à la major » est d'ailleurs le lot de tous les groupes punks de l'époque. En 78, ils signent avec EMI, qui leur ouvre les portes de son fabuleux studio (aujourd'hui rasé) de Boulogne Billancourt. Ce qui permet à Patrick Eudeline d'enregistrer Poly Magoo - co-écrit avec le guitariste Ricky Darling - avec toute l'emphase nécessaire.Mais ce coup d'éclat est le « chant du cygne » - comme on dit dans les bios - d'Asphalt Jungle. En effet, Eudeline ne retiendra pas plus longtemps ses musiciens, le simple EMI ne se vendant pas plus que les autres et le groupe ne tournant pas suffisamment pour être viable.

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