Asghar Farhadi ©ABACA

Asghar Farhadi

Asghar Farhadi ©ABACAAsghar Farhadi ©ABACA
  • Profil mis à jour le 27/02/2014
  • Nationalité :
    Iranien
  • Date de naissance :
    01 janvier 1972 (âge : 42 ans)
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Asghar Farhadi

  • IL A DIT Je me suis promis de rester le même cinéaste. Les Inrockuptibles n°911 (du 15 au 21 mai 2013)

Asghar Farhadi est un cinéaste iranien né à Khomein Shahr, près de la ville d'Ispahan le 1er janvier 1972. On lui doit notamment les films A propos d'Elly, Une séparation et Le Passé.

Asghar Farhadi se découvre, tout au long de sa scolarité, une fibre artistique qui le pousse à pratiquer l’écriture, à s’immerger dans l’univers du théâtre et du cinéma. Après avoir intégré l’Institut du Jeune Cinéma, il poursuit son parcours à l’université de Téhéran, d’où il sort diplômé en 1998 avec une maîtrise de mise en scène. Le bilan de ces dix ans de formation est déjà imposant : tournage de six courts-métrages, scénarios et réalisation de deux séries pour la télévision.

En 2001, les portes du cinéma s’entrouvrent grâce à Ebrahim Hatamikia avec lequel il coécrit le scénario de son film, Low Heights, chronique du Sud-Ouest de l’Iran qui reçoit un bel accueil critique et public. L’occasion rêvée pour Asghar Farhadi de se lancer dans le long métrage.

Premier long métrage

C’est ainsi qu’en 2003 sort Danse dans la poussière, où il conte les mésaventures de Nazar, contraint de divorcer de sa femme et de partir chasser le serpent dans le désert, afi n de rembourser ses dettes envers sa belle-famille. Prix Spécial du Jury au Festival du Film de Fajr (Téhéran), le film voyage avec succès, récompensé notamment lors du Festival International du Film de Moscou.

Un an plus tard, Les Enfants de Belle Ville suit la même trajectoire : en abordant les dérives du système judiciaire iranien à travers l’histoire d’un adolescent condamné à mort, le fi lm est de nouveau récompensé au Festival de Fajr avant d’émouvoir au-delà de ses frontières (Grand Prix du Festival International du Film de Varsovie).

Rencontre avec le public français

Avec La Fête du feu, le public français découvre pour la première fois en salles l’oeuvre du cinéaste. Entre marivaudage et drame, cette autopsie d’une crise conjugale dont une aide-ménagère devient témoin consacre la singularité de l’auteur. Le fi lm est applaudi en Iran, avec trois prix dont celui du Meilleur Réalisateur au Festival de Fajr, comme à l’étranger, avec le Gold Hugo du Meilleur Film au Festival International du Film de Chicago et le Prix du Scénario au Festival des 3 Continents de Nantes.

Réalisateur et scénariste prolixe, Asghar Farhadi s’est peu à peu entouré d’une famille d’acteurs, dont Taraneh Alidousti qu’il retrouve pour la troisième fois avec A propos d'Elly... dont elle interprète le rôle titre. Suspense psychologique et choral, le film a séduit public et critique iraniens, puis fait forte impression au Festival de Berlin (Ours d’Argent du Meilleur Réalisateur), aux Etats-Unis (Meilleur Film au Festival de Tribeca) et en France où, porté par une presse enthousiaste, il rassemble plus de 100.000 spectateurs.

Avec Une séparation, Asghar Farhadi retrouve certains de ses comédiens de A propos d'Elly... comme Peyman Moadi (dans le rôle de Nader), Shahab Hosseini (dans celui de Hodjat) ou encore Merila Zarei qui interprète Madame Ghahraei, la professeur de Termeh, elle-même interprétée par la propre fille du réalisateur, Sarina Farhadi.

Un réalisateur multi-récompensé

Après avoir obtenu les prix les plus prestigieux au Festival du Fajr, Une séparation a été multi-primé au Festival de Berlin 2011, où il a remporté l’Ours d’Or du Meilleur Film, l’Ours d’Argent de la Meilleure Actrice pour l’ensemble des interprètes féminines, et l’Ours d’Argent du Meilleur Acteur pour l’ensemble des interprètes masculins ainsi que le prix du Jury Œcuménique et le prix des lecteurs du Morgen Post. En 2012, c'est le César et du meilleur film étranger qu'il remporte puis l'Oscar du Meilleur film en langue étrangère. Après toutes ces récompenses, en 2012, le réalisateur revient en tant que juré de la Berlinale.

En 2013, dans Le Passé, il met en scène Bérénice Béjo et Ali Mosaffa en couple franco-iranien qui se retrouve pour divorcer. Son actrice rafle le Prix d'interprétation à Cannes et se retrouve nommée aux César 2014 dans la catégorie Meilleure actrice. Mais Farhadi n'est pas en reste puisqu'il est de son côté nommé dans la catégorie Meilleur réalisateur. Le film est également présent dans les catégories Meilleur film et Meilleur scénarion original.

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