Nom de naissance Annabella
Naissance
Paris, France
Décès
Genre Femme
Profession(s) Interprète
Avis

Biographie

La future interprète du film de René Clair est effectivement née un 14 juillet et elle n'a que dix-huit ans lorsque Gance, frappé par la photogénie de son visage lumineux, la choisit pour interpréter Violine, personnage nimbé de poésie, de son Napoléon (1927). Après cet important tournage, Grémillon lui confie un rôle intéressant dans Maldone (1928). Ce sont toutefois les débuts du parlant qui lui apportent la chance en lui offrant les héroïnes gracieusement sentimentales du Million (1931) et de Quatorze Juillet (1933), deux films de René Clair. Elle acquiert vite une réputation européenne qui lui permet de transférer dans les studios berlinois son image de jeune fille au sourire tendre, aux gestes effarouchés, à la voix timide : Autour d'une enquête (R. Siodmak, H. Chomette, 1931), Paris-Méditerranée (Joe May, 1932). Elle tourne en Hongrie un de ses meilleurs films : Marie légende hongroise (P. Fejos, 1932), et c'est un Italien, Carmine Gallone, qui lui fait retrouver le Paris des faubourgs (Un soir de rafle, 1931). Première incursion à Hollywood en 1934, mais Caravane (E. Charell) n'est pas un succès. Sa carrière en France jusqu'en 1937 va passer du rire aux larmes, du drame à la comédie : Un fils d'Amérique (C. Gallone, 1932), Mademoiselle Josette ma femme (A. Berthomieu, 1933), les Nuits moscovites (A. Granowski, 1934). Elle force un peu son talent en acceptant des compositions dramatiques qui la confirment dans son vedettariat mais qui semblent la gêner et où elle paraît plus souvent figée que touchante : l'Équipage (A. Litvak, 1935), Veille d'armes (M. L'Herbier, id.), Anne-Marie (R. Bernard, 1936), la Citadelle du silence (L'Herbier, 1937). Dans la Bandera (1935), Duvivier lui fait tenir un contre-emploi, mais le rôle est court. C'est alors le départ pour les États-Unis, où elle rencontre Tyrone Power (elle avait précédemment épousé Jean Murat). Elle participe aux essais en couleurs de la Baie du Destin d'Harold Schuster (1937) et se fait diriger par Sjöström dans Sous la robe rouge (id.). Entre une comédie : la Baronne et son valet (W. Lang, 1938), et un film de prestige : Suez (A. Dwan, id.), elle revient à Paris le temps de paraître dans Hôtel du Nord (M. Carné, id.), mais son interprétation est vivement critiquée. La guerre et l'Occupation la fixent aux États-Unis ; elle y apparaît dans des films de propagande. En 1945, ayant rompu avec Tyrone Power, elle est victime d'une cabale. Après 13, rue Madeleine (H. Hathaway, 1947), elle revient en France où on l'a un peu oubliée et y joue de temps en temps dans des films à tendance mélodramatique comme Éternel Conflit (G. Lampin, 1948). Elle s'éloigne encore une fois de son pays, s'installe en Espagne, où elle paraît dans quelques histoires qui ne laissent pas grand souvenir, puis elle se tait. Dans les années 30, celle qui avait choisi son pseudonyme en lisant Edgar Poe a réussi à donner de la jeune Française une image sentimentale qui garde encore du charme. Servie par un visage émouvant, gênée par une voix grêle, elle a souffert d'être une midinette égarée dans de lourdes productions.

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 Varietes Acteur Anne
2015 Caravane Acteur Princesse WILMA
2015 Veille d'armes Acteur CORLAIX Jeanne de
2015 Un soir de rafle Acteur Mariette
2015 Les Nuits Moscovites Acteur Natacha Kovrine