Andriy Shevchenko
- Bio
- Citations
- Profil mis à jour le 01/03/2012
- Date de naissance : 29 septembre 1976
- Sexe : Homme
La biographie de Andriy Shevchenko
- IL A DIT "Ce qui s'est passé ce soir-là à Istanbul, tu ne pourras jamais l'oublier. Cela te permet de d'apprendre et de comprendre que la vie, le foot, avancent. Que nous ne courrons pas après notre passé mais que nous vivons le présent et construisons notre futur. Le passé ne peut que t'indiquer comment ne pas reproduire les mêmes erreurs. C'est pour ça que je ne voudrais pas que l'un d'entre nous oublie Istanbul et la saison passée. Elle a très belle. Mais, à la fin, il nous a manqué un tout petit quelque chose et on a tout perdu ; sans que l'on soit capable de trouver une explication." (A propos de la finale de Ligue des champions perdue par le Milan AC face à Liverpool alors que les Italiens menaient 3-0 à la mi-temps, L'Equipe du 27 mars 2006) Fluctuat
Sur les traces du mythique Oleg Blokhine, Ballon d'Or 1975, Andriy Shevchenko représente à lui tout seul l'image et les espoirs du football ukrainien. Né à Dvirkivshchyna, non loin de Tchernobyl, il aura connu une enfance difficile avant de devenir l'une des grandes stars du foot mondial. L'enfant du DynamoSuite à la catastrophe nucléaire qui frappe la centrale, Andriy, 9 ans, doit déménager avec sa famille sur les rives de la mer noire. Quelques mois plus tard, il est recalé aux tests d'entrées de l'école de foot, et voit ses espoirs s'envoler jusqu'à ce que le recruteur du Dynamo Kiev le repère lors d'un tournoi de jeunes. Intégré à l'effectif du plus grand club ukrainien, Shevchenko s'aguerrit au contact de Valery Lobanosky, légende nationale et ancien sélectionneur de l'URSS, qui appelle son poulain le "Ronaldo blanc"... L'éclosion de l'attaquant va coïncider avec la période la plus faste du Dynamo. En 5 ans, celui qu'on surnomme "l'arme fatale" remporte cinq titres de champion, trois coupes nationales, inscrit 60 buts en championnat et 20 en Ligue des champions dont un triplé retentissant face au FC Barcelone, lors de la saison 1998/99, lors d'une victoire 4-0 au Nou Camp ! Il n'en faut pas plus pour que les grands d'Europe se penchent sur le phénomène. Et c'est le Milan AC qui rafle la mise en 1999 pour 26 M€.Explosion au MilanBientôt surnommé Sheva, et même "Super Sheva" par les tifosi du Milan, l'Ukrainien n'aura pas besoin de période d'adaptation pour s'imposer dans le championnat dit le plus dur du monde. Avec 24 buts en Série A pour les rouges et noirs, il devient le premier étranger à terminer "capo cannoniere" (meilleur buteur) dès sa première année dans le calcio. Arrivé dans un Milan en période de transition, ce digne successeur de Marco van Basten, l'ancienne gloire des Rossoneri, va incarner le retour au plus haut plan de l'équipe. Qui plus est, Sheva devient un véritable milaniste, apprenant très vite la langue italienne et se fondant dans la doctrine du club Lombard.Les premières saisons sont pauvres en titres mais Andriy s'accroche pour mener les Rossoneri en finale de la Ligue des champions 2003. Au terme d'une saison pourtant moyenne (seulement 5 buts en 24 matches de Série A), Shevchenko tient la promesse qu'il avait faite au défunt Lobanovski, être le premier Ukrainien à remporter la plus belle des Coupe européennes, en inscrivant le dernier tir au but de son équipe face à la Juventus de Turin. La consécration du Ballon d'OrL'année suivante, Sheva retrouve le chemin des filets en championnat (24 buts) et ramène le Scudetto à Milan. L'heure de la consécration arrive pour cet attaquant exceptionnel. Passer, dribbler, marquer des deux pieds et de la tête, squatter la surface ou décrocher, Sheva sait tout faire, et c'est logiquement qu'il voit son talent récompensé par le Ballon d'Or 2004. Icône de son pays (il reçut même la médaille de l'Ordre du mérite des mains du président ukrainien Leonid Kuchma pour sa victoire en Champions League), Andriy Shevchenko a tout gagné en club. Mais pour être totalement satisfait, il doit maintenant faire briller sa jeune équipe nationale, symbole de l'émancipation post-communiste. International depuis mars 1995, Sheva porte son équipe à bout de bras dans les matches de qualifications pour la Coupe du Monde 2002. Malgré 10 buts inscrits, l'Ukraine est éliminée en barrage par l'Allemagne, future finaliste. Le buteur prend son mal en patience jusqu'aux éliminatoires du Mondial 2006 où il parvient enfin à arracher la première participation de son pays à une phase finale de Coupe du Monde. La parenthèse ChelseaAu Milan, en revanche, la réussite fuit de nouveau le club qui perd en finale de la Ligue des Champions 2005 aux tirs au but, après avoir mené 3-0 à la mi-temps, et bute en demi, lors de l'édition suivante, face au FC Barcelone. Face aux avances peristantes émanant de Chelsea, où le milliardaire russe Roman Abramovich est fan de Sheva, Milan accepte en 2006 de laisser filer le joueur contre un chèque de 45 millions d'euros. Somme totalement démesurée pour un footballeur qui approche alors les trente ans.De fait, son passage à Chelsea s'avère totalement catastrophique sur le plan sportif. Shevchenko ne trouve les filets qu'à neuf reprises en 47 matchs de Premier League. Incapable de concurrencer Didier Drogba à la pointe de l'attaque, il est condamné à évoluer à la gauche de l'attaque et voit même Nicolas Anelka renforcer l'effectif des Blues en janvier 2008. Pour Sheva, l'aventure anglaise se termine-là. Il retourne au Milan sous forme de prêt, désireux de finir une beauté une grande carrière qui le place parmi les meilleurs buteurs de l'histoire.


