Nom de naissance de Musset
Genre Homme
Avis

Biographie

Alfred de Musset est un romancier, dramaturge et poète français. De son nom complet Louis Charles Alfred de Musset-Pathay, il est né le 11 décembre 1810 à Paris.Il est le fils de Victor-Donatien de Musset-Pathay, chef de bureau au ministère de la Guerre, et d’Edmée-Claudette-Christine Guyot des Herbiers.Alfred de Musset a un frère aîné, Paul de Musset, et une jeune sœur prénommée Charlotte-Amélie-Hermine.Il grandit dans une famille jouissant d’un très haut niveau culturel : son père, passionné de littérature, a longtemps travaillé sur l’œuvre de Rousseau, son grand-père s’est illustré en tant que poète, alors que son parrain n’est autre que l’écrivain Musset de Cogners.Élève brillant et précoce, Alfred de Musset commence la sixième alors qu’il n’a pas encore fêté ses neuf printemps. Au lycée Henri-IV, il fait la rencontre du duc de Chartres, qui deviendra prince à la faveur de l’accès au trône par son père, Louis-Philippe Ier, après la révolution des Trois Glorieuses en 1830. À dix-sept ans, il prend part au Concours général et décroche le deuxième prix de dissertation latine. Après avoir terminé ses études secondaires, il s’inscrit d’abord en médecine, puis en droit, avant d’entamer une formation d’artiste peintre, mais à chaque fois, il ne va pas au bout de son cursus. La seule discipline qui suscite son intérêt est la littérature. Il ne tarde pas à le prouver en dévoilant ses premiers textes dès le milieu des années 1820, un poème intitulé À Mademoiselle Zoé le Douairin (1826), et la ballade Un rêve, publiée dans les colonnes du Provincial en août 1828.C’est également à cette époque qu’il reprend Confessions of an English Opium Eater du Britannique Thomas de Quincey (1785-1859), donnant L'Anglais mangeur d'opium dans sa version française.Encore adolescent, Alfred de Musset pousse les portes de la Bibliothèque de l’Arsenal dans le quatrième arrondissement, là où se tient le Cénacle du romancier et académicien Charles Nodier. Il rencontre Alfred de Vigny, Charles Augustin Sainte-Beuve, mais aussi Victor Hugo. C’est dans ce prestigieux salon que l’on promeut le courant romantique. L’année de ses vingt ans, son ancien camarade du lycée Henri-IV est donc élevé au rang de prince suite aux Trois Glorieuses. Cet évènement ne sera pas sans conséquence, aussi bien positive que néfaste, dans la vie d’Alfred de Musset. Après avoir bénéficié de cette amitié, avec notamment l’obtention d’un poste-clé au ministère de l'Intérieur en 1838, cette même relation le dessert une dizaine d’années plus tard, les républicains de 1848 lui reprochant sa proximité avec le monarque.Entre-temps, il apprend le décès de son père le 8 avril 1832. Cette perte l’affecte profondément, de par la relation privilégiée qu’il entretient avec son géniteur dès son enfance. Sa réputation de dandy à la sensibilité extrême est déjà bien en place lorsqu’il s’essaie à la dramaturgie. Il écrit La Nuit Vénitienne ou les noces de Laurette et la fait représenter à l’Odéon vers la fin de l’année 1830. L’insuccès de sa comédie en un acte le conduit à abandonner le genre pendant près de deux décennies, même s’il continue d’écrire des spectacles pour La Revue des Deux Mondes.Alfred de Musset fait par la suite la connaissance de George Sand, avec laquelle il voyage en Italie à l’automne 1833. Leur liaison marquera à jamais la vie de l’écrivain parisien, au même titre que la blessure qui lui est infligée par l’aventure unissant sa maîtresse à un médecin italien durant ce séjour transalpin. De ce voyage naît la pièce Lorenzaccio, dont le héros, Lorenzo, est l’archétype du personnage romantique, malgré la facette négative de sa personnalité caractérisée par l’ambition et la débauche.Cœlio et son ami Octave, principaux protagonistes des Caprices de Marianne, sont également dans la lignée de Lorenzo, par la ferveur amoureuse du premier pour Marianne et la loyauté du second envers son ami. Comme pour Lorenzaccio, la mort du héros est au rendez-vous à la fin de la pièce, accentuant le romantisme de ces deux œuvres. Après les pièces Il ne faut jurer de rien et On ne badine pas avec l’amour, que l’on peut aussi comparer sur plusieurs points (similitude des thèmes tels que le refus du mariage et les sentiments déguisés), Alfred de Musset achève son seul roman, Confession d'un enfant du siècle, un ouvrage quasi autobiographique dédié à George Sand et paru en 1836. Cette œuvre donnera d’ailleurs lieu à un film de Diane Kurys, Les Enfants du Siècle, sorti en 1999.Séparé de George Sand en 1835, il renoue avec la poésie et met deux années à écrire les quatre poèmes rassemblés sous le titre Les Nuits (La nuit de mai ou les vaines séductions de la poésie, La nuit de décembre ou l'obsession de la solitude, La nuit d'août ou les illusions du plaisir et La nuit d'octobre ou les bienfaits de la douleur.). Alfred de Musset enchaîne ensuite les liaisons aussi passionnées que brèves pour la plupart : Caroline Jaubert en 1835, la cousine de celle-ci Aimée-Irène d'Alton et future épouse de son frère Paul de Musset, Rachel en 1839, la princesse Christine de Belgiojoso en 1842, Mlle Despréaux en 1848, ou encore Louise Colet en 1852.Dix-sept ans après sa première expérience infructueuse avec la comédie, Alfred de Musset présente Un Caprice en 1847, marquant sa réconciliation avec le genre.La Révolution de février 1848 entraîne dans son sillage son lot de règlements de comptes, visant particulièrement les personnalités liées à la Monarchie de Juillet déchue. L’écrivain n’y échappe pas et se voit renvoyé de son poste de bibliothécaire au ministère de l’Intérieur en mai 1848. Ce n’est que cinq années plus tard qu’il sera en partie réhabilité, obtenant la même fonction au ministère de l'Instruction publique.Chevalier de la Légion d'Honneur depuis le 24 avril 1845, Alfred de Musset est élu à l’Académie Française le 12 février 1852, succédant au baron Dupaty.Le 2 mai 1857, affaibli par l’alcool et par des problèmes cardiaques, il rend l’âme à Paris, quasiment dans l’anonymat.

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