Nom de naissance Ford
Genre Homme
Avis

Biographie

Chef de file du cinéma polonais, Aleksander Ford est considéré comme l’un des plus grands réalisateurs de sa patrie aux côtés de cinéastes tels que Jerzy Kawalerowicz (Pharaon, 1966), Andrzej Munk (Eroïca, 1957 ; et l’œuvre inachevée, La Passagère, 1963), et Jerzy Skolimowski (Deep end, 1970). Né le 24 novembre 1908 à Lodz, Aleksander Ford suit des cours d'histoire de l'art à l'université de Varsovie. Très vite, il s'intéresse à la réalisation et fait ses premiers pas dans le cinéma en tournant deux documentaires, A l'Aube (1928) et Le pouls du Manchester polonais (1929), consacrés à sa ville natale, Lodz. Il fait partie de l'Association des amateurs du film artistique (START), avec Wanda Jakubowska, Eugeniusz Cekalski et Stalisaw Wohl, qui soutient le « cinéma socialement utile ». Suivant cette ligne directrice, Aleksander Ford réalise des films particulièrement enracinés dans la réalité. Il tourne alors La Légion de la rue en 1932 qui décrit la vie quotidienne des marchands de journaux à Varsovie. Un an plus tard, il signe son fameux film documentaire Sabra, tourné en Palestine où il dépeint le quotidien des pionniers juifs. Dans son oeuvre Les gens de la Vistule, tournée en 1937, il nous fait partager la vie des mariniers. À 29 ans, Ford crée la Coopérative des réalisateurs de films. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il intègre la Première Armée et fait partie de l'équipe des reporters cinématographiques. Devenu le directeur des studios de l'armée, il réalise plusieurs films, dont Maidanek, cimetière de l'Europe, qui traite de la barbarie nazie. Après la guerre, entre 1945 et 1947, il tient la direction des films Polski pour un cinéma entièrement polonais. C’est à partir de 1948 que Ford devient célèbre. Il se fait d’abord remarquer avec La vérité n’a pas de frontière sorti en Pologne en 1949. Il filme la vie de plusieurs familles de différentes origines et religions dans un immeuble de Varsovie jusqu’à l’insurrection du ghetto. Il réalise également la biographie d’un grand musicien, La jeunesse de Chopin qui connaît le même succès et obtient le Prix du film biographique au Festival de Karlovy Vary en 1952. Il enchaîne alors les films et réalise le long-métrage Les Cinq de la rue Barska, qui se distingue avec le Prix international et la Mention d'honneur pour la mise en scène au Festival de Cannes de 1954. En 1960, il signe le film historique Les Chevaliers Teutoniques, adaptation cinématographique - devenu très célèbre depuis - du roman d'Henryk Sienkiewicz dans laquelle il décrit cette fameuse page de l’histoire de la guerre meurtrière du XVe siècle entre la Pologne et les Chevaliers Teutoniques. À la fin de cette décennie (1960), Aleksander se retrouve vivement critiqué par les autorités politiques pour son style de vie occidentale et son union avec sa femme Lenore, originaire de Chicago et parlant couramment l'anglais, le polonais et le russe. Il ne quitte la Pologne qu’en mars 1969, à cause des conflits religieux et de la montée de l’antisémitisme. En exil, le réalisateur se passionne pour les écrits de l'écrivain Alexandre Soljenitsyne. Il réalise alors une adaptation cinématographique de son livre, Le premier Cercle en 1973 qui décrit les années que l’écrivain a passées dans les camps de travail du régime stalinien en tant que prisonnier politique. En 1975, Aleksander Ford réalise son film The Martyr, en Israël, où il est s’est exilé avant de partir pour l’Amérique. Il s'éteint 5 ans plus tard, à Copenhague, à l’âge de 72 ans.

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 Sabra Réalisateur -
2015 La Jeunesse de Chopin Réalisateur -
1988 Children Must Laugh Réalisateur -
1973 Le premier cercle Réalisateur -
1960 Les Chevaliers Teutoniques Réalisateur -

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