Albert Camus

  • Profil mis à jour le 11/02/2010
  • Nationalité :
    française
  • Date de naissance :
    07 novembre 1913
  • Date de décès :
    04 janvier 1960
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Albert Camus

Auteur dramaturge et philosophe français, Albert Camus est né le 7 novembre 1913 en Algérie, dans la ville de Mondovi. Il est le fils d’un ouvrier viticole, Lucien Camus et d’une servante, Catherine Sinte. Albert Camus est le deuxième fils de ce couple, dont le premier enfant est né en 1909, et porte le même nom que son père. Pourtant, Albert Camus n’aura sa vie durant qu’une simple photographie pour souvenir de ce même père.

En effet, au mois de septembre de l’année 1914, Lucien Camus, père du jeune Albert, est mobilisé. Le futur auteur a à peine un an, quand son père, blessé au cours de la bataille de la Marne, décède à l’hôpital militaire de Saint-Brieuc. Seule avec ses enfants et malentendante, Catherine sa mère s’est installée à Alger depuis le début de la mobilisation de son conjoint. Le petit Albert Camus et son grand frère vivent désormais chez leur grand-mère, à Belcourt, quartier populaire d’Alger. L’éducation des deux enfants est dès lors prise en main par la grand-mère, Catalina Maria Cardona qui est institutrice. Catherine n’y voit aucun inconvénient vu son handicap communicationnel.

Une fois scolarisé, Albert est si bon élève que son instituteur, Louis Germain l’aide à passer un concours pour obtenir une bourse d’études pour le lycée ainsi que pour l’Université. Alors qu’il n’a que 18 ans, en 1932, il commence à écrire ses premiers textes qui seront publiés dans La revue du Sud.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il réussit brillamment ses études supérieures en Lettres, section philosophie. Néanmoins il ne pourra pas passer son agrégation, car il est atteint de tuberculose.

Albert Camus est écrivain et va se consacrer au journalisme. Il fonde à Alger Le théâtre du travail, accompagné de jeunes étudiants, d’intellectuels ou d’ouvriers révolutionnaires. Il édite Révolte dans les Asturies, un texte théâtral en 1936. L’année d’après, il est séduit par les idées révolutionnaires de Pascal Pia et son tout nouveau projet de journal, L’Alger Républicain. Au sein de cette structure plutôt archaïque, Albert Camus exerce dans tous les postes du journal. Il va être éditorialiste, rédacteur de faits divers, de reportages… Il va apprendre tous les rudiments du métier, exerçant un style en rupture avec le ton de la presse classique algéroise de l’époque. De 1937, à 1939, il va éditer deux essais ; L’envers et l’Endroit et Noces. Au cours de l’année 1939, le gouvernement, définitivement agacé par les reportages de Camus, en particulier par l’Enquête en Kabylie, le censure puis le fait exclure du journal.

Un an plus tard (1940), grâce à l’aide de Pascal Pia, il décroche de nouveau un emploi. Cette fois-ci, c’est à Paris au sein du quotidien Paris Soir. Albert Camus ne reste pas longtemps dans ce poste puisqu’il se désintéresse de plus en plus de l’information pure et du sensationnel.

En 1942, Albert Camus édite le roman l’Etranger et l’essai Le Mythe de Sisyphe. Puis il intègre, le journal clandestin du nom de Combat, porte parole du mouvement de résistance. Les articles de Camus y sont signés de pseudonymes divers, voire pas signés du tout. En 1944, il sort deux œuvres théâtrales, Caligula et Le malentendu. Toujours en 1944, paraît enfin le premier numéro du journal Combat diffusé librement. Camus, alors éditorialiste du groupe, s’engage dans de nombreuses questions, telles que celle de la position qu’il faut adopter vis-à-vis du parti communiste, jusqu’en 1945. Combat est le seul quotidien de cette époque à avoir traité le sujet d'Hiroshima, le 8 Août 1945. De 1947 à 1951, il édite le roman intitulé La peste, les œuvres théâtrales que sont L’Etat de siège et Les justes, et l’essai L’homme révolté. Albert Camus se replonge dans le journalisme jusqu’en 1956, année où il sort le roman La chute.

En 1957 paraît L’exil et le royaume (nouvelles). Au cours de la même année il reçoit le Prix Nobel de littérature qu’il va dédier à l’instituteur grâce auquel il pu poursuivre ses études, Louis Germain.

Albert Camus décède le 4 janvier 1960 dans un accident de voiture au Petit-Villeblevin, dans l'Yonne. Son corps repose dans le Vaucluse à Lourmarin.

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