Le grand bazar
Pascalito/M6

Attendue dans les semaines qui viennent sur M6, cette nouvelle série familiale a toutes les chances de s’imposer comme le successeur de la série de France 2. Rencontre avec les deux créateurs.

Césarisés pour le film Le Nom des Gens en 2011, Michel Leclerc et Baya Kasmi vont sortir ensemble leur première série originale, Le Grand Bazar, sur M6. Une très attachante histoire de famille recomposée, inspirée par leur propre vie, et qui n’est pas sans rappeler les meilleures heures de Fais pas ci, fais pas ça. Ça tombe bien : Michel Leclerc et Baya Kasmi ont tous deux travaillé, à l’époque, sur la série de France 2.

Pourquoi est-ce que vous avez eu envie de parler de famille recomposée ?
Michel Leclerc
: Parce que nous formons, nous-même, une famille recomposée avec Baya ! On puise toujours dans notre expérience personnelle, quand on écrit une histoire. Par exemple, la désorganisation du planning, c'est toujours drôle. Une famille recomposée exige de l'organisation ! Et c'est vrai que nous, en privé, dans notre vie de famille recomposée, avec Baya, on est totalement désorganisé.
Baya Kasmi : (rires) On avait envie de raconter une famille d'aujourd'hui, ces familles qu'on croise autour de nous. Des familles recomposées, mélangées, très modernes...

Vous avez travaillé tous les deux sur Fais pas ci, fais pas ça. Il y a pas mal de similitudes entre les deux séries. Alors comment se différencier ? Comment on fait pour ne pas refaire la même chose, quand on a déjà écrit des histoires de familles recomposées ?
Baya Kasmi
: C'était une question dont on avait conscience quand même, durant le processus, parce que Le Grand Bazar est produit par Éléphant et Cie qui avait déjà produit Fais pas ci, fais pas ça.
Michel Leclerc : Il ne faut pas trop se poser de questions je crois. De toutes façons, je suis incapable de dire si je me répète ou pas. Ce qui est vrai, c'est que j'ai toujours eu une frustration dans Fais pas ci, fais pas ça : j'ai toujours eu le sentiment que les Lepic étaient mieux définis que les Bouley. Que la famille de droite était vraiment de droite, fidèle à elle-même. Tandis que la famille dite "de gauche" n'était pas vraiment de gauche. Elle était toujours de mauvaise foi. Alors on s'est dit que si on devait reparler de ça, il fallait le faire déjà dans un milieu plus populaire. Donc effectivement, s'il y a un lien entre les deux séries, c'est qu'on a écrit en réaction à Fais pas ci, fais pas ça. Qu'on est du coup passé de l'ouest parisien à Bagnolet.

Et puis l'époque a évolué aussi, depuis Fais pas ci, fais pas ça...
Baya Kasmi
: Il y a une dizaine d'années qui est passée, donc forcément, on savait qu'on n'allait pas le refaire pareil. Aujourd'hui, une comédie, on a aussi envie qu'elle ait une identité visuelle. Qu'elle ne se contente pas d'être une comédie de personnages. Et puis j'ai toujours vu Fais pas ci, fais pas ça, comme une forme de BD. Chaque épisode était un peu comme un nouveau tome des aventures des Bouley et des Lepic. A chaque saison, à chaque épisode presque, c'est un peu comme si ça repartait à zéro. Et dans Le Grand Bazar, on avait envie qu'il y ait plus de feuilletonnant.

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